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Maroc / Abdelhak Khiame (BCIJ): déplore un dysfonctionnement dans la chaine de transmission et un manque de communication avec la France autour du cas Redouane Lakdim

Abdelhak Khiame. Crédit : Yassine Toumi.
Abdelhak Khiame. Crédit : Yassine Toumi.
Dans des propos accordés à Associated Press, Abdelhak Khiame a pointé du doigt le dysfonctionnement dans la chaine de transmission et le manque de communication autour du cas Redouane Lakdim, qu’il attribue à un “malentendu”.

Abdelhak Khiame est perplexe. Le patron du Bureau central d’investigation judiciaire (BCIJ) a fait part à l’agence américaine Associated Press (AP) de ses inquiétudes quant au traitement par le service des renseignements français du dossier de Redouane Lakdim, auteur des attaques terroristes qui ont fait quatre morts le 23 mars à Trèbes et Carcassonne (sud de la France).

« Ayant un canal permanent de communication avec nos homologues français, nous avons été très étonnés de ne pas avoir été avisés de la radicalisation de Lakdim avant qu’il ne passe à l’action », s’étonne encore une fois le directeur général du Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ).

Alors que les services de renseignement français affirment avoir placé le terroriste sous surveillance avant l’attaque du 23 mars, le patron du BCIJ a affirmé ne pas “avoir été informé” des antécédents de l’auteur de la tuerie, un Franco-Marocain.

« Ils auraient dû nous prévenir qu’il avait des sympathies extrémistes car son pays d’origine est quand même le Maroc. Nous ne reprochons rien à nos confrères mais après les nombreux attentats en Europe où des marocains étaient impliqués, la moindre des choses aurait été que nous sachions qu’il faisait l’objet d’un signalement (fiche S) pour prendre les dispositions prévues en pareil cas de figure.

Les autorités françaises ont pourtant l’habitude de partager des informations sur les éléments radicalisés disposant d’une double nationalité. Pour Khiame, l’absence de communication des services de renseignements français peut être attribuée à un “malentendu”.

« C’est un mal pour un bien car à l’avenir, tous les services de renseignements du monde entier qui ont des suspects marocains dans leur listing se feront un devoir de nous avertir à l’avance, ce qui permettra peut-être d’anticiper et d’éviter des drames comme celui de Carcassonne », conclut Khiame qui tient à souligner que ce dysfonctionnement dans la chaine de transmission de l’information sécuritaire ne saurait remettre en question l’exemplarité et la solidité des relations entre services secrets marocains et français.

Le patron du BCIJ affirme également que le service de sécurité a mené des investigations concernant les membres de la famille Lakdim au Maroc. Celles-ci n’ont révélé aucun signe de radicalisme. Le dernier passage de Redouane Lakdim au Maroc remonte à 2012 et n’a soulevé aucune suspicion.

Le Bureau central d’investigation judiciaire (BCIJ) est un service de sûreté marocain de haut niveau fondé en 2015, basé à Salé et dépendant de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST). Son directeur actuel est Abdelhak Khiame, ancien patron de la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ).

Avec, Source1Source 2

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