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Les chefs d’Etat africains, les plus et les moins diplômés ! Aucun président algérien….

Présider la destinée d’un pays est un véritable honneur qui braque automatiquement sur soi tous les projecteurs. Et bien sûr l’on devient l’objet de la curiosité de ses compatriotes au-delà de la politique. Des interrogations sur son passé, sa vie conjugale, son parcours, le peuple aimerait bien tout savoir sur ses dirigeants.
On vous propose de découvrir les Chefs d’Etats les plus diplômés de l’Afrique: 

Mohammed VI (Maroc)

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Même les rois vont à l’école ! Le roi du Maroc en est l’exemple. Après sa licence en droit à la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales, Mohammed VI obtient le premier Certificat d’Études Supérieures (CES) en sciences politiques avec mention !  Puis il décroche honorablement un DEA en droit public. Mohammed VI est également docteur en droit de l’Université de Nice Sophia-Antipolis avec la mention «très honorable».

Ali BONGO: Président de la République du Gabon

Ali Bongo Ondimba
Ali Bongo Ondimba
 Ali Bongo, titulaire d’un doctorat en droit de l’Université PanthéonSorbonne (Paris 1) (1985).
Ali Bongo Ondimba, né Alain-Bernard Bongo le 9 février 1959 à Brazzaville, est un homme d’État gabonais, fils de l’ancien président Omar Bongo.
Né Alain-Bernard Bongo le 9 février 1959 à Brazzaville (selon la version officielle, ce qui est contesté par deux héritières d’Omar Bongo dont la demande a été classée sans suite), fils aîné d’Albert-Bernard Bongo et de la chanteuse Joséphine Nkama (devenue par la suite Patience Dabany), il prend le nom d’Ali Ben Bongo lorsque son père convertit la famille à l’islam en 1973. Il fait ses études en France, dans un collège protestant des Cévennes (à Alès), ses études secondaires partiellement au collège Sainte-Croix de Neuilly-sur-Seine, puis il étudie le droit à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Macky Sall (Sénégal)

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L’actuel Président du Sénégal a un  cursus académique  honorable. Après ses études de géophysicien à l’Institut des Sciences de la Terre (IST) de Dakar, Il poursuit sa formation et devient ingénieur géologue à l’École Nationale Supérieure du Pétrole et des Moteurs (ENSPM) de l’Institut Français du Pétrole (IFP) de Paris. Macky Sall est d’ailleurs  membre de plusieurs associations nationales et internationales de géologues et géophysiciens. C’est fort de ce statut d’intellectuel qu’il avait été repéré en fin d’année 1980 par l’ancien Président Abdoulaye Wade, qui lui avait alors confié le poste de directeur général de la société des pétroles du Sénégal.

Paul Biya (Cameroun)

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Le chef de l’État camerounais qui vient de fêter ses 82 ans a fait une partie de son cursus académique à la Sorbonne. Après ses études secondaires au Lycée Général Leclerc à YaoundéPaul Biya passe successivement à Paris par le Lycée Louis-le-Grand (considéré comme un grand lycée réputé pour ses classes préparatoires), la Sorbonne, l’institut d’études politiques (autrement appelé « Sciences Po ») où il obtient une licence en droit public en 1961. Il obtient également un diplôme en droit public à l’institut des hautes études d’Outre-mer. Il est l’un des rares Présidents à avoir étudié la politique.

Ibrahim Boubacar Keïta (Mali)

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Souvent désigné par ses initiales IBK, cet homme d’État qui dirige le Mali depuis le 4 septembre 2013 a un parcours académique plus qu’honorable.  Il a étudié à la faculté des lettres de l’université de Dakar, puis à l’université Panthéon-Sorbonne et à l’Institut d’Histoire des Relations Internationales Contemporaines (IHRIC). Il est titulaire d’une maîtrise d’histoire et d’un diplôme d’études approfondies en politique et relations internationales.

Roch Marc Christian Kaboré ( Burkina Faso)

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Le nouveau Président du Burkina Faso est un amoureux du savoir. Son cursus universitaire le démontre assez.  Après le DEUG I, le DEUG II et la licence en sciences économiques, il décroche à l’’université de Dijon en 1979 une maîtrise en gestion dans cette spécialité qu’il affectionne particulièrement. Ensuite, il obtient  un Diplôme d’Études Supérieures Spécialisées (DESS) à nouveau dans le domaine de la gestion qui lui confère le certificat d’aptitude en administration et gestion des entreprises.

Alpha Condé (Guinée Conakry)

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Malgré ses longues années de militantisme dans l’opposition, Alpha Condé, l’actuel Président de la Guinée Conakry n’a pas cessé d’étudier. Après l’obtention d’un diplôme d’études supérieures (DES) à la faculté de droit de l’université Paris I Panthéon-Sorbonne, il clôture en beauté en décrochant un doctorat d’État en sciences économiques en 1972.

Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire)

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Actuel Président de la République de Côte d’Ivoire, il est affectueusement surnommé « ADO ». Inscrit à l’Institut de Technologie de Drexel puis à l’université de Pennsylvanie grâce à l’obtention d’une bourse, il obtient en 1967 un master en économie. Alassane Ouattara ne s’arrête cependant pas en si bon chemin malgré son entrée au FMI comme économiste. Il poursuit ses études et obtient un doctorat d’État en sciences économiques en 1972. Jusqu’à présent, il demeure le seul africain à avoir occupé le poste très convoité de directeur adjoint du Fond Monétaire International (FMI).

George Weah: président du Liberia

George Weah
George Weah
Titulaire, d’un master en management d’une institution privée américaine. -en 2011- sur le campus de Fort Lauderdale (Floride) de la DeVry University,
L’élection de 2017 marque un tournant dans l’histoire du Liberia. Pour la première fois depuis la création du pays, en 1822, le vainqueur est un « enfant du ghetto ». La gloire mondiale du football des années 2000 est née à Clara Town, un bidonville entouré par la mer. Il a été élevé par sa grand-mère dans une petite maison délabrée, dans la plus grande pauvreté. Enfant, il travaillait déjà, comme réparateur de téléphones. Mais le ballon, qu’il a toujours aimé taper dans les ruelles boueuses du ghetto, va changer sa vie.

On ne devient pas président par hasard. Pour cela, il faut souvent faire des grandes études. En Afrique, certains ont toutefois prit des raccourcis. Voici les  présidents qui n’ont jamais été à la fac.


Les moins diplômés 

 Cyril Ramaphosa: Président sud-africain

Mike Hutchings / Reuters
Mike Hutchings / Reuters

17 novembre 1952 : naissance à Soweto d’un père policier et d’une mère au foyer.

1974 : étudiant en droit et militant anti-apartheid, il est arrêté et passe onze mois à l’isolement.

1982 : fonde le puissant Syndicat national des mineurs (NUM).

1990 : il oeuvre à la libération de Nelson Mandela et devient une des figures clé des négociations avec le régime blanc.

avril 1994 : élu secrétaire général du Congrès national africain (ANC), il mène le pays vers ses premières élections multiraciales et est élu président de l’Assemblée constituante.

1999 : échoue à prendre la tête de l’ANC après le départ de Mandela et se lance dans les affaires.

2012 : administrateur du groupe minier Lonmin, il appelle à une intervention des forces de l’ordre lors d’une grève à la mine de Marikana. 34 mineurs seront tués par la police. En décembre, il est élu vice-président de l’ANC.

mai 2014 : devient vice-président d’Afrique du Sud.

décembre 2017 : élu président de l’ANC.

février 2018 : élu président de la République d’Afrique du Sud.

 Joseph Kabila- République démocratique du Congo

Joseph Kabila a passé son enfance en Tanzanie et parlait mieux kiswahili et l’anglais que les langues les plus parlées à Kinshasa – français et le lingala, qu’il a dû apprendre sur le tas. Après le lycée, Joseph Kabila a suivi un programme militaire en Tanzanie, puis à l’Université de Makerere en Ouganda. L’homme qui a gagné les toutes premières élections démocratiques de la RD Congo tend vers la quarantaine. Joseph Kabila a continué à suivre une formation complémentaire à l’Université nationale Défense PLA, à Beijing, en Chine. En dehors de ces seuls certificats universitaires connus pour être douteux, Joseph Kabila dispose également d’un certificat d’études secondaires.

Ismaïl Omar Guelleh – Djbouti

Guelleh est né à Dire Dawa, en Ethiopie durant le règne de Mamassan. Lorsque Guelleh était plus jeune, il a assisté à une école islamique traditionnelle. À la fin des années 1960, Guelleh a migré vers Djibouti avant de terminer l’école secondaire. Il a ensuite rejoint la police, devenant un officier subalterne. Le plus haut niveau de formation académique formelle connu pour être atteint par Guelleh est secondaire. Bien qu’il ait reçu la formation du Service de sécurité nationale somalienne et des Services Secrèts français, sachant qu’il était destiné à devenir le successeur de son oncle.  » La clé de la réussite de Guelleh est la manière habile dont il a joué les cartes dans sa main forte », selon PINR.

Président Omar Hassan Ahmad al-Bashir – Soudan

Omar Hassan Ahmad al-Bashir a fait son école primaire dans le village de Hoshe Bannaga et son enseignement secondaire à Khartoum, en dehors de celles-ci, il n’existe aucune preuve de toute autre formation universitaire accréditée à Omar Hassan. Il a étudié à l’Académie militaire égyptienne au Caire, puis à l’Académie militaire du Soudan à Khartoum, d’où il sort diplômé en 1966. Il a rejoint l’armée soudanaise et a servi dans l’armée depuis jusqu’à ce qu’il est devenu le président du Soudan.

Paul Kagame – Rwanda

Kagame a commencé ses études primaires dans une école près du camp de réfugiés en Ouganda, où lui et d’autres réfugiés rwandais ont appris l’anglais et ont commencé à s’intégrer dans la culture ougandaise. À l’âge de neuf ans, il a intégré l’école primaire Rwengor, à environ 16 kilomètres (10 km) de Kampala, obtenant les meilleures notes. Il a ensuite assisté à l’École Ntare, une des meilleures écoles en Ouganda. A la mort de son père au début des années 1970, il quitte Rwengor et rentre dans le FPR. Il a finalement été suspendu de Ntare et a terminé ses études sans distinction dans une autre école secondaire Kampala. Il n’a jamais repris ces études.

Mohamed Ould Abdel Aziz – Mauritanie

Né en Akjouit, en Mauritanie en 1956, Abdel Aziz a fréquenté le collège à l’Académie militaire royale du Maroc, qui l’a amené à poursuivre une carrière dans l’armée mauritanienne, donc il a renoncé à la possibilité de gagner un certificat d’études secondaires. Il a rejoint l’Académie royale militaire de Meknès au Moroc en 1977 et, après une série de promotions, établi le BASEP élite (Bataillon de sécurité présidentielle). Il a joué un rôle clé dans la suppression d’une tentative de coup en Juin 2003 et un soulèvement militaire en Août 2004. Il a reçu le prix militaire suprême de la Mauritanie pour son rôle dans l’arrêt de l’insurrection 2004. Il a gagné beaucoup de crédit pour son travail mais Abdel Aziz est l’un des présidents africains les moins instruits.

Il serait utile de revenir brièvement sur le niveau scolaire des dirigeants algériens. De tous les chefs qui ont accédé à la présidence aucun d’eux n’a obtenu son BAC.

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A commencer par Benbella qui a un niveau de deuxième année secondaire, soit la capacité de maîtriser l’arabe et le Français. Pas plus. Il n’a aucun diplôme. Son successeur, Boukharouba, alias Boumediène, n’a pas eu son BAC, non plus. Il n’a aucune qualification universitaire lui aussi. Chadli, lui, n’a jamais mis ses pied même pas dans un lycée. Même chose pour Ali Kafi. Même Boudiaf n’a pas eu son BAC. Zeroual, quant à lui, on ne connait pas son parcours scolaire ni jamais entendu parler de diplômes qu’il aurait obtenus mais une chose est sûre, il n’a pas eu son BAC.

Pour Bouteflika, certains disent qu’il n’a même pas passé son BAC. A Oujda, au Maroc où sa mère gérait un Hammam, Bouteflika a été recalé d’un concours de recrutement comme agent d’ordre dans la police royale. Il a raté un autre concours à l’âge de 18 ans. Il n’a pas obtenu le concours de recrutement comme facteur passé à la poste de Oujda.

Rien n’empêche il sera ministre et même président de l’Algérie.  Ce sont ces gens là qui décident du sort de l’Algérie depuis 1962. Tous les chefs d’Etat cités, aucun d’eux n’a été élu démocratiquement, aucun d’eux ne maîtrise l’Anglais. Il n y a que Boudiaf qui a pu écrire un livre. Les autres n’ont jamais pu rédiger leurs propres discours ! Par contre, de tous les chefs révolutionnaires, Abane Ramdahne, Hocine Aït Ahmed et Ferhat Abbas étaient les seuls à avoir leur BAC et qui ont, à vrai dire, des compétences requises pour devenir chefs d’Etat.

About Mohammed Gherrabi

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