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Le ministre de l’Intérieur, Castaner, saisit la justice, suite aux tweets islamophobes de Agnès Cerighelli

Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner met en cause la conseillère municipale de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) pour des messages postés sur les réseaux sociaux visant Rachida Dati et Samia Ghali.

Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a annoncé dimanche saisir la justice pour «provocation à la haine» après la diffusion sur Twitter de messages d’une ex-élue LREM concernant notamment Rachida Dati.
«S’habituer à ce genre de dérapage, rester impassible face à des propos aussi répugnants, c’est faire gagner la haine et reculer la République. Je signale ces publications au procureur de la République pour provocation à la haine, en vertu de l’article 40 de procédure pénale», a tweeté le ministre.


Il met en cause plusieurs messages de la conseillère municipale de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), ex-LREM, Agnès Cerighelli, contre la candidate LR à la mairie de Paris Rachida Dati et la candidate du PS à Marseille, Samia Ghali.

« Vouloir que Paris et Marseille soient dirigées par des maghrébines de confession musulmane, c’est trahir la France, son identité et son histoire », a écrit dans un de ses messages Agnès Cerighelli, qui est régulièrement mise en cause pour des propos qualifiés d’homophobes et d’islamophobes.

Agnès Cerighelli est conseillère municipale de Saint-Germain en Laye dans les Yvelines habituée à publier des Tweets polémiques. Elle est inconnue du grand public et cherche par ses propos haineux à se faire une place dans la sphère politique.

Son dernier tweet posté ce dimanche vise directement la candidature de Rachida Dati à la Mairie de Paris.

D’anciens collaborateurs d’Agnès Cerighelli mettent en avant sa mythomanie et ses excès de langage qui ont contraint le parti de La République En Marche à l’exclure de ses rangs. Malgré cela, ce « scotch du capitaine Haddock » comme certains la surnomme, se présente comme une proche du président.

Déjà connue pour ses tweets à caractère homophobe, l’élue de Saint-Germain-en-Laye s’est faite remarquer ces derniers jours par des messages contre les musulmans.

En juin dernier, la conseillère municipale avait été convoquée par la police pour une audition libre suite à un tweet jugé comme injurieux et discriminants. Elle avait notamment fait un rapprochement entre les nazis et le lobby LGBT. Plusieurs associations anti-homophobie avaient porté plainte.

les messages de Agnès Cerighelli ont suscité une avalanche de réactions outrées.

Agnès Cerighelli, déjà visée par une enquête
« S’habituer à ce genre de dérapage, rester impassible face à des propos aussi répugnants, c’est faire gagner la haine et reculer la République. Je signale ces publications au procureur de la République pour provocation à la haine, en vertu de l’article 40 de procédure pénale », a tweeté le ministre.

L’élue des Yvelines avait déjà comparu devant la justice à Versailles le 20 janvier pour des tweets postés en mars 2019 s’en prenant au « lobby LGBT ». Le tribunal doit rendre sa décision lundi dans ce dossier. Lors du procès, l’accusation a requis six mois avec sursis et 140 heures de travail d’intérêt général à son encontre. L’avocate de l’élue a plaidé la relaxe.

 2018: Faux CV.
Tout a commencé sur Twitter. Sur son compte, Agnès Cerighelli se présente comme conseillère municipale de Saint-Germain-en-Laye et adhérente de La République en marche (LREM), le parti présidentiel. Si l’élue ne cumule que 1 000 abonnés, elle a déjà posté plusieurs selfies avec des ministres ou Emmanuel Macron lui-même, et publié des tribunes dans Le Figaro et Le JDD. Son mantra ? La création d’un secrétariat d’État à l’Enfance.

Jusque-là, rien d’anormal. Mais la suite est plus problématique. L’élue serait aussi présidente du réseau IAE au féminin, un club de femmes diplômées de l’Institut d’administration des entreprises de Paris, et porte-parole du Conseil national des femmes françaises (CNFF).

Sauf que ces informations sont fausses, comme l’ont repéré deux internautes. D’abord, elle n’est plus porte-parole du CNFF depuis mai 2018 : « Sa mission de porte-parole a commencé le 16 février et a pris fin le 28 mai par radiation, confirme Marie-Claude Bertrand, présidente de l’association. Et cela lui a été notifié par courrier avec accusé de réception, donc elle est au courant. » Contactée, Agnès Cerighelli explique n’avoir jamais reçu le courrier.

Le Point : « Elle est considérée par les services de sécurité comme quelqu’un de dangereux »
Le maire de Saint-Germain-en-Laye Arnaud Péricard confirme son quasi-don d’ubiquité : « Je la vois à beaucoup d’événements, je ne sais pas comment elle fait. Par exemple, elle était là pour la finale de Coupe de France de football au Stade de France, alors qu’elle n’était pas invitée. Elle suivait le convoi présidentiel et se recommandait de moi pour entrer dans la loge de Macron. Finalement, elle s’est fait refouler. » À l’Élysée, sa présence est devenue tellement problématique qu’on l’a « blacklistée et signalée aux services de sécurité de plusieurs ministères et de la présidence », nous explique-t-on. Mieux, « elle est considérée par les services de sécurité comme quelqu’un de dangereux et nous avons reçu de nombreuses plaintes de harcèlement par SMS et d’usurpation d’identité ». Elle serait prise « très au sérieux par les services concernés ». Selon l’Élysée, plusieurs personnalités ont déposé une plainte contre elle et d’autres devraient suivre.

Parfois, le culot paye, comme en janvier dernier où elle s’invite à la réception officielle avec Emmanuel Macron et Angela Merkel, lors d’un concert d’hommage à Claude Debussy à la Philharmonie de Paris. Elle en profite d’ailleurs pour se prendre en photo avec Bruno Le Maire. « C’est un peu le sparadrap du capitaine Haddock, on n’arrive jamais à s’en débarrasser », raille Arnaud Péricard.

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