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Le célèbre astrophysicien Stephen Hawking, n’est plus, il est mort à 76 ans

Professor Stephen HawkingREX/Shutterstock
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Stephen William Hawking, né le 8 janvier 1942 à Oxford et décédé le 14 mars 2018 à Cambridge, est un physicien théoricien et cosmologiste britannique. Stephen Hawking est professeur de mathématiques à l’université de Cambridge de 1980 à 2009, membre du Gonville and Caius College et chercheur distingué du Perimeter Institute for Theoretical Physics. Il est connu pour ses contributions dans les domaines de la cosmologie et la gravité quantique, en particulier dans le cadre des trous noirs. Son succès est également lié à ses ouvrages de vulgarisation scientifique dans lesquels il discute de ses propres théories et de la cosmologie en général, comme le best-seller Une brève histoire du temps (titre original : A Brief History of Time), qui est resté sur la liste des records des best-sellers du Sunday Times pendant 237 semaines consécutives. Hawking souffre d’une forme rare, de début précoce et d’évolution lente, de sclérose latérale amyotrophique (SLA) ; sa maladie a progressé au fil des ans et l’a laissé presque complètement paralysé. La clé des principaux travaux scientifiques de Stephen Hawking à ce jour est fondée, en collaboration avec Roger Penrose, sur l’élaboration des théorèmes des singularités dans le cadre de la relativité générale, et la prédiction théorique que les trous noirs devraient émettre des radiations, aujourd’hui connues sous le nom de radiations de Hawking (ou parfois radiations de Bekenstein-Hawking). C’est un physicien théoricien de renommée mondiale dont la carrière scientifique s’étend sur plus de 40 ans. Ses livres et ses apparitions publiques ont fait de lui une célébrité universitaire. Il est membre honoraire de la Royal Society of Arts et membre à vie de l’Académie pontificale des sciences.

Sa silhouette désarticulée, recroquevillée dans un lourd fauteuil électrique, était connue dans le monde entier. Incapable de marcher ni de parler depuis des dizaines d’années, le physicien anglais Stephen Hawking est mort ce mercredi à l’âge de 76 ans. «Nous sommes profondément attristés par la mort aujourd’hui de notre père adoré», ont déclaré ses enfants Lucy, Robert et Tim dans ce texte publié par l’agence britannique Press Association. «C’était un grand scientifique et un homme extraordinaire dont l’œuvre et l’héritage vivront encore de nombreuses années», ont-ils écrit.

Un garçon «paresseux»

Né le 8 juillet à Oxford en 1942, soit trois siècles jour pour jour après la mort de Galilée, Stephen Hawking n’est pas un génie précoce. Ses résultats à l’école sont corrects, sans plus. Sa mère admet même volontiers que son garçon est «paresseux». C’est «un autodidacte», «un papier buvard qui absorbe tout», se rappelle-t-elle dans une biographie publiée dans les années 90. La famille est cultivée, un peu excentrique. Chacun peut apporter son livre à table et lire en mangeant.

En 1959, son père, chef du service de parasitologie à l’Institut national de recherche médicale, à Londres, part en Inde avec sa femme et ses trois plus jeunes enfants pour une mission de plusieurs mois. Stephen, l’aîné, 17 ans, reste en Angleterre. Hébergé par la famille d’un ami, il parvient, après quelques mois d’études solitaires, à décrocher une bourse de physique à l’University College, le plus ancien collège de l’université d’Oxford.

Ses camarades remarquent très vite les aptitudes de cet original aux lunettes épaisses et au large sourire qui préfère traquer les erreurs dans les manuels plutôt que d’en résoudre les problèmes

Au sein de la vénérable institution, la future star mondiale de la physique s’ennuie ferme. Selon ses professeurs, Hawking travaille très peu. Lui-même reconnaît à plusieurs reprises n’avoir pas consacré plus d’une heure par jour à étudier. Ses camarades remarquent néanmoins très vite les aptitudes de cet original aux lunettes épaisses et au large sourire qui préfère traquer les erreurs dans les manuels plutôt que d’en résoudre les problèmes.

En deuxième année, le jeune homme, plutôt chétif, pour ne pas dire malingre, intègre le prestigieux club d’aviron en tant que barreur. D’un naturel aventureux, plein de confiance en lui, il casse autant de bateaux qu’il gagne de courses. Ces innombrables après-midi passées sur les rivières sont à deux doigts de lui coûter la mention «très bien» à son examen final. Il la décroche de justesse et au culot en «menaçant» les examinateurs de rester à Oxford s’ils ne la lui donnent pas. Ce précieux sésame lui est indispensable pour postuler à un doctorat à Cambridge. À rebours de son époque, Hawking choisit la cosmologie, l’étude des origines de l’univers, plutôt que la physique quantique, un domaine pourtant en pleine effervescence.

Une maladie incurable

C’est à cette période que la maladie fait son apparition. Le jeune homme est de plus en plus maladroit. Il tombe parfois sans raison. Le diagnostic des médecins est terrible: Hawking est atteint d’une sclérose latérale amyotrophique (SLA ou maladie de Charcot). Rare et incurable. Pour une raison inconnue (encore aujourd’hui), la maladie attaque les motoneurones du cortex cérébral. Le jeune homme comprend qu’il ne pourra bientôt plus marcher, parler, manger, voire respirer, sans assistance. La dégénérescence peut se faire en quelques années. Il pourrait mourir en moins de trois ans. Le temps est compté.

Accablé par un sentiment d’injustice, l’étudiant de 21 ans retrouve rapidement dans son amour naissant pour une jeune étudiante en langues, Jane Wilde, l’énergie pour se battre. Pour fonder (rapidement) une famille, Hawking a besoin d’argent, donc de travail. La priorité absolue est de boucler au plus vite son doctorat. Pour la première fois de sa vie, il se jette à corps perdu dans le travail. C’est un tournant décisif: il se surprend à adorer ça.

La maladie de Charcot.

Egalement appelée sclérose latérale amyotrophique (SLA), c’est une maladie neurodégénérative paralysante. Elle est rare avec, par exemple, de l’ordre de 2.500 nouveaux cas par an en France.

Paralysie progressive

Elle fait partie du groupe des maladies neurones moteurs, qui dégénèrent progressivement et font perdre aux malades le contrôle de leurs muscles.

Cela commence par une perte de la capacité à bouger les bras, les jambes. Puis lorsque les muscles du diaphragme et de la paroi thoracique sont atteints, les patients perdent leur capacité respiratoire et sont mis sous assistance.

C’était le cas depuis des années de Stephen Hawking, qui a néanmoins continué son oeuvre tout en étant en fauteuil roulant et sous respirateur artificiel.

Il avait en effet défié les prédictions selon lesquelles il n’avait que quelques années à vivre après avoir développé cette maladie au début des années 1960.

Les médecins continuent à considérer sa longévité comme un mystère, la maladie restant incurable.

Selon les statistiques médicales, le décès survient habituellement 24 à 36 mois après le diagnostic. Le plus souvent, c’est l’incapacité à respirer qui emporte le patient.

Troubles cognitifs fréquents

Les malades développant cette maladie ont le plus souvent plus de 60 ans. Ils ont progressivement de plus en plus de mal à avaler et à parler.

Hawking, lui, continuait à s’exprimer publiquement, équipé d’un système d’aide à la communication pour parler des secrets de l’univers ou des trous noirs.

Habituellement, la maladie de Charcot s’accompagne de troubles cognitifs avec une dégénérescence lobaire fronto-temporale. Attention et capacité à s’exprimer sont diminuées. Des obsessions, une désinhibition et une apathie sont aussi observées.

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