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Le 22 avril: Journée Mondiale de la Terre, cette 49e édition a pour thème « la pollution plastique »

FRANKLIN SERVAN-SCHREIBER
FRANKLIN SERVAN-SCHREIBER
JOURNEE DE LA TERRE 2018 – Créée en 1970 et dédiée à l’environnement dans plusieurs centaines de pays, la Journée mondiale de la Terre a lieu ce dimanche. Son histoire et des chiffres chocs sur le plastique polluant, fléau du moment…

Chaque 22 avril a lieu la Journée de la Terre, puis 1970 aux Etats-Unis. Un événement désormais repris par des centaines de pays.

 

C’était en 1970 aux Etats-Unis, un pays en guerre qui balançait des tombereaux d’agent orange – du défoliant – sur les forêts du Nord-Vietnam, un pays fasciné par le progrès qui venait de subir la première grande marée noire de son histoire sur les côtes californiennes, au large de Santa Barbara. Lancée par le sénateur du Wisconsin Gaylord Nelson, l’idée d’une journée consacrée à la défense de l’environnement rencontrait un succès foudroyant. Instaurée le 22 avril, elle mobilisait immédiatement des millions d’Américains qui vivaient l’envers du décor des Trente glorieuses : dans des villes nappées par le « smog » du tout-automobile, dans des zones dédiées aux industries polluantes ou dans des campagnes transformées en immense champ de céréales par l’agriculture intensive.

48 ans plus tard, « la journée mondiale de la Terre » a largement débordé les frontières américaines. Le Earth day network, le groupement organisateur, s’appuie sur les associations écologistes et sur les citoyens du monde entier pour promouvoir une utilisation raisonnée des ressources et préserver la nature. A ces objectifs initiaux s’est graduellement greffée la lutte contre le réchauffement climatique. Dimanche, la 49e édition sera consacrée à un thème qui suscite l’inquiétude autant que la consternation : la pollution plastique. Selon ses promoteurs, elle mobilisera plus d’un milliard de personnes dans 192 pays, soit la quasi-totalité de la planète.

lONU rappelle l’ADN de la « Journée internationale de la Terre nourricière » : « sensibiliser le public aux défis auxquels est confrontée notre planète » tout en nous rappelant « que la Terre et ses écosystèmes nous soutiennent et nous nourrissent durant toute notre vie ». Le « jour de la Terre » 2018 tombe ce dimanche, l’occasion de regarder d’un peu plus près les chiffres (choc) sur les déchets plastiques, à l’heure où des scientifiques viennent de découvrir par hasard une enzyme « dévoreuse de plastique » qui tombe à pic:

  • Le cachalot retrouvé mort en Espagne en février dernier sur une plage de Cabo de Palos, avait avalé 29 kg de plastique, selon les autorités de la région de Murcia le 4 avril. « Les experts estiment que ces matériaux ont pu provoquer la mort de l’animal, par péritonite ou par compactage de l’estomac », ont-elles précisé.
  • Il faut 1 seconde pour fabriquer un sac plastique, qui mettra ensuite jusqu’à 400 ans pour se désagréger.
  • Plus de 150 millions de tonnes de déchets plastiques flottent désormais sur les océans, alerte la fondation Ellen MacArthur, qui précise que cette masse est en passe de doubler d’ici 2050 si rien n’est fait… ce qui rendrait le poids de ces déchets supérieur à celui des poissons.
  • Dans l’Océan Pacifique s’étend une mer de déchets plastiques grande comme trois fois la France, selon une étude américaine publiée en mars 2018 dans la revue scientifique Scientific Reports. Soit 1,6 millions de kilomètres carrés et 80 000 tonnes de débris. On surnomme cette décharge flottante géante majoritairement constituée de filets de pêches abandonnés le « 7e continent de plastique ».
  • Depuis 1950, l’homme a produit 8,3 milliards de tonnes de plastiques, selon une étude publiée en 2017 dans la revue Science Advances suite au travail de scientifiques américains. Ce qui fait désormais du plastique le 3e matériau le plus fabriqué par l’homme après le ciment et l’acier. Pour vous faire une identité de la quantité, 8,3 milliards de tonnes, c’est l’équivalent de 822 000 tours Eiffel ou 80 millions de baleines, dixit Le Monde…
  • 72% des échantillons d’eau du robinet testés en Europe sont contaminés par des fibres de plastiques, et 94% le sont aux Etats-Unis et au Liban, d’après une recherche de l’université du Minnesota rendue publique en 2017 et menée à l’initiative du site Orb media.

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