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La minorité Rohingya: un génocide qui passe sous silence

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Que les puissants de ce monde osent regarder cet enfant quelques secondes, cet enfant Rohingya qui a été assassiné par la folie meurtrière du gouvernement birman qui procède depuis quelques mois à un génocide méthodique de la minorité rohingya¹, laquelle, selon une ONU frappée d’impuissance, est la plus persécutée au monde.

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Où trouve-t-on les racines de cette persécution ? 
Durant la colonisation, les Rohingyas se sont alliés aux Britanniques, qui leur ont notamment donné des postes de fonctionnaires. Les Birmans ont eu le sentiment d’être dépossédés de leurs terres. Par dessus, s’installe un bouddhisme nationaliste et extrémiste qui diffuse un discours haineux et discriminatoire. 

Je ne suis pas en colère contre le gouvernement birman, car ce que je ressens à l’égard de ces monstres hideux dépasse le simple sentiment de la colère et le dictionnaire n’offre pas de mot à la hauteur du dégoût que me procurent ces criminels sans nom et d’un autre temps « sans foi ni loi ».

Je suis en fait en colère contre la communauté internationale qui participe de ce génocide à cause d’un terrible silence complice. « Que justice soit faite sinon le monde périra » nous avertissait Hegel. Et bien, ce monde périra et ce ne sera que justice pour cet enfant arraché des mains de sa mère et massacré lâchement par des lâches élevées dans la lâcheté.

Un enfant syrien de 3 ans gît sur une plage à Bodrum (Turquie), après le naufrage de son embarcation à destination de l'île de Kos (Grèce), le 2 septembre 2015. (DOGAN NEWS AGENCY / AFP)
Un enfant syrien de 3 ans gît sur une plage à Bodrum (Turquie), après le naufrage de son embarcation à destination de l’île de Kos (Grèce), le 2 septembre 2015. (DOGAN NEWS AGENCY / AFP)

En moins de vingt-quatre heures, la photo a fait le tour du monde. Elle montre le corps sans vie d’un petit enfant syrien gisant sur une plage de Bodrum, en Turquie. Face contre terre, le petit Aylan, 3 ans, a été retrouvé par les autorités turques, mercredi 2 septembre, non loin de deux autres corps : ceux de Galip, son frère de 5 ans, et de sa mère, Rehan. Seul Abdullah, son père, a été retrouvé vivant, raconte le Guardian. Au total, 12 personnes se seraient noyées après le naufrage de leur embarcation, qui faisait cap vers l’île grecque de Kos.

 

Mais cette lâcheté justement a commencé le jour où a cessé le courage de la communauté internationale. Et le manque de courage, on le sait, conduit irrémédiablement à la lâcheté. Cet enfant, comme des milliers d’autres, a été assassiné dans un monde qui se proclame civilisé, dans un monde qui a déjà jugé le nazisme, le fascisme, et d’innombrables massacres. Mais voilà, en fait ce monde n’a pas guéri de sa lâcheté, et personne n’est en sécurité.

Regardez encore cet enfant, puissants lâches de ce monde. Cet enfant que vous avez tous assassiné, en l’abandonnant à la lâcheté de ce gouvernement dont une membre, couverte de lâcheté et dont le nom ne salira pas mon clavier, a obtenu de vos mains le Prix Nobel de la Paix. Que justice soit faite, car  » la pire des attitudes est l’indifférence  » avant de s’en aller, après avoir tout vu.

Quelles sont les solutions dont disposent les ONG et la communauté internationale ? 
Les Rohingyas sont apatrides depuis 1982. Ce qui est contraire aux lois internationales, car aucun pays ne peut priver des citoyens de leur nationalité. Il n’existe donc pas de lois internationales pour protéger les apatrides. C’est le nœud du problème : ils n’ont pas de droits, on ne peut pas les défendre.


Des milliers de Rohingyas à la frontière du… par lalibre

Que justice soit faite !

¹: Les Rohingya (Ruáingga /ɹuájŋɡa/, ရိုဟင်ဂျာ rui hang gya /ɹòhɪ̀ɴɡjà/, bengali : রোহিঙ্গা Rohingga /ɹohiŋɡa/) sont un groupe ethnique de langue indo-européenne et de religion musulmane vivant principalement dans le nord de l’État d’Arakan, dans le sud-ouest de la Birmanie. Les Rohingya se distinguent des Arakanais, de langue lolo-birmane et bouddhistes, qui forment la majorité de la population de l’Arakan. Le terme apparaît pour la première fois sous la forme de Rooinga et de Rovingaw dans un texte écrit en 1799 par le géographe et botaniste écossais Francis Buchanan-Hamilton sur les langues parlées en Birmanie. Le mot signifie « habitant du Rohang », nom donné anciennement à l’Arakan par les musulmans de ces régions. L’origine de ce groupe est controversée : certains les considèrent comme des musulmans originaires du Bengale oriental, ayant migré en Birmanie pendant la période coloniale britannique; d’autres les tiennent comme originaires de l’État d’Arakan (ou Rohang dans le langage rohingya), dans le sud-ouest de la Birmanie. (wikipedia)

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