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République islamique d’Iran : vent de révolte souffle sur la République islamique, bilan une douzaine de morts

People protest in Tehran, Iran December 30, 2017 in this picture obtained from social media. REUTERS
People protest in Tehran, Iran December 30, 2017 in this picture obtained from social media. REUTERS
La contestation ne faiblit pas en Iran. Lundi soir, à Téhéran, une nouvelle manifestation a eu lieu, dénonçant toujours la vie chère et le pouvoir politique dans le pays. La nuit précédente, dix personnes avaient trouvé la mort dans le pays, lors de ce qui est qualifié comme les pires violences depuis le début de cette vague de protestation. Un mouvement sans précédent depuis 2009. Le président Hassan Rohani, qui avait appelé au calme dimanche, a averti lundi que « le peuple iranien répondra aux fauteurs de troubles », qui ne sont qu’une « petite minorité » selon lui.

Pour la quatrième nuit consécutive, des manifestants sont descendus dimanche soir 31 décembre dans la rue dans plusieurs villes du pays, dont la capitale Téhéran, pour protester contre le gouvernement et les difficultés économiques – chômage, vie chère et corruption. Dix personnes ont été tuées lors des pires violences en Iran depuis le début de cette contestation inédite depuis des années dans le pays. Au lendemain de son appel au calme et à sa promesse «d’un plus grand espace pour les critiques», le président Hassan Rohani a averti lundi que «le peuple iranien répondra aux fauteurs de troubles», une «petite minorité» selon lui. Au moins 12 personnes ont péri depuis le début des manifestations. Un policier iranien a été tué par balle et trois de ses collègues ont été blessés dans la ville de Najafabad, a annoncé lundi un porte-parole sans préciser la date de l’affrontement.

A Lire aussi  Iran: 21 personnes ont été tuées depuis le début des manifestations

Le mouvement de contestation a commencé en milieu de semaine à Mashhad, deuxième ville du pays, pour dénoncer la hausse des prix du carburant et la vie chère avant de s’étendre rapidement et prendre un tour politique. Les autorités doivent faire face au mécontentement de la population envers la politique économique du gouvernement d’Hassan Rohani ou, fait nouveau, l’intervention coûteuse de l’Iran dans les conflits en Syrie ou en Irak. Des manifestants appellent aussi à la démission du guide suprême de la Révolution, l’ayatollah Ali Khamenei, et dénoncent la corruption des mollahs au pouvoir. Les manifestations se sont poursuivies en dépit du blocage par les autorités sur les téléphones portables des messageries Telegram et Instagram, utilisées pour appeler à manifester.

Des scènes de pillages opérées par des policiers iraniens.

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