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Ghana: Ahmed Husein, (Khashoggi du Ghana), journaliste d’investigation ghanéen, a été assassiné

Ahmed Husein, journaliste d’investigation ghanéen, a été assassiné
Les services de police du Ghana ont attribué une récompense de 15000 GHS (environ 3000 dollars US) à toutes informations qui mèneraient à mettre la main sur les assassins d’Ahmed Hussein-Suale, journaliste sous couverture du Tiger Eye PI, assassiné mercredi soir.
Hussein-Suale a été abattu mercredi soir alors qu’il rentrait chez lui à Madina, à Accra. La police a déclaré que quiconque ayant des informations ou un indice sur l’identité des tueurs devrait les contacter pour obtenir une récompense. La mort d’Ahmed a provoqué un scandale parmi les médias Ghanéens. Le Président Nana Addo Dankwa Akufo-Addo a condamné la fusillade et a pressé les services de police du Ghana de traduire les auteurs en justice.

Ahmed Husein, Ahmed Husein, 34 ans, un collaborateur du célèbre journaliste Anas Aremeyaw Anas. C’est ce dernier qui, à travers le désormais célèbre documentaire «Number 12 », a mis sous le feu des projecteurs, un vaste système de lutte contre la corruption dans le Football ghanéen.

Selon un communiqué de presse publié jeudi 17 janvier, le secrétaire général de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), Anthony Bellanger, a déclaré que l’assassinat du journaliste n’avait pas sa place dans une société civilisée et démocratique. Il a par conséquent appelé tous les pays africains démocratiques à s’opposer au fait que les journalistes soient réduits au silence

Comme effet, « Number 12 », sorti en juin 2018, a fait tomber plusieurs arbitres ghanéens et du continent, ainsi que plusieurs dirigeants de la Fédération ghanéenne de Football, dont son président, Kwesi Nyantakyi pour pots-de-vin. Plusieurs sources locales, annoncent qu’il a été abattu par balles mercredi 17 janvier, soir alors qu’il rentrait chez lui à Accra. Un officier de police a expliqué à l’AFP, sous couvert d’anonymat, que le journaliste avait reçu des balles à la poitrine et au cou dans sa voiture, tirées par des hommes qui n’ont pas encore été identifiés.
Le député ghanéen Kennedy Agyapong, membre du Nouveau Parti patriotique (NPP) au pouvoir, qui avait été entendu menacer le journaliste Ahmed Hussein-Suale, en directe sur une chaîne de télévision, a quitté le pays après une vague de condamnation et de suspicion selon laquelle, il aurait eu connaissance du meurtre du journaliste d’investigation.

Un député suspect dans l’affaire du meurtre du journaliste Ahmed Hussein, quitte le pays

Agyapong, un député au Parlement ghanéen, est devenu un suspect immédiat dans le meurtre du journaliste sous couverture, dont le dernier travail dénonçait la corruption dans l’industrie du sport au Ghana. Hussein-Suale aurait fait partie de la vidéo secrète révélant que Salisu Yusuf de la Fédération nigériane de football recevait des pots-de-vin. Une révélation qui a valu à Yusuf, de graves sanctions.
Une vidéo extraite d’une émission diffusée sur la chaîne ghanéenne NET2 est devenue virale sur les médias sociaux jeudi. Il montrait que M. Agyapong appelait le public à battre Hussein-Suale pour ses activités d’infiltration.

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Agyapong a été vu en train de partir jeudi et s’apprêtait à quitter le Ghana, apparemment après avoir été interrogé par la police sur la vidéo partagée. Le politicien a fermement démenti avoir quitté le pays parce qu’il avait été identifié comme suspect, affirmant que le voyage avait été planifié bien avant le meurtre de mercredi soir. Il a également déclaré qu’il avait seulement demandé qu’Hussein-Suale soit battu après que des employés de NET2 l’ont aperçu dans les locaux de la station.

L’avocat d’Ahmed Husein avait qualifié les propos du parlementaire de “criminels”, tout en dénonçant l’absence de réaction des autorités face aux menaces dont son client avait fait l’objet.

Agyapong, 58 ans, est propriétaire de NET2 et d’autres médias au Ghana. Il est au Parlement depuis 2001. Il a dit qu’il a fait les menaces contre Hussein-Suale, parce qu’il croyait que le journaliste tué, qu’il aurait aidé à payer l’école en 2012, pourrait avoir posé des dispositifs d’enregistrement dans les bureaux de NET2 ; il indique aussi qu’il ne pouvait pas avoir planifié son assassinat parce qu’il n’a jamais écrit ni fait aucun travail d’infiltration contre lui. Le politicien a également accusé Anas Aremeyaw Anas et son avocat d’avoir tenté de brouiller l’enquête de la police en le considérant comme le principal suspect, même s’il pensait que Anas était le suspect. Il a ajouté qu’Hussein-Suale s’était brouillé avec Anas avant son décès et que le célèbre enquêteur aurait pu ordonner le coup pour dissimuler d’éventuels secrets.

Ahmed Hussein-Suale a été abattu mercredi soir dans un quartier d’Accra. Ses assaillants, qui seraient deux et circuleraient à moto, l’ont suivi de près alors qu’il rentrait chez lui vers 22 heures et l’ont abattu de trois balles à Madina, une banlieue de la capitale ghanéenne. Il était l’associé de l’éminent journaliste d’investigation ghanéen, Anas Aremeyaw Anas, qui dirige le groupe d’enquêtes privées Tiger Eye dans ce pays. Cette évolution a provoqué un tollé général parmi les journalistes et les défenseurs des droits des médias dans le monde entier. Le Comité pour la protection des journalistes, basé à New York, a demandé une enquête rapide et globale du gouvernement ghanéen. La présidente ghanéenne, Nana Akufo-Addo, a condamné le meurtre et a persuadé la police de révéler de toute urgence les circonstances qui l’ont provoquée. Il a également présenté ses condoléances à la famille de M. Hussein-Suale et à Tiger Eye.

Avec, beninwebtv.

La rédaction de www.lafriqueadulte.com, apporte son soutien à la presse locale ghanéenne à qui elle présente ses sincères condoléances ainsi qu’à la famille de l’illustre disparu. “Un journaliste n’est pas un criminel … On reste Ahmed Husein. Un artiste ne meurt jamais, vous avez été un (héros) et votre famille doit en être fier.”

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