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Femmes bureaucrates ou exercent des professions libérales : primées pour l’excellence

 

Femmes bureaucrates ou exercent des professions libérales : primées pour l’excellence

 

Dix femmes leaders ont été récompensées par « Les Trophées de la femme battante » pour leur leadership dans un pays où les hommes ont le monopole sur l’économie.

A l’occasion de la célébration du 8 mars, l’alliance des patronnes de la presse écrite et les radio libres FM en partenariat avec le ministère de la communication et des nouvelles technologie ont trouvé une initiative originale, en organisant la première édition de la nuit du Trophée des « femmes battantes ».

Pour la circonstance les femmes leaders, les patronnes de presses, la société civile, étaient présents au CNDIF pour recevoir des trophées symboliques. Le thème retenu cette année par notre pays pour la journée internationale de la femme était « Paix réconciliation : enjeux et perspectives pour une autonomisation accrue des femmes »

Dix femmes récompensées pour leur leadership

Ainsi, elles sont dix femmes à avoir été récompensées par la remise de trophées pour leur leadership dans un pays où les hommes ont le monopole de l’économie. Il s’agit de Simpara Assitan Keita, promotrice de Kissima Industrie, Mme SY Balia SY, technicienne, Mme Maiga Marietou Diakité, promotrice du groupe « Evidence Couture », Mme Coulibaly Maimouna Sidibé Gérante et Directrice de la Société «Faso Kaba », Mme Fatoumata Siré Diakité, de l’association pour la Défense des Droits des Femmes (APDF), l’ONG WillDaf-Mali, la députée Assory Aicha Belco Maiga, élue de Tessalit, Mme Diénebou Sanogo, Directrice du Carrefour des Jeunes, Mme Ramata Dia, Promotrice de la Radio Guintan « la voix des femmes », et Mme Diaby Makoro Camara, Directrice de publication du journal de faits divers KABAKO.

Evoluant dans ses différents secteurs, ces braves dames de tout âge donnent l’exemple du leadership féminin. La marraine de cette première édition était Mme Dembélé Ouleymatou Sow, présidente de la FENACOF. Elle a exprimé non seulement sa fierté pour ces femmes battantes mais aussi pour les organisatrices de l’évènement (les patronnes de la presse).

Waly Traoré, du département de la communication a assuré les patronnes de la presse de l’accompagnement de son ministère pour la pérennisation de l’édition. La secrétaire générale de l’Alliance des patronnes de presse, Bintou Dagnon, également directrice de publication du journal le Défi a surtout remercié les partenaires financiers et techniques pour l’organisation de la première édition du Trophée des femmes battantes.

La Malienne Fatimata Touré récompensée pour son courage

La Croix – 10/3/14 – 12 H 00 – LAURENT LARCHER

Fatimata Touré a reçu le « prix international de la femme courage », décerné par le secrétaire d’État américain.

(JEWEL SAMAD/AFP) Michelle Obama et Fatimata Touré, mardi 4 mars, lors de la remise du « Prix international de la femme courage ».

Elle est récompensée pour son combat en faveur de la dignité humaine à Gao, une ville du nord du Mali qui a été occupée par les islamistes pendant dix-huit mois.

Le « prix international de la femme courage », décerné chaque année par les États-Unis, a récompensé (avec neuf autres femmes) la Malienne Fatimata Touré pour « son courage inébranlable et son travail acharné pour défendre le droit des femmes contre les mariages forcés et les agressions sexuelles à Gao pendant l’occupation du nord du Mali », a expliqué Heather Higginbottom, secrétaire d’État adjointe américaine, le jour de la remise du prix, la semaine dernière.

Une distinction qui n’étonne personne à Gao, cette ville située dans le nord-est du Mali, occupée par les djihadistes du mois d’avril 2012 au mois de janvier 2013.

 

Sous la domination des djihadistes

« Fatimata est connue ici par tout le monde », témoigne Oumarou Mohamed Lamine, animateur à la radio communautaire Aadar FM Koima de Gao.

« C’est une femme très combattante, qui n’a jamais renoncé à dire ce qui n’allait pas sous la domination des djihadistes, continue-t-il. Elle s’est toujours élevée contre les mauvais traitements faits aux femmes: les violences, les viols. Je me souviens que, au plus fort de l’occupation, elle venait à la radio lire des messages pour informer les femmes atteintes d’infections génitales liées à leur accouchement, afin de leur indiquer où elles pouvaient recevoir des soins gratuits. »

Fondatrice du Greffa

Née en 1960 au Mali, Fatimata Touré, songhaï, veuve et mère de quatre enfants, a fondé, après l’obtention d’un diplôme d’ingénieur en 1995, le Groupe de recherche, d’étude, de formation femme-action (Greffa), une ONG engagée en faveur des droits de la femme.

« Je travaille avec elle depuis 2008, confie Amadou Cissé, du Greffa.C’est une femme formidable, courageuse, travailleuse. Quand il s’agit de son ONG, elle ne badine jamais. Elle a su établir des partenariats avec ONU femme pour tout ce qui touche aux violences liées au genre et avec le HCR pour la prise en charge des personnes déplacées. »

 

Défense des droits de l’homme à Gao

Ibrahim Touré, le président de la section de Gao de l’Association malienne des droits de l’homme ajoute : « Nous avons conduit ensemble tous les combats en faveur de la défense des droits de l’homme à Gao, Fatimata s’est engagée particulièrement en faveur de l’éducation des petits, de la protection des femmes, de la santé. Sous les djihadistes, elle ne craignait pas de poursuivre son combat. Ce qui lui a valu beaucoup d’ennemis parmi ceux qui voulaient enfermer la femme dans un carcan traditionnel. »

Une femme capable, aussi, de s’élever contre l’excision et la polygamie.« Elle est farouchement contre et sait le faire savoir », insiste Ibrahim Touré.

Droits des femmes: Fatimata Touré récompensée par Michelle Obama

Par RFI – 5 mars 2014 à 14h30 Avec notre correspondante à Washington,Anne-Marie Capomaccio

Michelle Obama a récompensé hier, mardi 4 mars, dix femmes des quatre coins du monde, qui se sont distinguées au cours de l’année pour leur courage et leur détermination.

Parmi ces dix lauréates, Fatimata Touré, directrice de l’ONG Greffa, le Groupe de recherche, d’étude et de formation femme – action. Celle-ci vit à Gao, et son organisation porte assistance aux femmes violées et aux malades, elle milite contre le mariage précoce et les violences faites aux femmes. Son action pendant la crise malienne lui a donc valu d’être récompensée à Washington.

« Pour son courage inébranlable, et son travail acharné pour défendre le droit des femmes contre les mariages forcés et les agressions sexuelles à Gao pendant l’occupation du nord du Mali, nous distinguons Fatimata Touré parmi les « femmes courageuses » », a ainsi déclaré Heather Higginbottom, la sous-secrétaire d’Etat américaine.

Fatimata Touré fait partie des dix femmes récompensées par les Etats-Unis cette année pour leur courage et leur ténacité. Heather Hinginbottom, l’appelle à la tribune, elle est en larme, accueillie par Michelle Obama. Fatimata Touré travaille à Gao pour la cause des femmes, elle n’a pas encore réalisé l’honneur qui lui est fait, pour une action qu’elle mène dans l’anonymat depuis plus de vingt ans.

Retour à la vie normale

« Je n’ai jamais rêvé de ça : qu’une dame de l’un des pays les plus pauvres au monde, reçoive un honneur d’une Première dame d’un des pays les plus puissants au monde », raconte l’intéressée. Avant de poursuivre sur son travail : « C’est ce que je faisais tous les jours, à la seule différence que j’ai accepté de rester [dans le nord du Mali] pendant que tout le monde fuyait. »

Fatimata Touré est émue mais elle reste lucide sur la situation dans son pays. La réconciliation est loin d’être achevée et c’est la tâche qu’elle s’est assignée pour les mois qui viennent : venir en aide aux femmes, et travailler à la reprise d’une vie normale dans la région de Gao au Mali.

 Fatimata Touré, « femme de courage »

Par Célia d’ALMEIDA avec autres médias – 05/03/2014     

Pour avoir risqué sa vie pour défendre les femmes et les enfants de Gao pendant l’occupation, notre compatriote a été distinguée, à quelques jours de la célébration du 8 mars.

L’épouse du président Barack Obama a rendu hommage ce mardi 04 mars aux récipiendaires du prix International Women of Courage 2014, en déclarant: «Quand nous voyons ces femmes hausser la voix, se lever et inspirer le changement, nous devons réaliser que chacun d’entre nous a le même pouvoir et la même obligation». La cérémonie s’est déroulée au département d’Etat, en l’absence du secrétaire d’Etat John Kerry qui s’est rendu brièvement en Ukraine, où s’exacerbent les tensions.

Le Mali était à l’honneur à cette cérémonie, à travers Fatimata Touré de Gao. A 4 jours de la célébration de la journée internationale des femmes, elle a reçu le « prix international de la Femme de courage », un prix remis par le Secrétaire d’Etat Adjoint Heather Higginbottom, en présence de la première dame des USA Mme Michelle Obama. Ce prestigieux prix honore annuellement des femmes dans le monde entier qui ont démontré un courage exceptionnel et un leadership dans la défense de la paix, de la justice sociale, des droits humains, de l’égalité entre les sexes et de la promotion de la femme, souvent au prix de grands risques personnels.

Madame Touré est honorée pour avoir risqué sa propre vie en défendant publiquement les droits des femmes et des enfants, tout en dénonçant les abus des droits humains pendant l’occupation de la partie nord du Mali en 2012 par les extrémistes. Pendant la crise politico-sécuritaire du Mali, elle a continué à faire entendre sa voix contre les violations des droits de l’homme malgré qu’elle ait été menacée par les extrémistes. Pendant l’occupation, son aide a été très déterminante à fournir des soins médicaux aux malades de Gao transférés à Mopti et à s’assurer que les abus qu’ils ont subits ne soient pas oubliés. C’est en larmes qu’elle a reçu cette distinction qu’elle a dédié à ses sœurs du nord du Mali.

Mme Diakité Fatoumata N’diaye : La discrète du palais !

Georges Diarra – Tjikan du 07 mar 2014

La fête du 8 mars, journée internationale de la femme, nous  donne l’occasion de lever un coin de voile sur le parcours d’une femme de palais, à savoir Mme Diakité Fatoumata N’diaye, secrétaire générale du gouvernement. Une dame qui mène sa mission dans la discrétion totale, sans tambour ni trompette, ce qui lui a valu la confiance renouvelée des présidents qui se sont succédés à la tête du Mali depuis l’avènement de la démocratie dans notre pays.

Elle est presque invisible. Mais, incontournable dans le gouvernement.  Pour certains, sa visibilité se résume au rapport et à la signature des différents communiqués du Conseil des ministres. Très humble, efficace et discrète, cette femme a une compétence qui a forcé la confiance des présidents successifs du Mali depuis l’avènement de la démocratie au Mali.

Membre fondatrice de l’Adema-association, et militante chevronnée de l’avènement de la démocratie au Mali, voilà une femme au parcours exceptionnel dans les secrets des pouvoirs d’Alpha Oumar Konaré de 1992 à 2002, d’Amadou Toumani Touré  de 2002 jusqu’au coup d’Etat du  22 mars 2012. Ainsi que de la transition de Dioncounda Traoré et d’Ibrahim Boubacar Keita depuis le 4 septembre 2013, jour de sa prestation de serment.

Un parcours exceptionnel

Administrateur civil de son Etat, reconnaissable par ses lunettes, soigneusement posées sur son nez droit, Mme Diakité Fatoumata N’DIAYE est née à Bamako il y a près de 60 ans.  Elle commence ses études à l`école régionale de Ségou et  les poursuit à l`école de la Mission catholique de Ségou. D’où elle obtient le Diplôme d’Etudes Fondamentales (DEF) en juin 1968.

Après son baccalauréat, série Lettres modernes au Lycée de Jeunes Filles de Bamako, elle s’inscrit à l’Université des Sciences Sociales de Toulouse où elle obtient, en 1976, une maîtrise en Droit civil. Elle poursuivra ses études à Paris. Avant d’y obtenir, en 1978, un DEA de droit civil à l’Université de Paris I, Panthéon Sorbonne.

Nantie de tous ces diplômes, elle retourne au Mali pour servir son pays. D’abord, en intégrant la Fonction publique en 1983.

Jusqu’en 1991, elle est chargée de travaux dirigés (TD)  à l’Ecole Nationale d’Admiistration (ENA), et chargée de cours à l’Ecole des Hautes Etudes Pratiques (EHEP).

Des tâches qu’elle cumule avec ses fonctions successives de Conseiller au Secrétariat général du gouvernement, de chef de la Division Publication et Documentation du même service, puis de Directeur de cabinet du Ministre chargé des Sports et de la Promotion des Jeunes.

Plusieurs fois ministre

A partir de juillet 1991, elle est nommée Ministre de la Santé Publique, de l’Action Sociale et de la Promotion Féminine dans le Gouvernement de Transition.

A partir de 1992, elle est successivement nommée, Commissaire au Tourisme. Puis Secrétaire Général adjoint du gouvernement.

En 1993, elle est nommée Commissaire à la Promotion des Femmes avec rang de ministre avant d’être nommé, en 1997,  Ministre de la Santé, des Personnes Agées et de la Solidarité.

Son passage le plus remarquable dans le gouvernement est celui qu’elle a eu à effectuer au ministre du Développement Social, de la Solidarité et des Personnes Agées. Avec ses nombreuses actions de solidarité en faveur des couches défavorisées.

Première femme Médiateur de la République au Mali

A la grande surprise générale, après son parcours gouvernemental bien rempli,  pour occuper le fauteuil laissé vacant par l’éminent avocat Me Demba Diallo, le président Alpha Oumar Konaré louera ses services comme médiateur de la République. Une mission qu’elle va remplir avec brio.

Une personnalité bien connue de la place témoignera sur elle en ces termes : « Mention très honorable pour Madame le Médiateur de la République, une dame qui fait la fierté du Mali et singulièrement des femmes, voilà une dame qui a mené sa mission jusqu’au bout sans tambour, sans trompette et sans traîner ses collaborateurs et ses compatriotes dans la boue, espérons qu’elle passe le témoin à un successeur aussi digne qu’elle. ».

Elle a occupé le poste  de Trésorière générale dans le tout premier bureau de l’Association des Médiateurs des Pays de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (AMP-UEMOA). Le mandat de Médiateur de la République de Madame Diakité Fatoumata N’DIAYE s’est achevé le 25 avril 2009. Et seulement, quatre jours après, elle sera nommée par le Conseil des Ministres Secrétaire Général du Gouvernement.

Pressentie comme Premier ministre

Lors du dernier remaniement du gouvernement d’Amadou Toumani Touré, Mme Diakité Fatoumata N’diaye était pressentie comme Premier ministre.

En effet, dans les hautes sphères de l’Etat, c’est son nom qui était le plus cité pour succéder à Modibo Sidibé dont le bilan était jugé catastrophique par la majorité des Maliens. Certaines sources bien introduites assurent qu’elle aurait décliné la proposition. Raison pour laquelle, ATT choisira  finalement Mme Cissé Mariam Kaidama Sidibé comme Premier ministre de son dernier gouvernement.

Très discrète et dotée d’une humilité qui force l’admiration de ses collaborateurs, son parcours est un témoignage éloquent de sa compétence.

Mme Diakité Fatoumata N’diaye a exercé ses talents aux cotés des différents présidents qui se sont succédés à la tête du Mali depuis l’avènement de la démocratie. Ce qui fait d’elle, l’une des rares personnalités dans les secrets des pouvoirs d’AOK, d’ATT et d’IBK.

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