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Espionnage: Amnesty International déboutée dans l’affaire Omar Radi pour manque de preuves

Espionnage: Amnesty International déboutée dans l’affaire Omar Radi pour manque de preuves.
Amnesty International (AI), qui a déposé une plainte visant à interdire à la société israélienne de cybersécurité “NSO Group” d’exporter sa technologie à l’étranger, a été déboutée pour “manque de preuves” dans l’affaire Omar Radi, soulignent lundi plusieurs médias internationaux.

Manque de preuves

La juge Rachel Barkai a estimé dans la décision rendue publique lundi qu’« il n’est pas prouvé qu’une tentative a été faite pour surveiller un militant des droits humains en tentant de pénétrer dans son appareil téléphonique ». Selon la juge, le département qui contrôle les exportations au sein du ministère de la Défense fait preuve « d’une grande vigilance » avant d’accorder une licence de commercialisation ou d’exportation. Il est de plus «particulièrement sensible à la question des atteintes aux droits humains », a-t-elle ajouté.

Une juge israélienne du tribunal du district de Tel Aviv a expliqué dans sa décision rendue publique lundi que les avocats d’Amnesty n’ont pas fourni suffisamment d’éléments “pour prouver qu’une tentative a été faite pour surveiller un militant des droits humains en tentant de pénétrer son appareil téléphonique”, rapportent les agences de presse AP et AFP ainsi que le prestigieux journal américain New York Times.

Le tribunal du district de Tel Aviv a statué que les avocats d’Amnesty n’ont pas fourni de preuves suffisantes”, rapporte ainsi le grand tirage américain NYT.

Selon l’AFP, le tribunal israélien a jugé que l’ONG internationale n’a pas présenté de preuves suffisantes “pour prouver l’affirmation selon laquelle une tentative de traquer un militant des droits de l’homme en essayant de pirater son téléphone portable”.

L’ONG a cherché à révoquer la licence d’exportation de la société, arguant que son logiciel était utilisé par divers pays pour espionner les dissidents et les militants. Le tribunal a affirmé qu’Amnesty n’avait pas présenté suffisamment de preuves pour prouver que le logiciel espion était utilisé pour cibler des militants.

Le Maroc avait dénoncé les “accusations graves et tendancieuses” proférées par AI à l’encontre du Royaume et “insisté pour obtenir une réponse officielle de la part de cette Organisation qui prétend défendre les droits de l’Homme: une réponse qui comprend toutes les preuves matérielles auxquelles elle aurait eu recours pour porter préjudice au Maroc”.

Après plusieurs jours d’attente et de tergiversations, la réponse de la secrétaire générale par intérim d’AI, Julie Verhaar, adressée au Chef du gouvernement, M. Saad Dine El Otmani, “n’a pas fourni les preuves matérielles que le gouvernement marocain n’a eu de cesse de demander” à l’Organisation depuis la publication de son rapport, qui renferme des accusations infondées contre le Maroc et qui était assorti d’une campagne médiatique internationale à des fins de diffamation et de condamnation.

Ce verdict rendu par un tribunal israélien est un nouveau revers pour AI qui prouve que ses accusations contre le Maroc sont infondées.

(Avec, MAP)

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