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ENSAT / Forum : Pr A. FEKKAK, Carrefour entre l’ENSAT et les entreprises

MAROC HUB, ELDORADO DES INVESTISSEURS ÉTRANGER : UNE OPPORTUNITÉ DE DÉVELOPPEMENT EN AFRIQUE.

ENSA Tanger (ENSAT), Créée en 1998 en partenariat avec l’INSA de Lyon (France) et la Faculté des Sciences & Techniques (FST) de Tanger, l’Ecole Nationale des Sciences Appliquées de Tanger (ENSA Tanger) est un établissement public relevant de l’Université Abdelmalek Essaâdi et a pour mission de former des Ingénieurs d’Etat pluri-compétents, et innovants. L’ENSA Tanger conduit une politique d’excellence déclinée à tous les niveaux. Première des ENSA du Maroc a être créée avec une forte ambition d’ouverture sur l’environnement socio-économique, l’ ENSA Tanger se fixe aujourd’hui un nouveau défi : renforcer et consolider son positionnement parmi les meilleurs établissements d’enseignement supérieur technologiques du Maroc.

Cette rencontre de l’ENSA Tanger qui, digne des professionnels pour une 1ere, organisée en plus le 8 mars 2018, journée internationale de la femme, a pour thématique un sujet d’une brillante actualité, thématique excellemment bien choisie et réfléchie qui a porté ses fruits avec un amphithéâtre pleine à cracker de 400 ou 500 étudiant(e)s. Le choix des conférenciers fut la clef du succès de ce Forum annuel avec le Pr Abdelatif FEKKAK, Directeur de Recherche à l’école Doctorale de l’ISCAE  (Casablanca) et Président de la Fédération Mondiale de la Diversité Europe/Afrique (FMDEA à Bruxelles) et Mr Amine ANAGEM, Directeur de la Caisse Centrale de Garantie de Tanger (CCG), séance Présidé par le Pr May Hafid ALAMI à l’INSA et responsable du pole Carrer Center  de l’USAID.

Les étudiant(e)s et les Professeurs sont venu(e)s avec la volonté d’apprendre à s’auto-mesurer pédagogiquement par rapport aux sociétés de type entrepreneurial plutôt que du type salarial, s’auto-évaluer culturellement par rapport à l’épistémè général de la littérature de l’entrepreneuriat, de s’auto-situer professionnellement par rapport aux autres pays investisseurs en Afrique comme le Maroc. Le feu d’artifice des idées pour cette rencontre sous forme de Table Ronde fut ouvert par le Pr Abdelatif/Alexandre FEKKAK avec un rappel de la trajectoire historique  tels que ces types de salves:

Je cite) ‘’Il y a trente ans, on les ignorait. Il y a vint ans, on les découvrait. Il y a dix ans, on les démystifiait. Il y a cinq ans, on les encourageait. Aujourd’hui, en raison des différentes crises (économique, financière, d’endettement, de confiance), c’est qu’entre temps, on a pris conscience qu’ils créaient la moitié des nouveaux emplois dans les nouvelles unités de production ou de services dans chaque pays (avec l’ouverture des zones d’offshoring, PPP, SDL, SDR, CRI, Offset, compensation industrielle, gestion déléguée des secteurs d’eau, électricité, autoroute, tram, transport, énergie etc… Il ne reste que la Santé, l’éducation, les tribunaux, le transport urbain, la gestion de agro-industriel.

Du coup aujourd’hui tout le monde valorise non seulement les potentialités des créateurs d’entreprise locaux et les investisseurs étrangers au Maroc comme Hub pour l’Afrique avec Casa Finance City (CFC), mais aussi les incitent à renouveler le tissu industriel trop peu enclin à l’innovation technologique. Pour reprendre les relais des patrons de l’ère de l’indépendance du pays qui atteignent la soixante pour maintenir commerce et artisanat dans les zones rurales menacées de désertification, pour intégrer les jeunes dans leur collectivité locale, pour promouvoir les femmes et ce qui deviendra un jour un enjeu électoral au niveau régional et national.

Il n’y a pas un ministère, pas une collectivité locale, pas un gouverneur, une association du Maroc qui n’ait pas sa petite idée sur ‘’ce qu’il faut faire’’ pour développer sa zone industrielle et les pôles technologiques. Cela complique particulièrement la tache des banques, des associations, des fondations, des consultants et des formateurs, spécialisés dans la création des entreprises.

L’entrepreneuriat qui, dans les sociétés plus à caractère salarial, qu’une société entrepreneuriale, est au centre de la plupart des débats nationaux et (inter)nationaux et particulièrement au Maroc comme HUB pour les investisseurs de l’Afrique. La Caisse Centrale de Garantie (CCG) de Tanger a pour mission de développer et de garantir les investissements en Afrique. L’une des missions importantes de la CCG Tanger fut le Nigéria pour le Maroc. On découvre que les cultures sont complètement opposées, sinon différentes et il faut s’y adapter pour réussir sa mission.

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Il n’est pas possible de diriger une structure de l’Etat comme la CCG de Tanger, de comprendre la logique des investisseurs marocains, de saisir les normes de fonctionnement de la mentalité du pays d’accueil comme les pays africains si l’on n’est pas conscient de l’étroite relation qui existe entre les contraintes socio-culturelles africains qui dominent les acteurs institutionnels et les niveaux de performances que les entreprises peuvent atteindre avec la CCG de Tanger.

Après les deux interventions brillantes et riches en bouquet d’idées et en beaucoup humour dans un amphithéâtre plein à craquer, le débat est sans doute, lié à des raisons de conjonctures économiques entre les opportunités et les défaillances de l’infrastructure. Celles-ci ne font que dévoiler les véritables problèmes que pose les nouvelles écoles d’entrepreneuriat dans les Grandes écoles de commerce américaines, françaises et aussi au Maroc comme l’exemple des ingénieurs de l’ENSA de Tanger qui se consacre pour une très large part dans son cursus à la formation des créateurs d’entreprise et les investissements du Maroc en Afrique dans les sociétés libérales et compétitives.

Comme le disait le Pr Abdelatif/Alexandre FEKKAK : ‘’Vive la crise économique au Maroc et en Afrique’’. Dans les sociétés de type salarial et non entrepreneurial qui ne change pas, ne bouge pas, par la démocratie pluraliste pour tous et la méritocratie pour chacun(e), par le changement et le renouvellement des leaders politiques et économiques. La crise économique nous rappelle que la crise est salutaire et salvatrice car elle force et fait bouger les lignes rouges politiques, elle remue le coquetier, elle fait tomber les poires qui bénéficient des rentres de situation politique, de situation économique, de situation religieuse. La crise est comme le concept de la mondialisation, elle casse tout et elle détruit tout, rien ne lui est sacré, elle n’a pas de frontière culturelle, de frontière économique, de frontière des images télévisuelle etc.. `

Le Maroc bouge et le plus risque pour les étudiant(e)s de l’ENSA de Tanger est de prendre le risque de ne pas bouger. Ils et elles se rendent compte qu’il faut ‘’compter sur soi ‘’ au Maroc, car l’état, l’entreprise, la région de Tanger/Tétouan et les Partis politiques de gauche ou de droite ou et encore moins du centre, réunissent toute une génération d’ingénieur(e)s qui, en pleine crise d’adaptation successive depuis l’indépendance, cherchent sans les trouver, sans y être efficacement aidés, les moyens de réaliser la transition entre les méthodes de gestion traditionnelle de la navigation à vue de l’infrastructure d’accueil des créateurs d’entreprises qui ne résistent plus à la modernité et la modernisation des décisions rationalisées qui n’est pas qui n’est pas encore la sienne. Que faire ?

Le Pr Abdelatif/Alexandre FEKKAK a excellemment résumé le débat entre les conférenciers et les étudiant(e)s : (je cite) :  ‘’C’est Pasteur qui disait il ne suffit pas d’avoir un projet prophétique et angélique pour réussir, il ne sert à rien, si l’infrastructure d’accueil ou le terreau administratif  n’est pas hospitalier et accueil pour réceptionner le bouquet de fleurs d’idées ou de projet profession. Si le projet en tombant sur un territoire ou une infrastructure licencéphale, il est forcement biodégradable.)

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