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Afrique: (Vidéo) Enquêtes criminelles à l’africaine…vous n’allez pas en croire vos yeux

Par quelque bout qu’on la prenne, la magie africaine consiste toujours à s’emparer de cette énergie vitale, cette force occulte qui réside aussi bien dans les êtres que dans les choses et les éléments, et de la faire servir soit à la collectivité, soit à des fins individuelles 

L’Afrique du Sud ouvre la première école de sorcellerie sur le continent.

Si en Europe il existe des académies où l’on enseigne les sciences métaphysiques ou la magie blanche, l’Afrique du Sud, elle, a décidé de ne pas être en reste. En effet, la nation arc-en-ciel a ouvert récemment la toute première école de sorcellerie en Afrique. Cet établissement aura pour mission de former des sorciers et délivrer des diplômes ès sciences en sorcellerie. La nouvelle école est placée sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur. Selon des médias sur place, le ministre sud-africain de l’Enseignement supérieur, Blade Nzimande, a annoncé que cette école de sorcellerie a ouvert ses portes depuis le 20 mars dernier et commencera à recevoir ses premiers étudiants cette année. Pour justifier la création de cette école hors du commun, le ministre a affirmé que l’État était fatigué des personnes exerçant la sorcellerie sans permis. Tout comme les ingénieurs et les médecins, ainsi que des pasteurs qui vont à des universités pour apprendre davantage sur leur profession, les sorciers et sorcières devront suivre des formations pour mieux utiliser leurs dons en conséquence. Les formulaires d’inscription seront bientôt disponibles sur le site de l’école. L’on apprend qu’outre la magie noire, les futurs pensionnaires de la première école de sorcellerie d’Afrique apprendront les mathématiques et les sciences physiques.
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Cette force a autant de noms qu’il y a de peuples en Afrique, c’est le nyamaet le soma chez les Manding, l’evu chez les Fang, le djambe chez les maka, le ngolo chez les Bakongo, l‘ékong chez les Dovala.

Les pouvoirs magiques sont détenus par des spécialistes nommés selon les cas maîtres du savoir, sorciers, féticheurs ou marabouts.

Ces spécialistes devenus tels par initiation, par don inné ou par hérédité, ont accès à cette force occulte ; ils peuvent la condenser dans un « fétiche » ou objet sacralisé, « exactement comme les batteries ont une force électrique qu’on peut recharger » écrit Youssouf Cissé, le collaborateur de Germaine Dieterlen. Sa comparaison illustre à merveille l’aspect technique plus que mystique qui est le propre de la magie.

Contrairement à l’Europe, on ne distingue pas vraiment ici magie noire de magie blanche. Certes, dans certains groupes les maléfices du sorcier peuvent être dénoncés par un anti-sorcier (chez Serères et les Fang). Mais dans la majorité des ethnies le même personnage peut travailler « en noir » comme il peut le faire « en clair ». Il peut de surcroît accumuler les pouvoirs de devin (mancie) et de guérisseur (thérapie). Ainsi les prêtres vaudou et bokonon des Ewe et Yoruba (Bénin), le kindani (Tchad) ou le Sohantyé (Niger), semblent cumuler maints pouvoirs, y compris celui d’exterminer leurs semblables.

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(Photo: Omnitographer/Flickr/CC BY-NC-SA 2.0)

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