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En Afrique, les Elections sont marquées par cette phrase: « L’Opposition Conteste Les Résultats Des Elections »

Photo:Lebabi.net / Des manifestants à Abidjan, en Côte d'Ivoie, le 28 septembe 2015
Photo:Lebabi.net / Des manifestants à Abidjan, en Côte d’Ivoie, le 28 septembe 2015
  • Hillary Clinton reconnaît sa défaite et félicite Trump. Selon NBC, Hillary Clinton vient d’appeler son rival pour le féliciter de sa victoire.
  • Marine Le Pen a « félicité » Emmanuel Macron: « J’ai appelé monsieur Macron pour le féliciter de son élection », a indiqué Marine Le Pen, candidate FN à l’élection présidentielle

Longtemps, les matches de football ont été les compétitions les plus disputées en Afrique. Des mois durant, des rencontres provoquaient d’interminables débats. Le début des années 90 marque une rupture, avec l’avènement d’élections multipartites. Très vite, la compétition électorale devient le sport le plus populaire. Et ainsi que les connaisseurs s’accordent à le dire, tout comme les matches de football, certaines élections méritent d’être applaudies, d’autres sont de tragiques parodies, mais la plupart se situent entre ces deux extrêmes.

Les élections en Afrique sont souvent contestées et débouchent sur des vagues de violence (Kenya, Congo-Brazzaville, Gabon, etc.). Comment expliquer un tel phénomène ?

Afin de répondre à cette question, l’approche de l’économie des choix publics (Public Choice) semble pertinente. Dans cette approche, on considère qu’il n’y a pas d’Etat qui cherche l’intérêt général, mais seulement des hommes d’Etat (politiques et bureaucrates) qui se préoccupent en premier lieu de leur propre intérêt (recherche du pouvoir). Toujours dans cette approche, le processus des élections, est considéré comme un marché : les offreurs sont les hommes politiques et les demandeurs sont les électeurs. Contre les votes des seconds, les premiers échangent des promesses électorales dans des domaines spécifiques. Bien évidemment, pour que les résultats du scrutin soient admis par tous les participants, ces derniers doivent observer un certain nombre de règles relatives à la concurrence loyale, c’est-à-dire des règles qui garantissent le bon fonctionnement du marché politique. En conséquence, si les élections en Afrique sont souvent contestées c’est parce que les règles du bon fonctionnement du marché politique manquent ou lorsqu’elles existent elles ne sont pas respectées.

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Concevoir des élections crédibles:

Les discussions sur les élections en Afrique sont aussi courantes que les élections elles-mêmes. Des années durant, de nombreux séminaires, réunions et conférences ont cherché à identifier les ingrédients indispensables à la tenue de scrutins crédibles, dont certains étaient organisés par les programmes et organismes des Nations Unies. Ceux-ci ont permis d’identifier un certain nombre de pratiques exemplaires à partir de cas d’élections modèles et de cas plus difficiles.

Il semble qu’existe un consensus sur les facteurs pouvant permettre d’organiser des élections crédibles :

  • Parmi ces facteurs, le plus proéminent est la mise en place d’une commission électorale véritablement indépendante et impartiale. Une telle institution peut servir d’arbitre pendant les élections ; son indépendance et son impartialité peuvent accroître la confiance des citoyens envers le processus. Les commissions doivent agir de manière transparente et être à l’écoute de tous les acteurs impliqués dans les élections.
  • Ajouter à ceci des observateurs électoraux impartiaux — locaux et étrangers — qui peuvent fournir une évaluation objective du processus électoral, aidant ainsi les citoyens à déterminer sa légitimité.
  • Les médias doivent être en mesure de fournir une couverture équilibrée de tous les candidats et partis.
  • Les associations de la société civile doivent intervenir sur des questions allant de l’éducation des électeurs à la promotion du dialogue électoral ainsi que d’iniatives visant à désamorcer les conflits.
  • Tout au long du processus électoral, les forces de sécurité doivent rester neutres.
  • Les partis politiques et candidats rivaux doivent manifester leur volonté de se comporter de manière juste et pacifique. Les dirigeants au pouvoir doivent se montrer tolérants et respectueux envers le processus électoral.

 

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