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Effondrement d’immeubles à Marseille, effondrement de deux maisons à Casablanca…

Effondrement de deux maisons à Casablanca: un nouveau corps retiré des décombres

Deux maisons menaçant ruine, dont l’une n’était pas occupée, se sont effondrées mardi matin à Derb Lamaâizi, rue Tazarine à Casablanca, apprend la MAP auprès des autorités locales de la préfecture d’arrondissements de Casablanca-Anfa.

Une femme a été blessée et deux autres sont portées disparues à la suite de cet effondrement, ajoute la même source, précisant que la femme blessée a été transférée à l’hôpital Moulay Youssef pour recevoir les soins nécessaires.

Les éléments de la protection civile, les autorités locales et les services de sécurité, qui se sont rendus immédiatement sur le lieu de l’effondrement, poursuivent les recherches pour retrouver les personnes portées disparues.

En outre, les habitants ont été alertés dans l’immédiat d’évacuer l’immeuble pour préserver leur sécurité, d’après un communiqué du ministère, qui note que deux fils de la même famille avaient bénéficié de deux appartements de la Société nationale d’aménagement communal (SONADAC).

Dans une déclaration à la MAP, Bakhyi Rachid, fils de l’une des deux victimes, a indiqué que sa mère, deux sœurs et une nièce, Ghaiti Amal retirée vivante des décombres, n’ont pu quitter les lieux pour cause de «différend familial» et ce, en dépit des mises en gardes des autorités locales et de la SONADAC en charge des opérations de relogement des familles.

«Ma sœur ainée Bakhyi Fatima, qui habite dans un autre quartier de Casablanca, a bloqué le processus du dossier de déménagement», a expliqué Bakhyi Rachid, qui, lui-même, avait déménagé.

Rappelant que sa famille a déjà bénéficié du programme de relogement des résidents des maisons menaçant ruine dans la médina, il a ajouté qu’il va «ester en justice contre sa sœur aînée pour avoir bloqué le processus de déménagement».

Communiqué du Ministère de l’Aménagement du Territoire National, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la Ville .

Huit personnes au moins étaient toujours portées disparues mardi matin à Marseille, dans les décombres des immeubles qui se sont effondrés lundi.

Éclairés par d’imposants spots lumineux, sous une pluie battante, les marins-pompiers poursuivaient mardi au petit matin les recherches dans les gravats des immeubles vétustes qui se sont effondrés la veille dans le centre de Marseille, où au moins 8 personnes étaient toujours portées disparues. Toute la nuit, alternant les travaux avec une imposante grue, une pelleteuse ou à mains nues, les secours ont continué à fouiller les décombres, un amas d’une profondeur de 15 m. Régulièrement, des chiens inspectaient également la zone, à la recherche d’éventuelles victimes.

“Peu optimiste face à la situation”, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner a précisé sur place lundi soir que huit personnes étaient “susceptibles” de se trouver dans l’immeuble du 65 rue d’Aubagne quand celui-ci s’est effondré, avec le bâtiment mitoyen du 63, vers 09H00 lundi. Huit victimes potentielles donc, voire dix, avec ces “deux passants susceptibles d’avoir été emportés dans l’effondrement”, a-t-il ajouté. Il y a “peu de chance que l’on puisse trouver des poches de survie”, a souligné M. Castaner, l’effondrement d’un troisième immeuble, au 67 de la rue, en fin d’après-midi, ayant écrasé les gravats du matin. Le ministre devrait refaire un point de situation vers 08H00 mardi.

A l’aube, les marins-pompiers ont achevé de dégager les gravats effondrés sur la rue d’Aubagne elle-même, y retrouvant notamment une voiture totalement aplatie. A proximité, le jeune serveur d’un bar observait mardi matin les recherches, en larmes. Lui connaissait bien Simona, une jeune Italienne vivant dans un des immeubles écroulé, et dont personne n’a de nouvelles depuis lundi: “C’était une jeune fille géniale, elle révisait chez nous, je me rappelle quand elle avait fêté son diplôme”, confie-t-il à un journaliste de l’AFP. Parmi les personnes disparues figureraient aussi une femme qui n’est pas allée chercher sa fille à l’école, et une autre femme “qui ne sortait jamais de chez elle”, avait indiqué lundi le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Renaud Muselier.

Survivante, Sophie, 25 ans, étudiante en master en philosophie, avait, elle, quitté son appartement du 65 rue d’Aubagne dimanche soir, pour aller dormir chez ses parents: “Depuis plusieurs jours, les portes de plusieurs appartements ne fermaient plus, ou à peine, dont la mienne. Et j’ai eu peur de me retrouver prisonnière chez moi, la porte bloquée”, a-t-elle raconté à l’AFP, précisant avoir porté plainte dès lundi auprès de la police judiciaire, saisie de l’enquête par le parquet. “Ce qui compte, c’est qu’on trouve le moins de morts possible, mais nous pensons qu’il y en aura”, avait prévenu lundi l’après-midi le maire LR de Marseille, Jean-Claude Gaudin.

Logement indigne

L’un des deux bâtiments qui s’est effondré, au 63 de la rue, était “fermé et muré”, selon la mairie, qui l’avait racheté après avoir pris un arrêté de péril en 2008. Au numéro 65, dans l’autre immeuble, 9 appartements sur 10 étaient en revanche habités, au-dessus d’un commerce vacant au rez-de-chaussée. En copropriété, il avait fait l’objet le 18 octobre “d’une expertise des services compétents qui avait donné lieu à la réalisation de travaux de confortement permettant la réintégration des occupants”, a assuré la mairie. Le troisième immeuble, au numéro 67, abandonné et muré depuis l’été 2012, s’est quant à lui partiellement effondré.

“Ce dramatique accident pourrait être dû aux fortes pluies qui se sont abattues sur Marseille ces derniers jours”, selon une hypothèse avancée par la mairie, qui a évacué et relogé 100 habitants des immeubles à proximité. Mais plusieurs représentants de l’opposition ont fait le lien avec l’ampleur du problème du logement indigne à Marseille, notamment dans le centre. “Ce sont les maisons des pauvres qui tombent et ce n’est pas un hasard”, a tonné le chef de file des Insoumis et député du secteur Jean-Luc Mélenchon, regrettant “une drôle d’odeur de désinvolture et d’indifférence à la pauvreté”.

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