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« DONALD TRUMP ET L’AFRIQUE, LE CLASH »…A méditer !

“je n’ai pas besoin de vous harceler comme les présidents français le font disant que la France-Afrique est terminée , pourtant ils continuent à vous envoyer les faux touristes qui vous espionnent et reviennent leurs dire comment il faut vous recoloniser.” Donald Trump

  • Si après 50 ans d’indépendance, vous n’avez pas construit les infrastructures nécessaires pour votre peuple, êtes-vous des humains?
  • Si vous vous asseyez sur l’or, le diamant, le pétrole, le manganèse, l’uranium… et que vos populations n’ont pas à manger, êtes-vous des humains?
  • Si pour rester au pouvoir, vous n’hésitez pas à acheter des armes chez les étrangers pour tuer vos propres concitoyens, êtes-vous des humains?
  • Si votre seul projet social est de rester au pouvoir à vie, êtes-vous des humains?
  • Si vous méprisez et vous abattez vos propres citoyens comme des gibiers, qui va les respecter?

Je suis le premier des présidents occidentaux qui aime l’Afrique et ses enfants.

Rébarbatif comme un bilan comptable et/ou prospectif de la Banque Mondiale, mais riche d’enseignements sur un monde en évolution rapide. La Banque Mondiale a estimé récemment que l’un des pays de l’Afrique de l’Est a connu une croissance de 8,5% en 2017 et a prévu une performance en 2018 autour de 8,2%. L’Ethiopie outrepasse les taux de croissance de l’Inde (6,7%) et de la Chine (6,8%). Il est le deuxième pays le plus peuplé d’Afrique (102 millions d’habitants) et subit une mutation depuis quelques années. Dans les années 2000, il ne se tenait pas loin des deux pays les plus ‘pauvres’ de la planète en termes de GDP per capita, l’Afghanistan et Haïti. En 2000, 56% des Ethiopiens vivaient en dessous du niveau de pauvreté, en 2011, ils n’étaient plus que 31%, en raison d’une poussée de croissance de 10,5% entre 2005 et 2015. Les services comme les transports et l’hôtellerie contribuent pour moitié à ce développement à côté de l’agriculture, l’exportation du café continue d’en être une ressource dominante. La Chine investit largement dans le secteur de l’énergie et des voies ferrées. L’aéroport d’Addis-Abeba est de facture chinoise, le périphérique qui ceinture la capitale aussi, de même les autoroutes qui commencent à sillonner le pays. L’amélioration des prix des matières premières permet d’envisager sereinement les proches années à venir. L’Afrique sub-saharienne a connu une croissance de 2,4% en 2017, après un médiocre 1,3% en 2016 mais 3,2% sont escomptés pour 2018. Les pays de l’Union ouest-africaine ne seront pas de reste, leur croissance sera soutenue grâce à d’importants investissements publics. Seule la Côte d’Ivoire pâtira de la baisse du prix de cacao. Nous sommes encore loin de la prospérité mais si les puissances qui s’ingénient à ralentir leur perte d’hégémonie en implantant des groupes terroristes là où elles sont évincées, il y a de quoi espérer. Les Africains auront les moyens de vivre décemment chez eux sans ingérence néfaste. Ils n’iront pas quérir la sécurité (en risquant leur vie) ailleurs. Trump n’aura qu’à ravaler ses propos scatologiques.

Si tant est qu’il l’ait  dit malgré tous ses défauts, Donald Trump a sans doute raison.  L’Afrique et nous les africains devrions bien revoir la copie. Près que six décennies de vécu et toujours à la traîne dans la marche du monde. L’Afrique a besoin de grandir et l’envol prend un sacré retard depuis 1960. Pourtant nous en sommes tous conscients mais nous lésinons sur les valeurs universelles, innovantes, les audaces intelligentes, les morales contraignantes, les tabous, les préjugés, les clichés. Et nous cultivons la médiocrité, l’indécision, la fourbe, la facilité, la politique de l’Autriche, refusant le bon sens, le partage, l’altruisme, l’audace, l’entre aide.

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Chez nous, on privilégie le faut et la force du pouvoir sur les faibles pourtant plus nombreux, au profit du plus rusé, hors la ruse est un vice, un vilain défaut fait de lâcheté et  de piège contre l’autre. Il faut ‘ailleurs la préféré à l’honnêteté sans quoi on vit de malice comme un démon prêt à sucer l’âme de l’autre pour sa survie, les heures de gloires et l’empirisme. Pendant ce temps la masse populaire qui a la vox populi reste aphone craignant les représailles et musellement, sans liberté ni aucune forme de démocratie.

Pourtant partout l’Afrique, berceau de l’humanité, le plus grand continent, le plus peuplé, aux réserves incommensurables (…), par ces dirigeants a ratifié ou signé tous les paraphes qui portent sur les valeurs intrinsèques et qui régissent la gestion idoine des grandes nations vertueuses et susceptibles de prétendre au développement. Malheureusement,  tout ce bon sens est devenu lettre morte dans la pratique quotidienne de la gestion de la chose publique.

Raison suffisante pour le blanc, loin de son occident natal depuis 1789, arrive à nous manipuler par une sorte de néo-colonisation,  qu’osent porter d‘ailleurs en ce 21ème siècle et  à nos dépends, les peuples jaunes et rouges. Peuples qui, avec tout le respect, jadis étaient aux antipodes de la démocratie et des formes de développement socio-économique et professionnel.

Ce sont alors ces peuples là qui  gouverne le monde, dictent la marche à suivre et nous continuons à suivre le pas, dans le domaine minier, foncier, économique, de la santé, du sport, de l’éducation, du doing-business , de politique…Comme s’il étaient plus matures que nous autres hommes de couleurs, qui avons du mal à nous surpasser pour les dépasser ou à défaut arriver à leur auteur.

Populations civiles d’Afrique et de la diaspora, c’est nous qui choisissons nos élus ;  pour qu’ils nous respectent,  obligeons les à respecter nos choix et à satisfaire nos demandes sociaux. Il faut changer nos modes d’élection et modifions les systèmes, en faisant venir par référendum de nouvelles formes de gouvernances, différentes de  celles héritées des systèmes coloniaux, surannées et archaïques, que même les peuples de l’Occident n’utilisent plus; parce que non conformes et désuètes face à la recherche du développement et de la croissance pour le bien être inclusif de tous sans exception.

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