Home / CULTURE / Documentaire: Algérie, Assassinat des sept moines martyrs de tibhirine… la grande manip, comment s’explique que les boss des djihadistes sont tous des algériens … affaire sans suite !!!

Documentaire: Algérie, Assassinat des sept moines martyrs de tibhirine… la grande manip, comment s’explique que les boss des djihadistes sont tous des algériens … affaire sans suite !!!

 

 

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L’unification des forces djihadistes au Sahel, ils sont tous ou presque des Algériens.

AQMI est dirigée depuis 2004 par Abdelmalek Droukdal, alias Abou Moussab Abdelwadoud. Âgé d’une quarantaine d’années, l’homme a vu le jour à Meftah, dans la banlieue sud d’Alger. Chimiste de formation, il a rejoint le GIA en 1994.

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Les groupes djihadistes qui ont annoncé leur fusion début mars 2017 comptent parmi les plus importants en nombre et les plus actifs depuis quatre ans, que ce soit contre les forces françaises ou contre les forces africaines. Ils étaient jusqu’ici divisés militairement, éparpillés territorialement et affichaient parfois leurs divergences et leurs dissensions publiquement.

Leur unification en une seule organisation (le Front DIM) représente un tournant pour le djihadisme sahélien et n’augure rien de bon pour la situation sécuritaire au Mali.

Quatre groupes sont concernés par cette unification.

L’Émirat du Sahara – C’est la filiale locale d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), dirigée par l’Algérien Yahya Abou Al-Hammam et composée de plusieurs sections actives dans l’ensemble du Sahel.

En dix ans, cette filiale s’est bien implantée localement et renforcée par l’accueil des transfuges d’Al-Qaïda, qu’ils soient de retour d’Afghanistan, d’Irak, de Syrie ou, plus récemment, de Libye. Aujourd’hui, elle est plus puissante que la maison-mère dont elle dépend (AQMI) et possède plus d’armes et d’hommes.

Al-Mourabitoun – Ce groupe, dirigé par l’Algérien Mokhtar Belmokhtar, dit « le Borgne », a été créé en 2013 à la suite d’une sécession d’AQMI avant de réintégrer son giron en 2016.

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Au cours de ses trois années de cavalier seul, Belmokhtar a opéré avec ses combattants sous divers noms dont celui d’Al-Moulathamoun (les Enturbannés) puis Al-Mouwaqqioun biddam (les Signataires par le Sang).

Pour former son dernier groupe, Al-Mourabitoun, il a uni ses forces avec celles d’un autre groupe, le MUJAO (Mouvement pour l’Unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest).

Mais sous toutes ces appellations, le personnage s’est toujours fait connaître par ses opérations commandos très meurtrières, telles que la prise d’otages massive qui a eu lieu début 2013 sur le site gazier d’Inn Amenas au sud de l’Algérie et le massacre perpétré contre les patrouilles mixtes au nord du Mali en janvier 2017 (près d’une centaine de victimes).

Ansar Eddine – Ce groupe est dirigé par le chef touareg Iyad Ag Ghaly, issu des tribus Ifoghas, bien implantée au nord du Mali, à la frontière avec le Niger et l’Algérie.

Ce personnage a évolué au fil du temps pour devenir l’un des chefs de guerre islamistes les plus en vue de la région. En 2012, il a coordonné les attaques djihadistes au nord du Mali et proclamé « l’Emirat islamique de l’Azawad », avant qu’il ne soit chassé de Tombouctou par les forces française en janvier 2013. Son groupe, Ansar Eddine (les Défenseurs de la religion) est formé essentiellement de membres des tribus Ifoghas dont il est issu, ce qui lui offre un fort ancrage local et lui procure un certain soutien dans la population.

En quatre ans, il est devenu si incontournable que la direction de la nouvelle organisation djihadiste (le Front DIM) lui a été confiée par l’ensemble des autres chefs. C’est dire à quel point, il est aujourd’hui une figure centrale du djihadisme sahélien.

Les Brigades de Massina – Ce groupe, dirigé par Mohamed Koufa, chef religieux bien connu du centre du Mali, est formé essentiellement de combattants issus des tribus Foulan qui s’estiment persécutés par l’ethnie Bambara, au pouvoir au Mali.

Le fait que ce groupe rejoigne le nouvel ensemble (le Front DIM) est la conséquence directe du pacte d’allégeance qui liait déjà son chef, Koufa, au chef d’Ansar Eddine, Iyad Ag Ghaly, mais sa zone d’activité demeure le centre du Mali.

 

En fusionnant, ces quatre groupes non seulement créent la plus grande organisation armée de la région subsaharienne en termes d’hommes et de combattants ; mais en plus, ils assurent une coordination et une couverture territoriale sans précédent pour leurs actions à venir.

Leur expérience dans la lutte armée et leur complémentarité au niveau militaire risque de poser de gros problèmes aux forces françaises sur place et plus largement aux forces africaines.

Lorsque le président Hollande avait lancé l’intervention au Mali en janvier 2013, il avait promis une éradication rapide des groupes djihadistes dans la région, en mettant en place d’abord l’opération Serval, puis l’opération Barkhane qui étend le rayon d’action géographique des forces françaises. Quatre ans plus tard, le bilan est loin d’être reluisant puisque l’intervention a conduit à la naissance d’un puissant front djihadiste, promu à un bel avenir grâce à son ancrage local, à son alliance avec Al-Qaïda et à la défaite annoncée de son principal concurrent, l’Etat islamique (Daech).

Pis, le fait que le nouveau front ait choisi un chef local, Iyad Ag Ghaly, issu des tribus touarègues, est le signe ultime de l’ancrage local et durable du djihadisme.

Ce dernier a promis, lors de son discours d’investiture à la tête de la nouvelle organisation (le Front DIM), de concentrer ses frappes sur « l’ennemi colonisateur croisé », autrement dit sur les forces françaises au Mali.

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Assassinat des sept moines martyrs de Tibhirine.. la grande manip… affaire sans suite !!!

C’est d’ores et déjà un des textes spirituels majeurs du XXe siècle… Le « Testament » de Christian de Chergé, moine de Notre-Dame de l’Atlas, est un texte d’une grande profondeur, mais aussi d’une vraie dimension littéraire.

D’une extraordinaire densité, ce texte a été rédigé en décembre 1993, deux ans avant les évènements tragiques, à une époque où les islamistes lancent un ultimatum, enjoignant à tous les étrangers de quitter le sol algérien. Christian de Chergé, d’une plume précise et bouleversante, annonce le choix irrévocable d’une « vie donnée à Dieu et à ce pays ».

En mai 1996, en apprenant la mort des moines, la famille de Christian de Chergé découvre avec émotion le contenu de la lettre envoyée par le prieur deux années plus tôt. Pressentant que ce texte dépasse largement le cadre familial et s’adresse à tous, les proches de Christian de Chergé prennent contact avec le quotidien La Croix pour proposer la publication du Testament. Depuis, le texte ne cesse d’être lu et relu par tous ceux qui le découvrent.

Le Testament lu par Dom Eric, Abbé d’Aiguebelle (CD Tibhirine 10ème anniversaire – Choeur des moines de l’Abbaye d’Aiguebelle)

Testament spirituel de Christian de Chergé PDF Imprimer Envoyer

Quand un A-DIEU s’envisage…

S’il m’arrivait un jour – et ça pourrait être aujourd’hui – d’être victime du terrorisme qui semble vouloir englober maintenant tous les étrangers vivant en Algérie, j’aimerais que ma communauté, mon Église, ma famille, se souviennent que ma vie était DONNÉE à Dieu et à ce pays. Qu’ils acceptent que le Maître Unique de toute vie ne saurait être étranger à ce départ brutal. Qu’ils prient pour moi : comment serais-je trouvé digne d’une telle offrande ? Qu’ils sachent associer cette mort à tant d’autres aussi violentes, laissées dans l’indifférence de l’anonymat.

Ma vie n’a pas plus de prix qu’une autre. Elle n’en a pas moins non plus. En tout cas, elle n’a pas l’innocence de l’enfance. J’ai suffisamment vécu pour me savoir complice du mal qui semble, hélas, prévaloir dans le monde et même de celui-là qui me frapperait aveuglément. J’aimerais, le moment venu avoir ce laps de lucidité qui me permettrait de solliciter le pardon de Dieu et celui de mes frères en humanité, en même temps que de pardonner de tout cœur à qui m’aurait atteint. Je ne saurais souhaiter une telle mort. Il me paraît important de le professer. Je ne vois pas, en effet, comment je pourrais me réjouir que ce peuple que j’aime soit indistinctement accusé de mon meurtre. C’est trop cher payer ce qu’on appellera, peut-être, la « grâce du martyre » que de la devoir à un Algérien, quel qu’il soit, surtout s’il dit agir en fidélité à ce qu’il croit être l’Islam.

Je sais le mépris dont on a pu entourer les Algériens pris globalement. Je sais aussi les caricatures de l’Islam qu’encourage un certain islamisme. Il est trop facile de se donner bonne conscience en identifiant cette voie religieuse avec les intégrismes de ses extrémistes. L’Algérie et l’Islam, pour moi, c’est autre chose, c’est un corps et une âme. Je l’ai assez proclamé, je crois, au vu et au su de ce que j’en ai reçu, y retrouvant si souvent ce droit fil conducteur de l’Évangile appris aux genoux de ma mère, ma toute première Église. Précisément en Algérie, et, déjà, dans le respect des croyants musulmans. Ma mort, évidemment, paraîtra donner raison à ceux qui m’ont rapidement traité de naïf, ou d’idéaliste : « Qu’il dise maintenant ce qu’il en pense ! » Mais ceux-là doivent savoir que sera enfin libérée ma plus lancinante curiosité. Voici que je pourrai, s’il plaît à Dieu, plonger mon regard dans celui du Père pour contempler avec Lui ses enfants de l’Islam tels qu’Il les voit, tout illuminés de la gloire du Christ, fruits de Sa Passion investis par le Don de l’Esprit dont la joie secrète sera toujours d’établir la communion et de rétablir la ressemblance en jouant avec les différences.

Cette vie perdue totalement mienne et totalement leur, je rends grâce à Dieu qui semble l’avoir voulue tout entière pour cette JOIE-là, envers et malgré tout. Dans ce MERCI où tout est dit, désormais, de ma vie, je vous inclus bien sûr, amis d’hier et d’aujourd’hui, et vous, ô mes amis d’ici, aux côtés de ma mère et de mon père, de mes sœurs et de mes frères et des leurs, centuple accordé comme il était promis ! Et toi aussi, l’ami de la dernière minute, qui n’aura pas su ce que tu faisais. Oui, pour toi aussi je le veux ce MERCI, et cet « À-DIEU » envisagé de toi. Et qu’il nous soit donné de nous retrouver, larrons heureux, en paradis, s’il plaît à Dieu, notre Père à tous deux.

AMEN ! Inch’Allah ! « 

>>> Lire aussi:⇒ Algérie: en réponse à Mourad Bouakkaz… Aref Mechakera

https://www.youtube.com/watch?v=jquCuTimlEA

https://www.youtube.com/watch?v=k6YX08EU8WA

 

https://www.youtube.com/watch?v=HqtIqg_4e0k

https://www.youtube.com/watch?v=PJWhAMS1CrA

https://www.youtube.com/watch?v=EFDQwr8poHw

https://youtu.be/I3BWcDo1RKw

https://www.youtube.com/watch?v=L-JhJat-cPk

https://www.youtube.com/watch?v=9F2nGUwGbJY

https://www.youtube.com/watch?v=WGChGdUsOtg

https://www.youtube.com/watch?v=aO__shPCsv8

 

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