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CINÉMA: LA PREMIERE DAME DU MALI, MADAME KEITA AMINATA MAIGA DONNE UN COUP DE CLAP ENTRE LE MALI ET LE MAROC.

(Crédits photographies CcomPRM -Madou’s)
En prélude à la Conférence Mondiale sur la migration : L’Ambassade du Maroc au Mali met l’accent sur la sensibilisation par le cinéma
L’Ambassade du Royaume du Maroc au Mali organise, en partenariat avec les Centres Cinématographiques du Maroc et du Mali, des journées Cinématographiques sur le thème de «cinéma et migration », du 14 au 16 décembre 2018, au Conservatoire des Arts et Métiers multimédia Balla Fasséké Kouyaté (Route de Koulouba), selon un communiqué de l’Ambassade du Maroc au Mali. Ces journées Cinématographiques sont organisées sous le Haut Parrainage de Mme Keita Aminata Maïga, Épouse du Président de la République du Mali, à l’occasion de la tenue de la Conférence Mondiale sur la migration ordonnée, sûre et régulière, les 10 et 11 décembre 2018 à Marrakech. « Ce conclave cinématographique se veut une occasion d’échanges autour du phénomène de la migration vu au travers de la production cinématographique des deux pays (Mali et Maroc).
On le savait : le Mali et le Maroc sont de vrais amis et dans plusieurs domaines. Et le cinéma n’en sera pas un nouveau puisque pour la petite histoire : lorsque la guerre de Yougoslavie éclate au début des années 90, C’est le Maroc qui récupère les archives filmiques du Mali pour les stocker chez lui, au nom de notre pays.

L’occasion était excellente ce vendredi 14 décembre 2018, pour rappeler cela à la faveur des journées cinématographiques Mali-Maroc ouvertes au Conservatoire des Arts et des Métiers Balla Fasséké KOUYATE, au flanc de la colline du Point G, à Bamako.

C’est la Première Dame du Mali, Keïta Aminata MAIGA, Présidente de l’ONG AGIR, qui a donné dans la salle de spectacles du Conservatoire le coup d’envoi solennel de ces journées cinématographiques Mali-Maroc.

Le thème de cet événement culturel est « Cinéma et Migration ». Il est organisé par l’Ambassade du Royaume du Maroc en partenariat avec les Centres cinématographiques du Mali et du Maroc.

L’événement a mobilisé autour de la Première Dame du Mali, marraine de l’évènement, le Président du Conseil des Economique Social et Culturel, des membres du Gouvernement, dont le Ministre de la Culture, le Ministre Secrétaire Général de la Présidence de la République, Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur du Royaume Chérifien au Mali, l’Epouse du Premier Ministre, les proches collaborateurs de la Première Dame, le Maire de la Commune III et le Représentant du Gouverneur du District de Bamako, des Ambassadeurs accrédités au Mali, les Directeurs des Centres Cinématographiques du Mali et du Maroc, une délégation du Royaume du Maroc, le Directeur du Conservatoire des Arts et Métiers Balla Fasséké KOUYATE et de nombreux grands usagers du domaine des arts et de la culture, dont des cinéastes, artistes, les leaders religieux , prêcheurs , et les étudiants du Conservatoire.

LE FILM MALIEN ‘’REGRET’’ A l’AFFICHE

C’est la toute première fois que le Mali et le Maroc organisent ensemble une telle rencontre dédiée au cinéma.

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Dans les différentes allocutions, tous les intervenants ont magnifié l’excellence des relations séculaires entre nos deux pays, notamment entre Tombouctou et le Royaume chérifien. Les premières bourses pour cinéastes ont été offertes par le Maroc et la ministre de la culture, N’Diaye Ramatoulaye DIALLO l’a rappelé. Elle a aussi rendu hommage à la première dame du mali pour tout ce qu’elle fait pour la culture au mali comme l’atteste sa présence à l’évènement du jour.

L’ambassadeur du Maroc au Mali, Son excellence Hassane NACIRI, grand artisan de cet évènement, a salué le rôle des cinéastes maliens et marocains dans l’émergence de sociétés justes et épanouies dans leurs pays distinctifs et s’est dit honoré de voir une telle occasion de communion voir le jour.

Quant aux responsables des deux centres cinématographiques réunis à travers ces journées, ils ont réitéré l’urgence absolue d’une convergence pour l’émergence d’un cinéma du sud fort et pérenne.

A la fin des allocations, KEITA Aminata MAIGA a donné le coup de clap symbolique marquant le coup d’envoi de ces journées cinématographiques Mali-Maroc.

Pendant deux jours, le public malien a la possibilité de voir trois films maliens et trois films marocains sélectionnés qui seront projetés au Conservatoire et au Centre national de cinématographie.

Il s’agit pour le Mali des films ‘’REGRET’’ du producteur Oumar Almahmoud MAIGA, ‘’SO KADI’’ de Awa MEITE, et ‘’TAAMA’’ de Kalifa Daouda KEITA. Coté marocain, on aura ‘’TARFAYA’’ de Daoud Aoula SIYAD, ‘’MAINS RUDES’’ de Mohamed ASLI, et »ADIOS CARMEN’‘ de Mohamed Amin BENAMRAOUI, »ANDALOUSIE MON AMOUR » de Mohamed NADIF. Entre les deux délégations, on aura le marroco-malien Sohel BEN BARKA avec son film »TAMBOURS DE FEU’‘.

Cette première édition est axée sur la question migratoire, un sujet d’actualité qui cause de nos jours des tragédies humaines notamment en milieu jeune.

On peut s’en rendre compte dans le long métrage REGRET du jeune producteur malien, Oumar Almahmoud MAIGA (aussi, IR GANDA MISSAY ou la Conjoncture, 2015). Ce film émouvant avec des acteurs jeunes et talentueux parle du drame de dix-sept jeunes africains partis du nord du Mali pour l’Europe via la Libye. Ils seront tués par des bandits ou par la soif, la faim et la fatigue. Seul un survivra ; ce film sorti cette année même a été projeté juste après la cérémonie d’ouverture en présence du producteur. Le public jeune, formé pour la plupart des étudiants du Conservatoire, a pu mesurer la qualité de la production et surtout le calvaire enduré par les migrants irréguliers dont la mésaventure est transposée dans le film.

A la fin de la projection on pouvait lire l’émotion de ces jeunes qui n’ont pas manqué d’aller congratuler le jeune producteur qui est lui-même un des héros du film.

Les journées prendront fin le 16 décembre 2018.

 

Avec, mediasdusahel

 

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