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CENTRAFRIQUE / Entre pardon et Réconciliation.

En République Centrafricaine, l’heure est aux préparatifs du Forum pour la réconciliation nationale. Cet évènement déterminant pour l’avenir de la RCA devrait débuter le 27 Avril prochain et s’achever le 02 Mai 2015.

  

 

Trois nouveaux décrets ont ainsi été prix samedi dernier après midi par la présidente de Transition Catherine Samba-Panza pour créer le comité technique d’organisation et  désigner les membres, conformément aux prescriptions  duForum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique” en Centrafrique s’est  à Brazzaville du 21 au 23 juillet sous la médiation du chef de l’Etat congolais Denis Sassou N’Guesso.

Quant au présidium du forum national créé par un autre décret, il est chargé de faire adopter le règlement intérieur et le code de bonne conduite du forum, mais aussi organiser les travaux et veiller au bon déroulement des assises. Le comité technique est placé sous l’autorité du comité de pilotage du processus politique de l’après forum de Brazzaville, selon les termes du décret.

Jean-Jacques Demafouth, ministre conseiller chargé des Relations avec les forces internationales, un proche de la présidente Catherine Samba-Panza est désigné coordonnateur général du comité technique d’organisation du Forum national de Bangui. Il est assisté de deux coordonnateurs adjoints : Jeannette Dethoua, ministre de la Réconciliation nationale et du pasteur Nicolas Guere-Koyame, membre de la plate-forme religieuse.

Le comité technique comprend en outre cinq membres, deux facilitateurs internationaux et des commissions thématiques. « Le comité bénéficie de l’appui technique du centre pour le dialogue humanitaire et des facilitateurs », indique le décret.

La mission de ses membres consiste à arrêter la liste définitive des participants, des facilitateurs, des observateurs, des représentants de la presse et des invités au forum. Ils sont aussi censés arrêter le calendrier de la rencontre.  Cependant, tout porte à croire  que des querelles intestines de leadership précisément au sein des anti-balaka pourraient entacher le bon déroulement de ce rassemblement capital. D’un coté, Edouard Ngaissona, coordonnateur national des anti-balaka, qui a fondé son parti, le PCUD, fin novembre. De l’autre, une figure de la mouvance anti-balaka, Joachim Kokaté, qui conteste le leadership de Ngaissona et affirme avoir le soutien des comzones  de province pour représenter le groupe audit forum  afin de  négocier le programme de désarmement, de démobilisation et de réintégration (DDR) des anti-balaka avec les autorités de transition.

Notons par ailleurs que , la présidence kenyane a annoncé la signature à Nairobi  d’un accord “de cessez-le-feu” entre ex-Séléka  et anti-balaka représentés respectivement par l’éphémère président de la transition Michel Djotodia et Joachim Kokaté. En janvier, anti-balaka et ex-Séléka avaient déjà signé dans la capitale kenyanne, un accord de cessez-le-feu. Cet accord, qui était accompagné d’un projet d’amnistie générale et appelait au remplacement des autorités de transition en place, n’avait jamais été reconnu par les autorités de la transition à Bangui.

 

Depuis, les belligérants avaient accepté d’amender leur accord, pour renoncer, au moins dans l’immédiat, à l’amnistie générale et reconnaître les autorités de transition. Mais il n’était pas clair mercredi soir quelle version avait été retenue pour la signature de l’accord définitif: la formule de janvier ou celle amendée par la suite.

afriquemedia

 

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