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Burkina / terrorisme / Vaincre ou périr! Les enseignements de l’assaut antiterroriste au petit matin

 

Ce qui s’est passé dans la nuit d’hier à aujourd’hui nous interpelle à plus d’un titre. Désormais, nous avons l’obligation d’être des vigies.
Quelque 202 personnes, dont certaines soupçonnés de terrorisme, ont été arrêtées lors d’une opération de sécurité conjointe entre le Burkina, le Bénin, le Ghana et le Togo, a indiqué à l’AFP l’armée burkinabè. Baptisée « Koudalgou », cette opération s’est déroulée du 15 au 18 mai à travers les quatre pays et a permis d’interpeller « 52 individus au Burkina Faso, 42 au Bénin, 95 au Togo et 13 au Ghana », a déclaré le chef des opérations, le colonel Blaise Ouédraogo, lors d’un débriefing vendredi soir au poste frontalier de Cinkansé, en territoire burkinabè.

La nouvelle approche des terroristes nous impose à tous de surveiller notre entourage car il y’a des infiltrations et c’est peu que de dire que nous vivons dans un environnement infeste.

Ces derniers mois, une centaine de personnes avaient déjà été interpellées et des engins explosifs neutralisés au cours d’opérations de ratissage dans les régions de l’est et du nord du Burkina Faso en proie à ces attaques jihadistes.

Surveillons tout autour de nous et dénonçons, pas seulement les nouveaux arrivants mais tout comportement suspect dans notre voisinage et partout où nous passons. Je prends un exemple pour aider à mieux comprendre la gravité de la situation : supposons que tout en étant un citoyen modèle dans mon quartier, j’en arrive à avoir des comportements interpellateurs, voire déviants. Si mon voisinage estime que j’ai des comportements étranges, pour sa sécurité, celles des autres et pourquoi pas la mienne propre, il a le devoir de me dénoncer. Et je devrait être dans de très bonnes dispositions d’esprits pour le comprendre et l’accepter comme tel si je n’ai rien à me reprocher. Situation oblige !

Autrement, s’il ne maintient pas la veille ou en sait quelque chose et ne le fait pas, quelqu’un d’autre pourrait le faire et alors le voisinage sera pris au dépourvu en cas d’intervention des FDS. Nul besoin de dire qu’il est difficile en ce moment d’éviter que des balles perdues touchent les cohabitants ou les éventuels voisins.

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En outre, à situation nouvelle, méthodes nouvelles. Si autrefois le bail d’habitation n’était pas exigible, il est plus que d’actualité que cela soit le cas dorénavant. C’est très ahurissant d’apprendre que le propriétaire de la mini villa a claqué 120 000 pour un séjour d’une semaine et comme cela se passe habituellement, c’est peut être sans même prendre la moindre mesure conservatoire (certainement les villas dites meublées qui prolifèrent de plus en plus [il n’y a rien de mal en soit tant que ça diversifit l’offre de logements dans nos pays, mais encore faut-il que cela soit bien encadré] mais il est impératif que cela soit encadrer par une réglementation stricte à partir de maintenant).

Dans certains pays voisins il n’est pas possible pour un étranger d’avoir facilement accès à ce type de logement sans faire patte blanche (certains vont même jusqu’à exiger le certificat de résidence avant de louer leurs maisons à des étrangers et ce en sachant que ce certificat ne s’obtient qu’après avoir soumis un certain nombre de documents pour la vérification du profil de l’intéressé dans son pays d’origine).

S’il advenait que l’étranger veulle utiliser les références d’un national pour louer un habitat, ce dernier et mis à rude épreuve et avertissement lui est fait qu’en cas de difficultés il en porte l’entière responsabilité. Chez nous, pour un billet de 10 000 certains sont prêts à fournir leurs documents d’identité pour louer un local sous couvert pour un inconnu.

Il nous faut changer toutes ces pratiques de fausse hospitalité au regard de l’environnement actuel.

Vaincre ou périr…

La patrie ou la mort, nous vaincrons !

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