Home / POLITIQUE / Burkina : Les éléments du RSP « se sentent trahis »

Burkina : Les éléments du RSP « se sentent trahis »

Le Régiment de sécurité présidentielle était une unité des forces armées du Burkina Faso chargée de la protection du président du Burkina Faso, des institutions républicaines et de toute autre personne désignée par le Président du Faso de 1995 à 2015.

Le RSP est placé sous la responsabilité directe du Chef d’état-major particulier du Président du Faso ; de ce fait il échappe totalement au contrôle des autres responsables militaires. Il bénéficie cependant d’un important armement qui, couplé la qualité de ses hommes, en font l’unité la plus craint par le reste de l’armée burkinabè. D’ailleurs, pour garder le rapport des forces en sa faveur, Blaise Compaoré n’hésite pas à affaiblir les autres régiments de l’armée régulière. Des régiments d’élite comme le 25e régiment de parachutistes commandos sont gardés en sous-effectifs et leurs armements sont considérablement réduits pour ne pas gêner le RSP. Toujours à ce titre, la garnison de Ouagadougou se voit vidée de ses troupes combattantes pour ne laisser que les unités de soutien (génie militaire, intendance, santé, etc.).

 

En fait, il semble que les éléments du RSP n’aient jamais accepté d’être désarmés. « Pas dans ces conditions », explique un commandant du régiment. S’ils ont « libéré » quelques armes et munitions le 26 septembre, « c’était pour donner un gage de bonne volonté ».

Selon cet officier, « les hommes [du RSP] demandent des garanties pour leur sécurité ». Pour eux, mais aussi pour leurs familles qui vivent dans d’autres camps que le leur, ou en ville. « Certains ont été arrêtés alors qu’ils rendaient visite à leur femme et leurs enfants. D’autres sont obligés de déménager à cause des menaces du voisinage », indique notre source.

Mais le mal est plus profond. Les éléments du RSP « se sentent trahis », explique une autre source militaire issue des rangs loyalistes. « Nous avons donné des gages depuis plusieurs jours, dit un sous-officier du RSP. Nous avons libéré le président et le Premier ministre.

Nous avons accepté le cantonnement. Nous avons commencé à désarmer. Qu’avons-nous eu en retour ? La dissolution du régiment, nos mutations, des arrestations de certains d’entre nous, les menaces… On a tout donné, on n’a rien reçu. Les hommes sont en colère. Ce n’est pas ce qui avait été prévu dans le document initial ».

Avec Jeune Afrique

About Mohammed Gherrabi

Check Also

Le Ministre de la Sante et le Ministre de l’Éducation Nationale, de la Formation Professionnelle, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique donnent le lancement officiel de la semaine Nationale de Santé Scolaire

Le Maroc célèbre la Semaine Nationale de Santé Scolaire du 22 au 27 avril 2019, …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *