Home / Environnement / Brésil / Jair Bolsonaro: Un candidat de l’extrême droite, élu président du pays…

Brésil / Jair Bolsonaro: Un candidat de l’extrême droite, élu président du pays…

L’ancien capitaine de l’armée Jair Bolsonaro, politicien d’extrême droite, a remporté une victoire écrasante à l’élection présidentielle brésilienne.
Jair Bolsonaro, né le 21 mars 1955 à Glicério (São Paulo), est un homme d’État brésilien, élu président de la République fédérative du Brésil en 2018. Militaire de profession, il s’élève au grade de capitaine, puis quitte l’armée en raison de conflits avec sa hiérarchie. Se lançant en politique, il est élu en 1990 député fédéral à Rio de Janeiro, sous l’étiquette du Parti démocrate chrétien. Il est constamment réélu depuis, sous les étiquettes du Parti progressiste réformateur et du Parti progressiste, tout en changeant parfois d’étiquette en cours de législature. Ses prises de position controversées, notamment à l’égard des femmes, des homosexuels, des Noirs et des peuples indigènes, ainsi que sa nostalgie pour la dictature militaire de 1964-1985, lui valent d’être classé à l’extrême droite de l’échiquier politique brésilien.

Promettant de « changer le destin du Brésil », le candidat d’extrême droite, Jair Bolsonaro, a été élu président haut la main dimanche 28 octobre, avec 55,13 % des voix, contre 44,87 % pour son adversaire de gauche, Fernando Haddad.

Entouré de sa troisième épouse, Michelle, et d’un pasteur évangélique, Jair Bolsonaro a promis que son gouvernement « défendra la Constitution, la démocratie, la liberté ». « Cela n’est ni la promesse d’un parti, ni la parole vaine d’un homme, mais c’est un serment devant Dieu », a-t-il poursuivi, répondant ainsi à ses détracteurs qui le voient comme une menace pour la démocratie.

En 2015, lors d’un incident tristement célèbre, il a déclaré à un collègue législateur qu’elle était trop laide pour être violée.

« Risque pour la démocratie »
La campagne a été alimentée par des discours de haine et émaillée de violences. Jair Bolsonaro lui-même a été victime le 6 septembre d’un attentat à l’arme blanche qui a failli lui coûter la vie.

A Lire aussi  Brésil: Le nouveau président et l'Amazonie. À M. Zuckerberg, nettoyez WhatsApp!

Après le scrutin du 7 octobre qui a vu le candidat d’extrême droite frôler l’élection dès le premier tour (46 % des suffrages), les Brésiliens ont fait leur choix plus par rejet que par conviction : « contre la corruption » pour le candidat d’extrême droite, « contre la haine » pour celui de gauche.

Même si Jair Bolsonaro a promis d’être « esclave de la Constitution », Tomaz Paoliello, professeur de relations internationales à l’université catholique PUC de Sao Paulo, considère que son élection présente « de gros risques pour la démocratie ».

« Il a toujours pris position pour discréditer les institutions démocratiques. Une fois au pouvoir, il pourrait mettre en œuvre un vrai démantèlement de la démocratie.

« Le futur président devra respecter les institutions, la démocratie et l’Etat de droit », a déclaré Dias Toffoli, président de la Cour suprême, après s’être rendu aux urnes avec la Constitution. Pour Marcio Coimbra, de l’université presbytérienne Mackenzie, le Brésil a des garde-fous solides avec « un parquet fort, une Cour suprême forte et un Congrès qui fonctionne ».

Le président sortant, Michel Temer, a indiqué que la transition débuterait dès lundi. Les premières réactions internationales sont venues des chefs d’Etat d’Amérique latine, notamment les présidents du Mexique, du Paraguay, d’Argentine ou du Pérou qui ont tous salué la victoire de Bolsonaro. Le président des Etats-Unis a appelé le vainqueur pour le féliciter.

About Mohammed Gherrabi

Check Also

Venezuela News: nouveaux représentants diplomatiques de la République, et aides humanitaires

Juan Guaidó, rencontre les maires pour planifier l’aide humanitaire (Photo: Twitter). Le chantre du “socialisme …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *