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Attentat de Trèbes: L’ancien candidat aux législatives pour La France insoumise s’était félicité dans un tweet de la mort du gendarme Arnaud Beltrame.

Stéphane Poussier
Stéphane Poussier
Stéphane Poussier, originaire de Dives-sur-Mer, ancien candidat de la France Insoumise dans le Calvados, se réjouit sur Twitter de la mort du gendarme après l’attentat de Trèbes.

Ses propos ont créé une véritable déferlante ce samedi 24 mars 2018 sur la twittosphère : Stéphane Poussier, ancien candidat de la France insoumise dans la 4e circonscription du Calvados en 2017, originaire de Dives-sur-Mer (Calvados) fait l’apologie du terrorisme sur son compte Twitter, après les attentats de Trèbes ayant tué quatre personnes, dont un gendarme colonel.

A 10h51, Stéphane Poussier tweete  : « A chaque fois qu’un gendarme se fait buter, et c’est pas tous les jours, je pense à mon ami Rémi Fraisse … Là c’est un colonel, quel pied ! Accessoirement, encore un électeur de macron en moins ».

Rémi Fraisse
Rémi Fraisse
Rémi Fraisse, un pacifiste amoureux de la nature, avait 21 ans. Il a succombé à un tir de grenade offensive lors d’échauffourées avec les gendarmes sur le site du barrage contesté de Sivens, dans le Tarn. Les juges d’instruction toulousains viennent de rendre une ordonnance de non-lieu dans l’enquête sur la mort de Rémi Fraisse. Le militant de 21 ans a succombé à un tir de grenade offensive sur le site du barrage de Sivens il y a trois ans

Deux heures plus tard, il récidive avec : « Les léche-culs qui chougnent sur la mort d’un colonel de gendarmerie, quittez ma page ! Adieu »

Les réactions ne sont pas fait attendre. En quelques heures, son premier tweet comptabilisait plus d’un millier de commentaires d’internautes offusqués par ces propos. La France Insoumise la première, comme le rapporte Le Huffington Post.

Christophe Blanchet, député REM de la 4e circonscription du Calvados, a lui aussi réagit sur Twitter :

En fin de journée, son compte Twitter a été suspendu. Mais sur Facebook, Stéphane Poussier se défend : « Je fais l’objet d’une campagne de harcèlement faute de ne pas être un gendarme ! J’ai tout enregistré, numéros, insultes, menaces de mort. Du coup j’ai emprunté le fusil d’un copain. Si il m’arrive malheur, j’accuse la gendarmerie ! »

Stéphane Poussier n’en est pas à son premier coup d’éclat. En 2013, il s’était déshabillé au centre des impôts de Dives sur-Mer pour protester contre le paiement de sa taxe d’habitation et de la redevance audiovisuelle.

“Lundi, la France insoumise veut porter plainte pour apologie du terrorisme contre Stéphane Poussier”, a écrit Jean-Luc Mélenchon dans un tweet, dimanche 25 mars. L’ancien candidat aux législatives pour La France insoumise s’était félicité dans un tweet de la mort du gendarme Arnaud Beltrame lors de l’attaque terroriste de Trèbes. Il a été interpellé le même jour à 11h30 à son domicile de Dives-sur-Mer dans le Calvados et a été placé en garde à vue pour “apologie du terrorisme”.

Le lieutenant-colonel Beltrame fait partie des gendarmes appelés à intervenir, plus tôt dans la journée, alors qu’une attaque est en cours dans un supermarché de Trèbes, à 8 km de Carcassonne.

Il entre dans le Super U et se porte volontaire pour se substituer à une femme retenue en otage par Radouane Lakdim, un jeune délinquant se revendiquant du groupe État islamique. Le terroriste accepte et, trois heures plus tard, lui tire dessus à plusieurs reprises avant que les policiers du GIGN, alertés par le téléphone portable d’Arnaud Beltrame resté allumé, ne lancent l’assaut et neutralisent le terroriste. Arnaud Beltrame succombera à ses blessures dans la nuit, à l’hôpital.

Cet acte de bravoure, salué unanimement samedi, n’a surpris personne parmi ses proches. L’héroïsme faisait partie intégrante de sa personnalité, à écouter sa mère qui s’exprimait sur RTL vendredi, avant qu’il ne succombe à ses blessures à l’hôpital : “Cela ne m’étonne pas de lui (…). Je savais que c’était forcément lui [le gendarme qui s’était substitué aux otages, dont l’identité n’avait pas été immédiatement révélée]. Ben oui, je sais bien, il a toujours été comme ça, murmure-t-elle comme résignée. C’est sa raison de vivre : défendre la patrie. C’est Arnaud, c’est tout.”

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