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Article 88 de la constitution algérienne.

Article 88 de la constitution algérienne.

Art. 88 – Lorsque le Président de la République, pour cause de maladie grave et durable, se trouve dans l’impossibilité totale d’exercer ses fonctions, le Conseil Constitutionnel, se réunit de plein droit, et après avoir vérifié la réalité de cet empêchement par tous moyens appropriés, propose, à l’unanimité, au Parlement de déclarer l’état d’empêchement.

الكتاب الأبيض للأستاذ علي بن فليس يقدّم حجج الغش

La direction de campagne de l’ex-candidat à la présidentielle du 17 avril 2014, Ali Benflis, a achevé son « Livre blanc sur la fraude ». L’ouvrage, dont El Watan a obtenu un exemplaire, contient des documents attestant du recours de l’administration à la fraude au profit du candidat Bouteflika.

Le gros du livre (178 pages) est fait d’annexes comprenant des copies de documents (PV, correspondances, décisions…) présentés en guise de preuves matérielles de fraude. Le reste, 100 pages en arabe et autant en français, est consacré à l’explication du phénomène de la fraude, avec ses multiples facettes et au contexte politique prévalant avant et pendant le scrutin présidentiel d’avril dernier.
Dans la page 275 de l’ouvrage, on peut trouver une correspondance concernant une liste de 22 personnes décédées non radiées du fichier électorale à la wilaya de Sidi bel Abbès.  Une autre preuve concerne 21 personnes qui ont voté « indûment » dans la commune de Sefsaf à Mostaganem. Il s’agit d’individus qui ont voté à la place de 21 femmes sans présenter une procuration au bureau de vote.
Dans la même wilaya, des PV « manifestement faux »  ont été découverts au niveau des daïras de Kheir Eddine, Ain Tadles et Bouguirat (P 1665, 173 et 201). Les annexes de l’ouvrage comporte aussi des PV signés à blanc à Alger, Biskra, et Annaba (P 225) et un « PV faux » établi à Tipasa.

L’équipe de Benflis a publié des ordres de mission et des invitations officielles adressés à des médecins pour qu’ils participent à  des meetings animés par les représentants du candidat du régime. Les documents en question sont signés par le directeur de l’EPH Bouchenafa à Alger. On a publié aussi dans le livre, des décisions de la Commission nationale de supervision des élections (CNSE) concernant, entre autres, des commis de l’Etat présumés impliqués dans la fraude. C’est le cas des chefs de daïras de Mecheria (Naama), Sid Lakhder  (Mostaganem) et Batna. Celui-ci, à titre d’exemple, a refusé de remettre la liste des membres des bureaux de vote à la CNSE.

« Déblayage du terrain » et «  balisage institutionnelle »

Dans cet ouvrage, l’équipe de Benflis a expliqué de manière succincte les étapes de la fraude qui a commencé, avant la convocation du corps électoral. « La fraude, au sens large du terme, ne se limite pas aux irrégularités constatées le jour du scrutin. Elle affecte toutes les étapes du processus électorale », a-t-on expliqué dans l’introduction du Livre blanc. La fraude a commencé le 11 septembre 2012 à la nomination de Abdelmalek Sellal, dans le poste de Premier ministre. Ce dernier « a fait le tour des 48 wilayas en distribuant des rallonges budgétaires en violation des règles budgétaires les plus élémentaires ».
Dans la phase « déblayage du terrain » devant le président-candidat qui s’est traduite par le « limogeage des présidentiables et la récupération des partis-clients ». Il est rappelé dans ce contexte la démission, le 3 janvier 2013 d’Ahmed Ouyahia du RND, le retrait de confiance fait à Belkhadem le 31 janvier,  et le remplacement de Bouguera Soltani à la tête du MSP en mai de l même année.

La troisième étape de la fraude, «  balisage institutionnelle », a commencé par le remaniement ministériel du 11 septembre 2013 qui a permis à Abdelaziz Bouteflika de placer ses hommes de confiance à la tête des principales institutions chargées de l’organisation des élections. Medelci nommé président du Conseil constitutionnel, Belaiz ministre de l’Intérieur et Louh à la Justice. Abdelkader Messahel a été nommé ministre de la Communication pour « mettre au pas les médias ».

Le «  balisage institutionnelle » s’est traduit également par le mouvement opéré dans le corps des walis à deux mois du scrutin présidentiel. « Des walis « sûrs » ont été placés à la tête des wilayas les plus peuplées », a noté l’équipe de Benflis.

Fichier électoral « gonflé »

Le livre blanc sur la fraude a abordé « l’affichage sauvage » dans les lieux publics (aéroports, gare routière…etc) en faveur du candidat du régime. Ce dernier a bénéficié en outre de la transformation des locaux des syndicats et des associations en permanences électorales. L’ouvrage n’a pas omis d’évoquer « l’utilisation abusive des moyens de l’Etat et des entreprises publiques au profit exclusif du candidat président ».

L’autre atteinte relevée dans le livre a trait à l’ « embrigadement » des syndicats  et des organisations, à l’exemple de l’UGTA, FCE, ONM et autres clubs sportifs.
Les auteurs du livre ont affirmé que le fichier électoral algérien est « gonflé » : le corps électoral  « ne devrait pas être supérieur à 18 millions d’électeurs ! Il y a donc une marge de plus de 3 millions de voix sur laquelle le pouvoir peut jouer en faveur de son candidat, par le moyen de bourrage des urnes, du vote multiple ou du vote illégal pour autrui ».

« Par son caractère massif, grossier, méprisant, la fraude a pris la forme d’une violence politique majeure », peut-on lire dans la conclusion du Livre blanc sur la fraude.

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