Home / POLITIQUE / ARRESTATION DE CLEMENT MIERASSA: les réactions des Assises Nationales du Congo, de l’UPADS-France Europe, et de la Diaspora congolaise de Grande Bretagne

ARRESTATION DE CLEMENT MIERASSA: les réactions des Assises Nationales du Congo, de l’UPADS-France Europe, et de la Diaspora congolaise de Grande Bretagne

Clément Mierassa

Clément Mierassa

 

 

 

 

 

 

 

 

La Coordination Générale de la Plateforme Assises Nationales du Congo dénonce les actes de barbarie perpétrés par la milice du régime dictatorial de Brazzaville contre les responsables et membres du « Mouvement Citoyen pour le Respect de l’Ordre Constitutionnel » présents dans l’après-midi du mardi 04 novembre 2014 au domicile privé du Président Mierassa.

Elle informe le public et l’opinion internationale qu’une Conférence de Presse du président Clément MIERASSA assisté de Messieurs Paul Marie POUELE et Anatole Limbongo Ngoka, s’est tenue ce jour 05 novembre à 10h30 à Brazzaville. A cette occasion, les responsables des partis politiques et de la société civile, membres de l’opposition congolaise, ont vigoureusement dénoncé la volonté de Sassou Nguesso de museler, à tout prix, l’opposition et le peuple Congolais dans le dessein de réaliser son projet de président à vie.

Il est également établi que dans leur élan criminel, les sbires de Sassou ont sauvagement agressé le président Clément MIERASSA et tous ceux qui étaient en réunion avec lui dans sa maison, hier mardi 04 novembre. Ces derniers ont mis à sac le domicile du président Clément MIERASSA, emportant avec eux tous les téléphones portables et ordinateurs.

Plus grave encore, ils ont arrêté et détiennent arbitrairement, depuis hier, près de 35 personnes dont des jeunes étudiants et des responsables politiques au nombre desquels le professeur Anaclet Tshomambet du R.D.D, le professeur MAKITA-MBAMA de l’Association Convergence Républicaine pour le Développement et Monsieur Patrick Eric Mampouya, porte parole du Mouvement Citoyen pour le Respect de l’Ordre Constitutionnel.

La Coordination Générale de la Plateforme Assises Nationales du Congo suit de près la situation et reste en contact permanent avec le Président Clément Mierassa ainsi qu’avec les compatriotes Anatole Limbongo Ngoka et Paul Marie POUELE. Elle continue à entreprendre toutes les démarches nécessaires pour marquer notre solidarité à nos compatriotes et frères de lutte.

La Coordination Générale de la Plateforme Assises Nationales du Congo félicite les Forces Vives de l’intérieur, la « Plateforme de la Société civile » et la « Plateforme Sauvons le Congo » qui se sont vite rassemblées et ont entrepris de réagir ensemble aux côtés du Mouvement Citoyen pour le Respect de l’Ordre constitutionnel.

Elle remercie les responsables et journalistes de la radio RFI qui ont accepté de diffuser les informations tenues à leur disposition et d’interviewer directement le président Clément Mierassa.

La Coordination Générale de la Plateforme Assises Nationales du Congo appelle le peuple congolais ainsi que l’ensemble des Forces Vives de l’intérieur et de l’extérieur à la vigilance et au rassemblement pour relever courageusement le défi de la libération du Congo du joug d’un dictateur aux abois.

Une prise de position officielle de la Plateforme Assises Nationales du Congo sur la situation nationale sera publiée très prochainement.

Paris, 05 novembre 2014.

La Coordination Générale de la Plateforme Assises Nationales du Congo.

 

Arrestations arbitraires en république du Congo

 

Nous vous informons qu’au Congo, des arrestations arbitraires ont été effectuées, Brazzaville, au domicile d’un opposant politique, monsieur Clément Mierassa. En effet, monsieur Mierassa et d’autres membres du Mouvement Citoyen Contre le Changement de la Constitution tenaient une réunion au domicile de monsieur Mierassa, dans le cadre des activités visant à informer la population congolaise sur l’instabilité sociopolitique que pourrait engendrer le changement de la constitution souhaitée par les partisans du président de la république, monsieur Denis Sassou Nguesso.

Ce dernier qui accomplit actuellement son deuxième et dernier mandat – selon l’article 57 de ladite constitution – a laissé entrevoir la possibilité de changer la constitution afin de se maintenir au pouvoir.

L’article 21 du titre 2 de cette même constitution, stipule, à propos des Droits et des Liberté fondamentaux, que « L’Etat reconnaît et garantit, dans les conditions fixées par la loi, la liberté d’aller et de venir, d’association, de réunion, de cortège et de manifestation. » Pourtant, le matin du 4 novembre 2014, des hommes en uniformes ont fait irruption au lieu où se tenait la réunion et ont saccage du matériel, avant d’embarquer monsieur Mierassa et ses camarades.

Ces arrestations qui interviennent alors le président de la république avait ouvertement et publiquement déclaré que le débat sur la constitution était ouvert et libre, constituent une grave violation des droits de l’homme et installent un climat d’intimidation politique dans tout le pays.

Nous craignons que ce genre de situation – devenue monnaie courante et banale au Congo, puisse entrainer une grave instabilité sociopolitique qui plongera une fois encore, la population congolaise dans un chaos.

Par conséquent, nous attirons vivement l’attention des organisations internationales des droits de l’homme sur la situation congolaise.

Nous adressons également ce message à l’endroit de Monsieur Denis Sassou Nguesso et sa clique de sécurocrates pour leur faire savoir que les congolais n’ont désormais plus peur des manœuvres d’intimidation de ce régime, et que les basses actions désespérées, en vue d’intimider les populations, n’arrêteront pas les Congolais dans leur exigence de liberté, d’alternance politique et de démocratie. Monsieur Sassou ferait bien d’user de toute sa sagesse pour tirer quelques leçons de la situation qui a emporté le président Blaise Compaoré qui, comme lui,  se croyait encore très puissant il y a quelques à peine jours, mais qui a perdu le pouvoir en l’espace de quelques heures.

Ce mouvement historique d’émancipation des populations africaines refusant des présidents à vie ne pourra être stoppé par quelques intimidations policières de quelque nature que ce soit.

Nous exigeons la libération inconditionnelle de tous les membres de l’opposition qui ont été arrêtés  le 4 Novembre 2014.

En outre nous réclamons que Monsieur Denis Sassou Nguesso cesse de se servir de la force publique républicaine comme d’une vulgaire petite milice au service de ses caprices personnels.

Le Congo n’étant pas sa propriété privée, l’alternance politique dans ce pays est inévitable, elle s’impose et elle est pour très bientôt.

 

La Diaspora Congolaise de La Grande Bretagne

Par Marie Louise Ango

 

Déclaration    de la  Fédération    UPADS   France  Europe   sur  les  violences,   la privationdes libertés et  les   arrestations  arbitraires des  opposants   congolais à Brazzaville 

 
          Depuis l’échec flagrant  des élections  locales du  28 septembre 2014, largement  boycottées  par les populations   congolaises, et, récemment    avec les  heureux  événements du Burkina Faso,  le  spectre  de la fin  politique  inéluctable  du  règne  de  Mr   Sassou Nguesso  et  de son régime  se  caractérise,   chaque jour,  par   une  pratique  de menaces  physiques, gratuites   et ciblées  d’opposants  et de  paisibles citoyens en quête   d’alternance   politique  crédible   dans le  pays.  
        Ce   4  novembre  2014,  à  Brazzaville,  pendant   qu’ils    analysaient  la situation  politique   au Burkina  Faso,  les anciens   ministres  Clément   Miérassa et  Anaclet Tsomanbet   et   trente  cinq  autres   membres du  collectif   des partis de  l’opposition  congolaise  et   du mouvement  citoyen   pour   le respect   de l’ordre   constitutionnel   ont   été   sauvagement   agressés  et  arrêtés  au   domicile    du  ministre  Mierassa.  Au  cours de  l’interpellation,   les   biens  de ce  dernier ont été   spoliés,  saccagés  et  confisqués   par une   horde de  milices  privées  et claniques  du   pouvoir  impopulaire  de Mr Sassou  Nguesso. 
        A  l’endroit   du   régime  de Brazzaville, la Fédération  UPADS  France Europe  déclare que  toute  atteinte   crapuleuse  à la   vie physique de  paisibles  citoyens  congolais   par   les  milices   du  pouvoir    et  autres  agents  de  la force publique  irresponsables  et  antirépublicains  soulèvera  la résistance   et  la riposte    appropriées   du  peuple congolais. Il  ne doit  plus  être  toléré   toute  atteinte   à la  libre  expression   des  citoyens  et  l’on  ne  peut  interdire  le droit  objectif   d’informer   et de  se  réunir   légalement  garanti   par  la  constitution   du  20 janvier  2002.
      Au   moment  où  le  peuple  ingénieux,  courageux   et  généreux   du  Burkina Faso  vient,   à la face   du  monde, d’inaugurer  la voix  pacifique et  consensuelle  de règlement   historique   des  conflits  politiques,  en  recherchant   l’équilibre  dans   le gouvernement  de  transition   démocratique  et civile,  dirigé  par une   figure  de   consensus   et de  compromis,   le   pouvoir   finissant, discrédité  et  archaïque  de  Mr  Sassou Nguesso   s’obstine  à réitérer     les  schémas    erronés,  dépassés   et   improductifs.  
      Le   temps  presse   pour   le   régime de Brazzaville. Il  ne   lui  reste  plus que   la voie  loyale   du   dialogue  national  inclusif que   ne cessent  d’exiger l’opposition    et   la société   civile  congolaises    ainsi  que la  communauté  internationale    afin de  créer  les   conditions   consensuelles  et   pacifiques   d’organisation    d’élections  transparentes  et  démocratiques   en prévision   du  scrutin   du  prochain  président  de la  république   du Congo, au  soir   du   dernier  et   second   mandat    constitutionnel   de  Mr   Sassou Nguesso. 
     Toute  autre  voie  trompe   l’œil  ou   frauduleuse  du  régime  de Brazzaville  pour   maintenir  au pouvoir  Mr Sassou Nguesso   contre  l’ordre  constitutionnel établi  et le bon sens   n’est   ni plus  ni  moins   qu’un  coup   d’état   constitutionnel   venant  parachever  le coup   d’état  militaire du  5 juin  1997,  mettant   en  danger   ce qui  en  reste  encore     de  la   fragile   cohésion   nationale  actuelle   au  Congo.    
      La  leçon    du  Burkina  Faso, c’est   de  se ressouvenir  que  tout   pouvoir   même   dictatorial    est   impuissant   face  aux  forces  populaires   rassemblées   et  déterminées.  
     C’est  ici   l’occasion  pour  la  Fédération  UPADS  France Europe   d’exiger  des   forces  vives  de  la nation congolaise,  aussi  bien  à l’intérieur  qu’à  l’extérieur  du  pays   de   se    fédérer,   sur des  bases  justes   et solides,   autour d’une  Union  des Forces  de l’ Alternance  à   créer  à  partir  du  socle élargi    du  collectif  des partis  de  l’opposition  congolaise,   du mouvement  citoyen  pour  le respect    de  l’ordre  constitutionnel  et   des  plateformes  politiques et  citoyennes de la société  civile.
      L’UPADS   que   dirige Mr Tsaty Mabiala  doit  en finir  avec ses  tergiversations   et  ses  louvoiements   permanents   pour   enfin  s’amarrer   à  cette grande  alliance  nationale et   républicaine  qu’est  l’ Union  des Forces de l’Alternance.  Celle   ci  incarnerait   désormais   la légitimité  historique conduisant   la  victoire  de la lutte  du   peuple  congolais   pour   le changement.    
     Enfin,   la  Fédération   UPADS   France  Europe:
                           – exige    que soit    faite   toute  la lumière   sur   le   saccage,  le vol, la  profanation  et la souillure   du  domicile   de l’opposant  politique  Clémént Miérassa,   interpellé   et  libéré. 
                          -condamne    avec fermeté   les  milices   privées   et claniques  de  Mr   Sassou Nguesso     auteurs de  plusieurs exactions   dans le pays. Leur  dissolution  s’impose  au   regard   de  la  constitution.   
                          -exige  la libération   inconditionnelle  des   opposants   politiques  congolais   en  détention  dans les    geôles  du    pouvoir. 
                          -invite  la   communauté     internationale    de se  saisir  des  nouvelles   formes de violences  et d’atteintes   des  droits fondamentaux   au  Congo  Brazzaville  sciemment   organisées  par   le  pouvoir en   sursis   de   Mr   Sassou Nguesso.
                          -réaffirme   son  attachement  au   respect    de la  constitution   congolaise   du  20  janvier  2002   qui    limite   à  deux  mandats   stricts non   renouvelables  la  durée  de l’exercice  présidentiel.  Mr  Sassou Nguesso,  chef  d’Etat  pendant  trois  décennies, concerné   par ces   dispositions doit   quitter  le pouvoir en  2016   pour  donner   toutes  ses   chances   à  l’alternance   politique   et   à  la  normalisation    démocratique au  Congo.
 
                        Fait   à    Paris  le   5   novembre  2014
 
           Le  1er Secrétaire   de  la  Féderation  UPADS France  Europe
 
                                 J.Ouabari  Mariotti
                                  ancien   ministre    

About Mohammed Gherrabi

Check Also

Jamal Khashoggi: le Sénat US juge Mohammed ben Salmane (MBS) «responsable du meurtre»

Ces mesures ne devraient en effet pas être débattues à la Chambre des représentants, au …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *