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Algérie: un hirak toujours debout, un Hirak qui va souffler sa 1re bougie. Un Hirak face aux manœuvres du régime

Hirak – الحراك – Mouvement du 22 Février 2019 – Algérie
Algérie: un hirak toujours debout, un Hirak qui va souffler sa 1re bougie ce 22 février 2020. Un Hirak face aux manœuvres du régime

Le vendredi 22 février 2019, soudain et inattendu dans une Algérie réputée comme résignée, le Hirak surgissait, un mouvement de contestation inédit, toujours vivant et désormais incontournable, mais aux prises avec de nombreux défis au moment de souffler sa 1re bougie.
Mais un an après, le «système» politique rejeté par les protestataires est toujours là.

Contraints ainsi d’agir face à des fantômes, les manifestants du hirak s’obstinent à « vendrediser » raisonnablement, affichant chaque semaine par millions leur volonté pacifique de voir enfin naître une politique responsable et citoyenne. Presque une année après le déclenchement du mouvement, cette revendication démocratique demeure ontologique comme en 1962: elle menace la volonté des chefs de l’armée de diriger l’Algérie, en retirant toute légitimité aux pseudo-dirigeants politiques occupant les rangs d’une Assemblée nationale entièrement factice, en dénonçant l’élection du président comme une farce visant à masquer les privilèges de la Issaba (la bande).

Les convulsions du régime
Le régime, n’osant pas formellement déclarer cette vérité, utilise des méthodes perverses pour faire admettre l’impossible organisation politique d’une transition contrôlée par le piège constitutionnel. Pour faire taire le refus, il recourt sans gêne à la haine et à la violence. En contrepartie, pour distraire l’opinion populaire, mais surtout pour soumettre certains acteurs économiques de l’« État profond », il ouvre au spectacle les tribunaux afin de faire croire à la disparition de la corruption, du népotisme et de l’endogamie étatique.

L’armée a repris la main et un ancien fidèle de M. Bouteflika lui a succédé à la présidence en décembre, après une élection boudée par la majorité des électeurs, mais que la contestation n’a pas réussi à empêcher.

«Avec l’élection présidentielle, on est passé à l’Acte II, avec tout le spectre d’improbabilité, d’incertitude et d’instabilité» que cela comporte, explique à l’AFP l’historienne Karima Dirèche, spécialiste du Maghreb contemporain. «Ça rejoint ce que les Algériens disent depuis un an: tout bouge et rien ne change.»

Mais si un an de manifestations hebdomadaires n’a pas eu raison du «système», le Hirak a profondément modifié la donne politique.
«Prise de conscience»

Départ de Bouteflika, incarcération d’apparatchiks et d’hommes d’affaires corrompus, «il y a eu quelques résultats tangibles même si la demande principale de changement du régime et du système est loin d’être accomplie», admet Dalia Ghanem, chercheuse au Carnegie Middle East Center de Beyrouth.

Mais la plus grande réussite du Hirak, argue-t-elle, «c’est vraiment la prise de conscience des Algériens et leur désir de renouer avec le politique sans […] avoir peur du scénario de la guerre civile» entre l’armée et les maquis islamistes qui fit 200 000 morts dans les années 1990.

Un traumatisme exploité à l’envi sous la présidence Bouteflika pour décourager toute contestation et qui rendait hautement improbable le scénario du 22 février.

Quelques semaines auparavant, sûr de son fait, l’appareil politico-militaire se mettait en ordre de bataille, pour une présidentielle prévue en avril et censée n’être qu’une formalité pour le chef de l’État sortant, pourtant paralysé, aphasique et presque invisible depuis un AVC en 2013.
Coupé des citoyens, le régime sent qu’une colère couve, mais la sous-estime.

Touchée par un chômage massif, la jeunesse (54% de la population a moins de 30 ans) ne supporte pourtant plus d’être représentée aux yeux du monde par un octogénaire immobile sur un fauteuil roulant, dont les rares apparitions suscitent la risée des réseaux sociaux.

Le sentiment d’humiliation a débordé quand, lors d’une réunion en l’absence du chef de l’État, les apparatchiks du parti présidentiel s’adressent par défaut à son portrait encadré.

Les appels à manifester le 22 février se multiplient sur les réseaux sociaux. Mais ils sont peu à croire que le mouvement va prendre, jusqu’à ce vendredi quand, notamment à Alger — où tout rassemblement est interdit depuis 2001 —, des policiers débordés laissent des manifestants pacifiques emplir les rues.

Et maintenant?

Désormais, «la rue citoyenne apparaît comme une force contestataire, ce qui n’existait pas avant» dans un pays sans véritable parti ou syndicat d’opposition, rappelle Karima Dirèche.

Selon Jean-Pierre Filiu, professeur à l’institut Sciences Po de Paris, «le Hirak a mené depuis un an un double processus de réappropriation à la fois de l’histoire nationale et de l’espace public. En prenant le contrôle de la rue sur la durée et dans le pacifisme, la contestation a redéfini les règles du jeu politique en Algérie, jusque-là marqué par l’opacité et la violence».

Le Hirak a aussi montré la profonde transformation de la société algérienne, portée par sa jeunesse — en particulier les femmes — diplômée et hyperconnectée, et désormais déterminée à se faire entendre.

Le nouveau président Abdelmadjid Tebboune, 74 ans, «aura fort à faire avec ça. Dans sa gouvernance, il ne pourra pas faire comme les autres faisaient avant. Ce n’est pas possible», estime Karima Dirèche.

Un an après, les foules sont certes moins denses qu’au printemps 2019, mais la mobilisation reste forte. Le mouvement veut peser sur les changements promis par le nouveau président, mais il peine à se structurer et à se mettre d’accord sur la marche à suivre.

L’impasse historique du régime face au hirak.

Le Hirak face aux manœuvres du régime !

Des activités sportives et culturelles programmées pour ce 22/Février /2020

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