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Algérie: «Je vais vous dire où sont partis les mille milliards de dollars !»… wait & see

L’ex-ministre de la Justice et gardien des Sceaux aurait été arrêté à la frontière marocaine, rapporte le quotidien francophone « Le Temps d’Algérie ». Cette source révèle qu’il était accompagné de l’ex-député Mohamed Benhamou et un colonel de l’armée au moment de son arrestation à la frontière marocaine.

Tayeb Louh aurait tenté de passer la frontière clandestinement, en se payant les services de passeurs. Les services de sécurité ont été obligés d’exécuter des tirs de sommation pour dissuader la caravane de continuer son chemin et d’essayer de riposter.

L’ex-ministre s’est réfugié dans la maison d’un colonel, à la frontière franco-marocaine pendant trois jours afin de préparer sa fuite. Les services de sécurité, étant au courant du plan de fuite de Tayeb Louh, lui ont tendu une embuscade avant de passer la frontière, les « fuyards » ont ensuite été transférés vers la ville de Bou Saâda.

Le cortège de l’ex-ministre était accompagné de trois voitures contenant des sommes importantes d’argent en euros. Tous les occupants ont été arrêtés et sont interrogés par les services de sécurité.

Il faut signaler que des bruits ont couru ces derniers jours sur la fuite de l’ex-ministre très proche du sérail. Des informations ont circulé dans la presse sur son installation à l’ouest du pays, après avoir conclu une importante transaction commerciale, qui consiste en la vente d’une de ses villas pour une somme de 47 milliards de centimes de dinars.

Ces derniers temps un vent de panique s’est emparé des piliers du régime de Bouteflika, plusieurs personnes sont interdites de sortie du territoire et d’autres ne donnent même pas signe de vie. Les frontières du pays sont en état d’alerte permanente, en cette période ou ceux qui ont dilapidé les richesses nationales tentent des fuir avec armes et bagages.

Arrestation de l’homme d’affaires Ali Haddad

L’ex-patron des patrons algériens, Ali Haddad, homme d’affaires proche du président Abdelaziz Bouteflika, a été arrêté dans la nuit à un poste-frontière avec la Tunisie.

Ali Haddad a démissionné jeudi de la présidence du Forum des chefs d’entreprise (FCE), principale organisation patronale. Son autorité y était discutée depuis le début du mouvement de contestation inédit qui agite l’Algérie, le 22 février.

Il avait été élu en novembre 2014 à la tête du FCE, devenu au fil des ans un instrument de soutien politique au chef de l’État. En prenant la tête du patronat, Ali Haddad avait reconnu être notamment proche de Saïd Bouteflika, frère et proche conseiller du chef de l’État.

Les deux frères de Ali Haddad, Mohamed Bairi vice président du FCE et patron du groupe Iveco, ainsi que Billel,  le fils de Mahieddine Tahkout patron du groupe Cima Motos, ont été convoqués et entendus, par la brigade de recherche de la gendarmerie de Bab Ejdid à Alger .
Ils font tous partie du groupe de personnalités portées sur la liste des interdictions de sortie du territoire imposées par le parquet comme mesure conservatoire dans le cadre de l’ouverture d’enquêtes préliminaires sur des faits de corruption et de fuites de capitaux vers l étranger.
Il est à noter que Ali Haddad actuellement en détention provisoire pour une autre affaire a été lui aussi entendu par les gendarmes.

Enregistrement vocal d’une discussion entre Sellal et Haddad
Un enregistrement vocal non authentifié, d’une discussion entre Abdelmalek Sellal et Ali Haddad sur le cinquième mandat de Abdelaziz Bouteflika et les manifestations qui s’y opposent, fait le tour du Web algérien. Une source se disant très bien informée, contactée par ObservAlgérie, dit avoir la certitude de l’authenticité de la bande sonore.

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À en croire notre source, qui a requis l’anonymat, si l’enregistrement vocal entre Abdelmalek Sellal, directeur de la campagne électorale de Abdelaziz Bouteflika, et Ali Haddad, président du Froum des Chefs des Entreprises (FCE) et soutien financier du président sortant, s’avère authentique, la sources de la fuite et les intentions de celle-ci restent inconnues.

Ainsi, deux hypothèses se chevauchent. La première serait un clan à l’intérieur du système qui s’opposerait au cinquième mandat de Abdelaziz Bouteflika. La deuxième serait une manœuvre pour faire passer des messages et répandre la peur parmi les manifestants. Les deux hypothèses pourraient laisser place à une volonté de pousser la population, déjà sous tension, à une escalade de violences.

Première hypothèse : Fuite orchestrée par un clan opposé au cinquième mandat de Abdelaziz Bouteflika
Des observateurs et des sources médiatiques évoquent une fuite qui émane de l’intérieur même du bureau de Abdelmalek Sellal. Cette hypothèse laisse entendre que des dissidences commencent à se manifester au sein du pouvoir. Ces repositionnements révèleraient un système en quête de pérennité, mais qui ne croit plus en la continuité de Abdelaziz Bouteflika.

Deuxième hypothèse : Coup de théâtre orchestré par le pouvoir
La méfiance gagne l’opinion publique algérienne. L’enregistrement de la discussion, privée rappelons le, comporte de graves déclarations qui laissent croire à une volonté de répression. D’autres passages parlent carrément de l’utilisation de la violence contre les manifestants.

Dans le même registre, Abdelmalek Sellal instruit Ali Haddad à refuser, voire interdire, « Les mascarades du Front de libération nationale (FLN) qui honore le cadre de Abdelaziz Bouteflika », qualifiant la communication de la précampagne de « catastrophique ».

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