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Algérie / France: Georges Frêche, traite les harkis de « sous-hommes »

RAPPEL PHRASESGeorges Frêcheavait lancé: « Vous êtes allés avec les gaullistes (…) Ils ont massacré les vôtres en Algérie (…). Ils les ont égorgés comme des porcs. Vous faites partie de ces harkis qui ont vocation à être cocus jusqu’à la fin des temps (…). Vous êtes des sous-hommes, vous êtes sans honneur ».
Georges Frêche, né le 9 juillet 1938 à Puylaurens (Tarn) et mort le 24 octobre 2010 à Montpellier (Hérault), est un homme politique français. Agrégé des Facultés de droit, il était professeur honoraire d’histoire du droit à l’université Montpellier 1, après des enseignements de droit romain, d’histoire du droit et des idées politiques à l’UFR Droit et à l’UFR Sciences économiques. Plusieurs fois député de l’Hérault et maire de Montpellier de 1977 à 2004, il y est connu pour ses réalisations urbaines et son dynamisme politique au niveau local. En France, ses déclarations controversées restent en mémoire. Il préside la communauté d’agglomération de Montpellier à partir de 2002 et le conseil régional de Languedoc-Roussillon à partir de 2004.

En France, harki est souvent utilisé comme synonyme de « Français musulmans rapatriés » (FMR) à partir de 1962, « Français rapatriés de confession islamique » (FRCI) en 1970 ou « Rapatriés d’origine nord-africaine » (RONA) et « Français de souche islamique rapatriés d’Afrique du Nord » (FSIRAN) dans les années 1980. Aujourd’hui, deux termes se sont imposés : « FMR » et « harki », qui selon les contextes renvoient soit aux seuls harkis, soit à tous les supplétifs, soit encore à l’ensemble incluant supplétifs et non supplétifs. Pour Mohand Hamoumou, harki désigne les Algériens qui ont dû quitter leur pays en raison de leur comportement anti-indépendantiste durant la guerre d’Algérie et sont restés Français. Ces termes plus ou moins administratifs désignent les personnes de statut civil de droit local originaires d’Algérie (qualifiées d’indigènes jusqu’à la Seconde Guerre mondiale) qui se sont installées en France après l’indépendance de l’Algérie sous couvert de la loi sur les rapatriés. Comme tous les Algériens qui résidaient en France après 1962, ils purent conserver la nationalité française par simple déclaration jusqu’au 22 mars 1967, soit cinq ans après les Accords d’Évian.

En Algérie, harki est souvent devenu synonyme de traître et de collaborateur, alors que pour l’historien Mohammed Harbi, ancien membre du FLN, « l’idée selon laquelle les harkis auraient été des traîtres ou des « collabos » devrait être dépassée » car les affrontements de la guerre d’Algérie et ceux qui ont opposé la résistance française aux collaborateurs ne peuvent pas être assimilés.

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La France, en comptant les « pieds-noirs » européens, les juifs et tous les musulmans « loyalistes », aurait dû accueillir sur son sol 2,5 millions de personnes. Elle le fit tant bien que mal pour les pieds-noirs et les juifs d’Algérie, mais abandonna les autres. Seuls 42 500 harkis purent trouver refuge en France métropolitaine. Les harkis et leurs descendants représenteraient en 2012 entre 500 000 et 800 000 personnes en France. Le 14 avril 2012, Nicolas Sarkozy a officiellement reconnu la responsabilité du gouvernement français dans « l’abandon » des harkis après la fin de la guerre d’Algérie en 1962. François Hollande a reconnu lui aussi « les responsabilités des gouvernements français dans l’abandon des harkis, les massacres de ceux restés en Algérie et les conditions d’accueil inhumaines de ceux transférés en France » le 25 septembre 2016.

 

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