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Algérie: Brahim Ghali, criminel en cavale « assassinats, agressions, détentions illégales, terrorisme, torture, disparitions et viols… »

Algérie: Brahim Ghali, criminel en cavale « assassinats, agressions, détentions illégales, terrorisme, torture, disparitions et viol… »

En 2016, José La Mata, juge de l’Audience Nationale à Madrid avait ordonné la réouverture des poursuites pénales pour «génocide et crimes contre l’humanité» contre le chef du Polisario. Le magistrat a répondu ainsi favorablement à la plainte déposée en 2008 par l’Association Sahraouie de Défense des Droits de l’Homme (ASADEH). Celle-ci avait accusé 23 gradés du Polisario et cinq officiers de l’armée algérienne de «génocide», «torture» et «disparition».

Entre plaintes et accusations

La première plainte a été déposée il y a dix ans contre 25 membres du Polisario et trois officiers de l’armée algérienne. Selon le journal espagnol El Diario, ils sont accusés d’avoir mené une campagne visant à éliminer « les élites sahraouies d’origine espagnole, avec l’intention de rompre les liens entre les différentes tribus et leurs autorités naturelles afin d’obtenir un contrôle direct et efficace sur l’ensemble des réfugiés sahraouis dans les camps ». Il y a deux ans, l’affaire avait été classée parce qu’il n’y avait aucune possibilité d’identifier les accusés. Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.

En effet, le président de la Cour centrale d’instruction espagnole, José de la Mata, a ordonné à la police espagnole d’identifier et de recueillir des données personnelles sur Brahim Ghali en vue de son arrestation au cas où il se présenterait en Espagne. Pour rappel, le chef du Polisario avait quitté l’Espagne où une plainte avait été déposée contre lui par l’Association sahraouie des portés disparus du Polisario. En outre, Brahim Ghali est également accusé de « génocides », « assassinats», « tortures », « disparitions forcées » et « viol ».

Brahim Ghali, désigné samedi nouveau chef des séparatistes, est une figure de proue de la criminalité internationale, recherché et poursuivi par la justice espagnole pour crimes contre l’humanité.

Avec d’autres responsables du polisario et de l’armée algérienne, Brahim Ghali est convaincu de « génocide, torture, disparitions forcées, détention illégale et graves violations des droits de l’homme » dans les camps de Tindouf.

Cité à comparaitre en 2008 par l’Audience nationale, la plus haute juridiction pénale espagnole, pour répondre de ces forfaits commis à l’époque où il dirigeait la milice armée des mercenaires entre 1976 et 1989, ce repris de justice ne s’est jamais présenté devant le juge espagnol, mais le magistrat Pablo Ruz a en revanche entendu les témoignages de plusieurs de ses victimes, ainsi que ceux de personnes subi des violations commises dans les camps de Tindouf.

Ces victimes ont livré des témoignages accablants de la torture et des traitements inhumains qu’elles ont subis dans les geôles du polisario, ainsi que des exactions commises par ses sbires en vue d’imposer leur autorité aux populations des camps.

Ghali, qui occupait au moment du dépôt de la plainte le poste entre guillemets d’ « ambassadeur »  au sein de la représentation du Polisario à Madrid, a dû quitter l’Espagne sans délai.

Brahim Ghali rattrapé par son passé de violeur

La présidente de l’internationale Femmes Démocrates Chrétiennes, Anna Maria Stame, a dénoncé, ce mercredi 11 octobre 2018 à New York, devant la 4ème commission de l’Assemblée générale des Nations Unies les “actes barbares” et les crimes de harcèlement et d’exploitation sexuelle commis par les dirigeants du Polisario.

Elle a, dans ce cadre, relaté le cas de Khadijtou Mahmoud Zoubair, qui s’est rendue en 2010 au bureau du représentant du Polisario à Alger pour demander un visa pour l’Espagne, mais elle a été violée par le représentant du Polisario à l’époque, Brahim Ghali, l’actuel “président” des séparatistes.

La victime a eu recours à la justice espagnole, où elle a intenté une action devant les instances espagnoles contre Brahim Ghali et Abdelkader Wali, fils d’un ancien dirigeant du Polisario, a-t-elle relevé, ajoutant que le président de la 5ème Cour d’Espagne avait donné ses instructions pour approfondir la recherche concernant le dénommé Brahim Ghali, qui ne peut pas se rendre en Espagne à présent de peur d’être arrêté.

Le cas de Khadijatou est loin d’être un cas isolé, a-t-elle dit, faisant savoir que de nombreuses associations ont eu recours à la justice espagnole pour demander que des mesures appropriées soient prises à l’encontre des auteurs de ces crimes.

La présidente de l’ONG internationale a mis en exergue ces “actes barbares” avec à l’appui des témoignages choquants de nombreuses étudiantes et filles victimes de harcèlement et d’exploitation sexuelle, soulignant que leur droit au travail et à l’amélioration de leurs conditions de vie était “bafoué par les fantasmes ” des dirigeants du Polisario.

Ces crimes viennent s’ajouter à d’autres plus atroces tels que les enlèvements, les arrestations massives et des tortures systématiques dans des “prisons” secrètes, a noté Stame, rappelant la mort sous la torture le 2 juin dernier d’Ibrahim Ould Salik Ould Mohamed Brika, un opposant à la politique du Polisario, dans la “prison” de Dhibia.

Elle a conclu que ces crimes reflètent l’ampleur de la “tragédie” vécue par la population détenue dans les camps de Tindouf, sur le sol algérien.

L’ancien «ministre de la Défense», poursuivi devant un tribunal de Madrid pour crimes de guerre, fait également l’objet d’une plainte pour esclavage déposée devant un tribunal de Murcie. Il a été cité à comparaître le 10 décembre 2007 devant ce tribunal, suite à une plainte pour esclavage contre Soltana Bent Bilal, une fille au teint noir qui avait été enlevée de la région de Zouérate, en Mauritanie, pour être employée en tant qu’esclave chez une famille de maîtres blancs résidant à Tindouf. Le cas de cette «petite esclave» a suscité une grande réprobation sur les colonnes des médias espagnols durant l’été 2007.

Témoignage posthume d’une sahraouie, 26 décembre 2019, racontant comment elle a été violée dans les prisons de Tindouf.

Sur cette vidéo, c’est un Sahraoui qui prend la parole pour livrer son témoignage à propos de Rabab Bent Mohamed Ould Ahmed, de son vrai nom Baba Mint Mbarek Ould Ezzoubir.

Juste avant son récent décès, cette femme s’était confiée à son proche; dévoilant une partie des pratiques inhumaines qui ont lieu dans les prisons du Polisario.

Emprisonnée entre 2002 et 2013, cette femme , qui a changé de nom pour essayer de se faire oublier, raconte son rapt par la «gendarmerie» du Polisario, la série de viols qu’elle a subi et l’enfant qu’elle a eu en prison.
La femme nomme son violeur et demande à la communauté internationale de faire la lumière sur les graves violations du Polisario dans ses prisons et, notamment, dans la prison Dhibiya, appelé communément «El ghar» (la grotte).

Lire aussi:

Accointances maléfiques: les connexions entre le polisario et Aqmi… PARIS MATCH

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