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Algérie / Aqmi: «les liens incestueux entre les généraux algériens et l’Aqmi».

Des appels téléphoniques censés être ceux des éléments terroristes chargés de la prise d’otages et leur chefs » pour corroborer une « coordination des éléments de l’armée algérienne avec Moukhtar Belmoukhtar».
L’attaque et la prise d’otages par des membres d’Aqmi du site gazier BP-Sonatrach à Tigentourine près d’In Amenas en Algérie en janvier 2013, s’était soldée par la mort de 40 employés de dix nationalités et 29 “djihadistes”.

Les informations sur l’attaque terroriste contre le complexe gazier Ain Amenas n’ont pas livré tous leur secret, du moins si l’on en croit une émission diffusée le 20 mars 2016 par la chaine Medi1TV qui évoque des « liens secrets entre l’armée algérienne et l’Aqmi».

L’émission évoque « l’implication de l’armée nationale populaire algérienne (ANPA) dans l’assassinat des otages étrangers retenus dans l’usine de gaz d’Ain Amenas en Algérie, par des éléments terroristes appartenant au groupe “les signataires par le sang” de l’AQMI ».

Elle a diffusé le contenu des appels téléphoniques censés être ceux des éléments terroristes chargés de la prise d’otages et leur chefs » pour corroborer une « coordination des éléments de l’armée algérienne avec Moukhtar Belmoukhtar».

Qui était derrière Djamel Zitouni ?

En juillet 1995, dans un contexte ou Alain Juppé, qui vient d’être nommé premier ministre, envisage pour la première fois que Paris prenne ses distances à l’égard de la “sale guerre” des généraux “éradicateurs” algériens, l’opinion française est prise en otage par une terrible campagne d’attentats. Des bombes explosent dans le RER St Michel, à Paris, puis, dans le reste de l’hexagone (10 morts, 200 blessés). Officiellement, les mystérieux terroristes agissent pour le compte du “Groupe Islamique Armé” (GIA), un mouvement terroriste algérien réputé dirigé par Djamel Zitouni. Ils entendraient “punir la France” de son “soutien au régime d’Alger”. Du coup, toute idée de « compromis politique avec les islamistes » est discréditée. Mais selon plusieurs anciens agents des services algériens, Zitouni avait en fait été “retourné” par leur hiérarchie. Après avoir facilité son arrivée à la tête du GIA, en octobre 1994, les généraux Toufik Mediene et Smain Lamari, respectivement numéro 1 et 2 du DRS (ex- “sécurité militaire”) l’auraient instrumentalisé pour terroriser les algériens, discréditer les islamistes, et forcer la France à les soutenir. Témoignages du juge Alain Marsaud, de l’ancien directeur de la DST Remy Pautrat, du policier des RG Jean Lebeschu, du socialiste Alain Chenal, des journalistes Camille Tawil et Dominique Gerbaud, du général Khaled Nezzar, du capitaine Ahmed Chouchane, du capitaine Hocine Ouguenoune, du colonel Mohamed Samraoui, du diplomate Mohamed Larbi Zitout, de Abbas Arroua,… (Reportage de Jean Baptiste Rivoire et Romain Icard diffusé dans 90 Minutes par Canal plus le 4 novembre 2002).

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