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Afrique: « Le malheur des uns fait le bonheur des autres ! »

« Le malheur des uns fait le bonheur des autres ! ». Cet adage sied au contexte que nous vivons en Afrique.

Des guerres qui déstabilisent le continent africain

Le continent africain est le théâtre d’un nombre apparemment toujours plus important de conflits qui s’accompagnent d’un accroissement des réfugiés et des personnes déplacées. De Boko Haram au Nigéria, en passant par le Soudan sud, la Centrafrique et la Somalie, l’Afrique semble secouée par la guerre.

Le conflit quant à lui est polysémique. Il peut désigner une opposition de sentiment, d’intérêt ou d’opinion. Mais dans notre cas en Afrique, il désigne une lutte armée opposant deux parties qui revendiquent une chose. En Afrique, la plupart des conflits sont nationaux, même si certains conflits font intervenir plusieurs acteurs étatiques comme ce fut le cas en République Démocratique du Congo (RDC). Il nous revient alors de voir comment est faite l’exploitation illégale de ressources naturelles, lors des guerres en Afrique puis la question des réparations qui peuvent être exigées de la part des pillards.

Pillage des ressources et conflits en Afrique : un duo infernal
La responsabilité des Puissances étrangères dans les conflits en Afrique est plus qu’évidente. Cela s’explique par le fait qu’elles sont les principales destinataires des ressources pillées, mais aussi les principales fournisseuses d’armes aux belligérants. Si elles ne participent pas elles même à ce commerce, ce sont des groupes qui jouissent de leur protection qui se livrent à de tels pillages. Parfois, sous couvert d’accord de coopération militaire et de défense, puissances étrangères volent au secours d’un dirigeant africain faisant face à une rébellion, et de ce fait, en profitent pour signer des contrats d’exploitation de ressources à des prix très bas pour ‘’faire payer la facture de leur intervention’’.

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La «somalisation» de certains Etats
Au premier abord, la Somalie parait déchirée par une guerre civile religieuse qui oppose un gouvernement transitoire incompétent mais soutenu par la communauté internationale et la milice islamiste al-Shabab. En réalité, le conflit se nourrit d’un vieux problème somalien qui poursuit ce pays désespérément pauvre depuis 1991: le warlordism, c’est-à-dire le poids de seigneurs de guerre. Beaucoup de ceux qui commandent ou financent les milices de Somalie ont dépecé le pays ces vingt dernières années dans leur lutte pour contrôler les quelques ressources restantes – le port, l’aéroport, les poteaux téléphoniques et les pâturages.
Le plus effrayant, c’est que beaucoup d’Etats défaillants — le Congo par exemple — montrent maintenant des symptômes semblables à ceux de la Somalie. Chaque fois qu’un chef potentiel émerge pour ramener l’ordre à Mogadiscio, les réseaux criminels se mobilisent pour financer son adversaire, peu importe qui il est. Plus ces régions restent sans gouvernement, plus il est dur d’en revenir à ce mal nécessaire qu’est le gouvernement.

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