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L’OMA APPELLE A L’EXCLUSION DE LA ‘’rasd’’ DE L’UNION AFRICAINE

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Afrique: Communiqué de OMA « Organisation Maroc Afrique » Dossier Mozambique

Le communiqué: La réunion ministérielle de suivi et d’évaluation de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique, (TICAD-VI) tenue le jeudi 24 Août dernier à Maputo au Mozambique , une année après le Sommet de Nairobi en août 2016 , devait examiner les progrès réalisés dans la mise en oeuvre du plan d’action de la TICAD V adopté à Yokohama en 2013, et du plan de mise en oeuvre de la TICAD VI. Cette rencontre devait également porter sur les préparatifs de la 7ème édition de la TICAD prévue au Japon en 2019.
Cette réunion, à laquelle les pays invités au nombre de 53 Etats africains, en plus du pays hôte (Mozambique) , a été émaillée par de graves incidents forts regrettables et perturbée par la présence inopinée de représentants d’un pseudo Etat, dit ‘’rasd’’, non reconnu, ni par les organisations internationales, ni par l’Organisation des Nations Unies (ONU) ni par l’Union Européenne (UE) et encore moins par le Japon, co-parrain avec l’ONU d’un plan sans pareil de développement pour l’Afrique.

Le comportement cavalier, primitif et irresponsable des autorités mozambicaines ayant autorisé la présence de représentant de la ‘’rasd’’ , a eu pour conséquence de différer de près de 3h la cérémonie d’ouverture et a entraîné l’annulation de la réunion générale ainsi que des entretiens prévus entre les diverses délégations.
Mieux encore, le Ministre mozambicain des Affaires Etrangères, a introduit la délégation de la ‘’rasd’’ par une porte dérobée et leur a offert des sièges réservés au Mozambique.

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La délégation marocaine conduite par son ministre des affaires étrangères et la coopération Internationale, Monsieur Nasser Bourita , a protesté vivement contre la présence à cette réunion d’un représentant d’une entité fantoche , mais les autorités de Maputo ont ordonné à leurs forces de sécurité, y compris des éléments en tenue militaire, d’agresser des membres des délégations japonaise et marocaine, en violation totale avec la convention de Vienne et
avec les règles et les procédures régissant les conférences et les réunions multilatérales.

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Le ministre japonais des Affaires étrangères, Mr Taro Kono, a exprimé selon la presse Nipponne, ses regrets pour l’annulation de la réunion générale à laquelle l’entité, a-t-il affirmé, ‘’rasd’’ n’a pas été invitée par le gouvernement japonais à prendre part à la réunion du TICAD¹.

Mr Taro Kono qui, lors de son entretien le 25 août 2017 avec son homologue marocain Monsieur Nasser Bourita , a vivement condamné ces incidents et fait part de son grand étonnement concernant le fait que les autorités du Mozambique aient contourné les procédures d’accès pour faire introduire les membres non invités de la ‘’rasd’’ par une porte dérobée, tout en refusant l’accès à des délégations disposant de badges et dûment accréditées.
Il a affirmé que même des membres de l’ambassade du Japon ont été brutalisés.
Ainsi, le Mozambique, pays censé veiller à assurer l’ordre et faire respecter la volonté de l’Afrique et du partenaire japonais en marge de cette réunion de suivi, a failli à sa mission et ses engagements en :
 Entravant l’accès à la salle de conférence à la délégation marocaine
chapeautée par son ministre des Affaires étrangères, et une partie importante de la délégation Japonaise, alors que les accords onusiens encadrent l’immunité des représentants d’Etats lors des sommets à caractère multilatéral
 Bafouant l’immunité diplomatique d’un représentant d’un d’Etat souverain, en la personne de son ministre des Affaires étrangères et de la délégation l’accompagnant, est en flagrante contradiction avec le droit international et les convenances diplomatiques.
 Admettant au sein d’une conférence internationale un supposé état qui n’a
aucune légitimité de représentation internationale, et encore moins à cette réunion, et de surcroit n’a pas été convié à participer à cette manifestation par les autorités Nippones.
Cette attitude inédite scandaleuse et illégale du Mozambique, constitue une menace sérieuse pour les relations internationales de l’Afrique avec son environnement international et amènera certainement le Japon à revoir la possibilité de la tenue de futures réunions de sommets dans un quelconque pays africain, ce qui serait une grande perte pour l’Afrique.
Par son attitude , le Mozambique téléguidé par l’Algérie , en voulant à tout prix imposer la présence d’un représentants d’un supposé état sahraoui à une conférence internationale qu’il abrite et qui traite du développement de l’Afrique , a bafoué la légalité internationale et a donné une piètre image, d’une Afrique minée par les contradictions de certains de ses responsables, peu enclins au respect de la légalité internationale et l’immunité diplomatique
alors même que des engagements fermes tenus par les responsables de l’Union Africaine (UA) à leurs homologues Nippons au moment de la préparation de cette réunion de Maputo ne pouvait présager une telle attitude , ce qui terni l’image de notre continent .
Cet évènement de Maputo rappelle curieusement 3 autres évènements récents et similaires qui ont opposé diplomates marocains et algériens qui voulaient imposer la représentation de la ‘’rasd’’ à des rencontres internationales, ce qui a eu pour conséquence d’entraver le bon déroulement de ses conférences voir faire capoter ses rencontres internationales.
 Ainsi le 18 mai 2017, à Saint-Vincent et les Grenadines aux Caraïbes, alors que se rassemblaient les membres du Comité spécial des 24 sur la décolonisation, un diplomate algérien, numéro 3 dans l’ordre hiérarchique du ministère des affaires étrangères de son pays a violement agressé et a asséné un coup de poing à un diplomate marocain, qui occupe le poste d’adjoint de l’ambassadeur du Maroc à Sainte-Lucie. Le diplomate algérien n’avait pas accepté que les populations du Sahara soient représentées par des élus locaux à la réunion des Caraïbes. En effet, pour la première fois, huit pays se sont prononcés pour accorder aux élus de Laâyoune et Dakhla un siège dans ce comité et les entendre en leur qualité de représentants des populations du Sahara.
 Du 24 au 28 mars 2017, à Dakar , à l’occasion de la 10ème Réunion annuelle
conjointe de la Commission Economique pour l’Afrique de l’ONU et de la
Commission de l’Union africaine placée sous l’égide de l’UA qui s’est déroulée dans le cadre de la semaine du développement de l’Afrique 2017, sur le thème
‘’Croissance, inégalités et chômage’’ a connu le même sort : blocage et report suite à la présence d’une délégation de la ‘’rasd’’, obligeant au report de cette conférence.
 Le 23 Novembre 2016 à Malabo, en Guinée Equatoriale en marge du 4ème sommet Afrique Pays arabe, et en raison de la participation de représentants de la supposée ‘’rasd’’ au sommet des ministres des affaires étrangères; des délégations arabes ont quitté la salle de réunion, non contente par cette présence, ce qui a eu pour conséquence l’absence de nombreux chefs d’états de pays du Golf dont la présence était pourtant bien programmée, mais qui se sont abstenus à faire le déplacement à la dernière minute à Malabo. Ceci a engendré la diminution des engagements financiers des pays du Golf vers l’Afrique.
Ainsi à cause l’Algérie et ses acolytes qui veulent impérativement imposer des représentants de délégués de la ‘’rasd’’ dans des manifestations internationales, l’Algérie endosse la responsabilité de saper la tenue de tels rencontres destinées au développement de l’Afrique à travers des investissements importants dans notre continent.
Pou tout ses faits et considérations , l’Organisation Maroc Afrique, OMA, ONG africaine très attachée aux valeurs morales et principes éthiques devant régir les relations interafricaines , fervent défenseur du droit international et intérêts des citoyens africains , militant pour les causes et intérêts vitaux de l’Afrique ainsi que pour la sécurité et la paix dans notre continent,
1°) Dénonce fermement cette cabale qui tend à semer et maintenir les grains de la discorde entre pays africains et peuples africains, et à miner le développement et la croissance de tout un continent en prenant en otage son développement et en hypothéquant son avenir, par un soutien massif et des dépenses colossales et ahurissantes , depuis 1975, pour soutenir un groupe de séparatistes, au dépend de l’intérêt général de la population algérienne et de tout un continent. Triste attitude pour l’Algérie sœur et pour l’Afrique
2°) Appelle les pays africains épris de paix et de stabilité à contrecarrer le sabordage du développement de notre continent par le couple Algérie/ ‘’rasd’’ et leurs soutiens
3°) Demande aux forces vives de toute l’Afrique de combattre les fossoyeurs de la croissance africaine et de son développement, et les démolisseurs et destructeurs de notre continent de sa stabilité et son intégrité
4°) Invite les responsables de l’UA et de l’ONU à sursoir dorénavant à toute réunion internationale au Mozambique et demande à ces instances internationales de mettre à l’index ce pays et ses responsables qui ont donné une piètre image de notre continent en s’opposant à l’entrée d’un chef de délégation et ministre des affaires étrangères d’un pays souverain à une
réunion à laquelle il était convié ,
5°) Appelle les autorités japonaises et marocaines ainsi que tout autres pays lésés par ce comportement des autorités mozambicaines à porter plainte contre les responsables de ce pays , devant les instances internationales, ONU et UA et devant les juridictions internationales afin de lever l’affront fait à l’Afrique
6°) Appelle les pays africains réunis au sein de l’Union Africaine à se débarrasser sans tarder de cette entité de supposé ‘’état sahraoui ‘dit ‘’rasd ‘’ dont la présence fallacieuse en son sein continuera à miner l’institution africaine, provoquer la discorde et les dissensions entre les états, et bloquer par voie de conséquence le développement de notre continent. Nous
sommes convaincus que l’intérêt de l’Afrique doit primer sur toute autre considération.
7°) Loue la position des autorités japonaises, en la personne de son Ministre des affaires étrangères Mr Taro Kono, qui tout en affirmant que le Japon ne reconnait pas la prétendu ‘’rasd’’, a fustigé l’attitude des autorités mozambicaines qui ont posé un grave problème de sécurité lors de cette rencontre, et a solennellement condamné ses dérives.

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¹: TICAD: la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (Tokyo International Conference on African Development).

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