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Afrique / Gambie: Après avoir perdu ses proches, Yaya Jammeh est en train de perdre aussi ses biens mal acquis…

Après avoir perdu le pouvoir et s’être exilé, Yaya Jammeh serait en train de perdre aussi ses biens et ses proches.
Zeinab Soumah
Zeinab Soumah

Zeinab Sumah, que l’on appelait aussi « pilleuse d’or », « la diablesse » ou encore « la hustler » (la trompeuse), aurait officiellement demandé le divorce de son mari Yahya Jammeh, l’ex président gambien. Alors, celle-ci sera bientôt son ex femme.

Autres pertes de l’ex-président de la Gambie à part sa femme est que la justice du pays traque ses biens qui, selon elle, sont mal acquis. Elle a donc ordonné la saisie des biens de la famille Jammeh. On note 86 comptes bancaires et 131 autres biens immobiliers et entreprises saisis.

L’administration Trump a annoncé qu’elle avait saisi des propriétés aux Etats-Unis appartenant ou liées à l’ex-président exilé de la Gambie, Yahya Jammeh, qui fait l’objet d’enquête pour corruption et violations flagrantes des droits dans son propre pays.
L’information a été rendue publique par le département du Trésor qui annonce que “le président Donald Trump a émis mercredi, un ordre exécutif bloquant tous les avoirs basés aux Etats-Unis de 52 personnalités à travers le monde, reconnues pour leurs liens avec des faits de corruption à grande échelle et de graves violations des droits de l’Homme. Une liste dressée par le bureau de contrôle des avoirs étrangers et ciblant des présumés contrevenants”.

Cette liste dressée par le Bureau de contrôle des avoirs étrangers, cite M. Jammeh comme propriétaire de biens immeubles aux Etats-Unis dont un château à Potomac (Maryland) qu’il aurait achetée à 3,5 millions de dollars.

Washington précise qu’il agissait conformément à la loi Global Magnitsky sur la responsabilité en matière de droits de l’homme.

« Les actions d’aujourd’hui font progresser nos valeurs et favorisent la sécurité des Etats-Unis, de nos alliés et de nos partenaires. Nous devons montrer l’exemple et l’annonce de sanctions d’aujourd’hui démontre que les Etats-Unis continueront à rechercher des conséquences tangibles et significatives pour ceux qui commettent de graves violations des droits de l’homme et s’engagent dans la corruption”.

Jammeh vit actuellement en exil en Guinée équatoriale depuis qu’il a perdu le pouvoir dans une élection présidentielle le 1er décembre 2016. Il est accusé de violations flagrantes des droits de l’homme et aurait volé des centaines de millions de dollars de fonds publics avant de s’enfuir de Banjul en janvier dernier.

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Les entreprises liées à Jammeh qui figurent sur la liste sont Africada Airways, Africada Financial Services et Bureau de Change Ltd, Africada Insurance Company, Africada Micro-Finance Ltd et Atlantic Pelican Company.

Les liens que ces entreprises peuvent avoir avec les Etats-Unis ne sont pas clairs.

La liste rouge mentionne également l’ancien chef des services de renseignements (NIA) de Yahya Jammeh, Yankuba Badjie, actuellement détenu en Gambie et accusé d’avoir aidé et encouragé le meurtre d’un activiste de la réforme électorale en 2016.

Badjie avait dirigé la tristement célèbre National Intelligence Agency jusqu’en mars de cette année. Il a été limogé par le successeur de Jammeh, Adama Barrow, puis détenu après avoir été incriminé dans la mort de l’opposant Solo Sandeng.

Les agents de la NIA, rebaptisée State Intelligence Services (SIS), ont été accusés d’avoir torturé, tué et fait disparaître les opposants politiques de M. Jammeh.

La liste américaine arrive exactement une semaine après que le parlement gambien a adopté la Commission vérité, réconciliation et réparation pour enquêter sur les crimes de l’ère Jammeh.

Le mandat de la Commission de 11 membres est d’enquêter à travers les témoignages des victimes et des aveux des auteurs d’exécutions extrajudiciaires, de disparitions forcées, de viols et de tortures prétendument commis par des proches de l’ancien président.

Dans le but de promouvoir un climat de réconciliation, les auteurs d’abus et leurs victimes présumées seraient encouragés à faire des témoignages volontaires.

Avec, Apanews

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