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Affaire Khashoggi / Jim Acosta: Trump préserve l’alliance avec Ryad, Trump relativise l’implication du MBS. Jim Acosta, son badge d’accès était restitué

Donald Trump a déclaré mardi 20 novembre vouloir rester un “partenaire fiable” de l’Arabie saoudite, plutôt que de commenter le rôle éventuel du prince héritier Mohammed ben Salmane dans le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi. Jim Acosta, son badge d’accès était restitué.
Donald Trump est déterminé à maintenir ses relations actuelles avec le royaume wahhabite. Devant la presse le 20 novembre, le président américain a indiqué qu’il n’entendait pas annuler les contrats d’armements conclus avec l’Arabie saoudite, malgré les appels en ce sens de parlementaires démocrates et républicains, soulignant l’importance de Ryad dans la préservation des intérêts américains au Moyen-Orient et de la stabilité dans la région. Mettre fin aux contrats d’armements passés avec Ryad serait une démarche “stupide” qui aurait pour effet de profiter à la Russie et la Chine, concurrents des États-Unis sur ce marché, a-t-il expliqué.

Pour autant, Donald Trump a laissé entendre que le prince héritier saoudien Mohamed ben Salman (“MBS”) pourrait avoir été au courant du projet d’assassinat contre l’opposant Jamal Khashoggi, tué le mois dernier au consulat saoudien d’Istanbul.

“Il se pourrait très bien que le prince héritier ait été au courant de cet événement tragique – peut-être est-ce le cas, peut-être pas !”, déclare t-il dans un communiqué diffusé par la Maison blanche.

Or, cette déclaration est en contradiction avec les conclusions de la CIA selon lesquelles MBS a ordonné le meurtre de Jamal Khashoggi, qui vivait en exil aux Etats-Unis et écrivait régulièrement dans le Washington Post des tribunes très critiques envers le prince héritier saoudien.
Donald Trump avait deux options : accuser le prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane ou le couvrir. Il a choisi mardi de défendre la relation “inébranlable” entre Washington et Riyad, expliquant que la CIA n’avait “rien trouvé d’absolument certain”. Ces derniers jours, plusieurs médias américains, dont le Washington Post, écrivaient pourtant que les renseignements américains mettaient en cause “MBS” dans l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi au consulat saoudien à Istanbul. Mais Donald Trump n’a pas tranché la question cruciale des commanditaires.
Il se pourrait très bien que le prince héritier ait eu connaissance de cet évènement tragique – peut-être, peut-être pas!“, a-t-il dit dans un communiqué. “Nous ne connaîtrons peut-être jamais tous les faits entourant le meurtre de Jamal Khashoggi“, un “crime épouvantable que notre pays ne pardonne pas“, a-t-il ajouté. Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a pour sa part affirmé que les commanditaires devaient “rendre des comptes”. “C’est notre objectif“, même s’il reste “des questions sans réponse“, a-t-il relevé, en visite à Washington.
Colère au Congrès
Les propos de Donald Trump ont choqué, jusque dans les rangs républicains. Bob Corker, président de la puissante commission des Affaires étrangères du Sénat, a qualifié la Maison-Blanche d'”agence de relations publiques” pour le prince héritier saoudien. “C’est l’Arabie saoudite d’abord, pas l’Amérique d’abord”, a raillé son collègue Rand Paul. Washington a imposé la semaine dernière des sanctions financières contre 17 des exécutants, mais de nombreux parlementaires demandent à l’administration d’aller plus loin et pourraient engager eux-mêmes des procédures pour prendre des sanctions plus sévères, ou stopper les ventes d’armes à Riyad.

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Je prendrai en compte toutes les idées qui me seront soumises, mais seulement si elles ne sont pas en contradiction avec la sécurité et la sûreté absolue de l’Amérique“, a affirmé Donald Trump dans son communiqué, alors que les démocrates contrôleront la Chambre des représentants à partir de janvier.

La Maison Blanche a fixé de nouvelles règles pour le déroulement des conférences de presse, en imposant notamment une seule question par journaliste à Donald Trump.

La Maison Blanche a définitivement rendu, lundi 19 novembre, son accréditation au journaliste de CNN Jim Acosta, mis au ban après un échange tendu avec Donald Trump. « Nous avons notifié à Jim Acosta et CNN que son badge d’accès était restitué, et nous lui avons notifié certaines règles qui s’appliqueront à présent lors des conférences de presse », a déclaré la porte-parole Sarah Sanders.

Avec , AFP

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