Afrique / Algérie: Une nouvelle vague d’assassinats de guinéens…

5

ALGER- Les ressortissants guinéens vivants en Algérie traversent de durs moments ! Une autre forme d’assassinat des étrangers originaires des pays situés au sud du Sahara est apparue en Algérie.

Plusieurs guinéens ont été tués ces derniers temps par des conducteurs d’engins roulant à Alger et dans d’autres villes où se trouvent de nombreux migrants. Selon nos informations, 5 guinéens ont été percutés par des véhicules conduits par des algériens. L’un d’entre eux a trouvé la mort depuis le mois d’avril dernier après un séjour en réanimation dans un hôpital de la capitale algérienne.

Lire aussi:⇒ Afrique / Algérie: Une campagne raciste qui prend de l’ampleur «Pas d’africains en Algérie»

« Maintenant la forme d’attaque la plus répandue contre les noirs c’est de les percuter par des voitures conduites par des citoyens du pays. Les autorités d’ici ne réagissent pas. Au moins 5 guinéens ont été victimes. Au mois d’Avril un jeune guinéen a été percuté, il a trouvé la mort. Pendant ce mois de ramadan, vers le 15 juin, trois autres ont été fauchés par des véhicules, ils ont tous eu des blessures et des fractures graves », a confié à notre rédaction un ressortissant guinéen vivant en Algérie.

Ils sont des milliers de guinéens à être bloqués en Algérie. Voulant rejoindre les côtes européennes, ces candidats à l’immigration clandestine se retrouvent abandonnés à eux-mêmes.

« Actuellement, il y a deux corps de guinéens qui se trouvent dans deux morgues depuis bientôt 4 mois. Certaines victimes de ces accidents se trouvent à l’hôpital de Zimirly, les autres à Douera, dans la capitale algérienne », soutient notre interlocuteur qui par peur de représailles a voulu garder l’anonymat.

A en croire une source proche des autorités algériennes, un recensement de tous les noirs originaires du sud du Sahara devrait débuter dans les prochains jours. La communauté guinéenne craint un rapatriement massif, comme c’est souvent le cas après les recensements.

Les autorités algériennes, pour masquer la triste réalité des étrangers noirs présents sur son sol, font diffuser en boucle des séries de reportages dans lesquels des migrants témoignent de leurs bonnes conditions de vie.

L’inhumation d’un étranger en Algérie doit être précédée d’une demande formulée par l’ambassade du pays dont est originaire le défunt.

A rappeler que le consul de Guinée à Alger, Michel Oyé Sakouvogui a été muté en Malaisie. Son remplaçant n’est pas encore arrivé.

Toutes nos tentatives pour joindre les autorités algériennes sont restées sans succès pour le moment.


Avec, Source

 

Laisser un commentaire