Italie: Prostitution sur mineur, des filles âgées de 12 à 13 ans offrent leurs corps contre des relations sexuelles tarifées

Des filles âgées de 12 à 13 ans offrent leurs corps contre des relations sexuelles tarifées en Italie. A l’école ou sur Internet, cette génération de jeunes filles désabusées sont synonyme d’une société italienne à la dérive.

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Elles échangent leur corps contre de l’argent ou des recharges téléphoniques.

Le syndrome Ruby envahie l’Italie depuis plusieurs mois et cela inquiète de plus en plus le professionnel médical spécialisé pour les adolescents.

Luca Bernado, le directeur du département adolescent d’un l’hôpital de Milan reçoit des jeunes fillesdéboussolées chaque jours.

Dépressives, anorexiques ou alcooliques, elles se confient à lui. Dans les écoles, des listes de baby prostituées ne cessent de circuler. Toutes les précisons y sont indiquées : nom, prénom, tarif, prestations fournies (plan à 3, sodomie, fellation etc).

Ces adolescentes sont présentes sur tous les terrains : internet, école, chez les particuliers, et même en boite de nuit

A Rome, une discothèque ouverte aux mineurs en journée vient de fermer ses portes. Ces dernières se transforment en véritable star du laps dance, et plus. « Elles agissent par ennui et n’ont qu’un objectif, celui de devenir un objet de désir. » témoigne Luca Bernado.

Pour la journaliste Marida Lombaro, spécialisée sur le sujet, « ces filles sont l’incarnation d’un message du système politique et médiatique qu’elles ont absorbés étant enfants. Si tu te comporte comme Noémi ou Ruby, on parlera de toi… ».

Le phénomène Ruby a donc marqué la société Italienne. Celle-ci était la chouchoute de Silvio Berlusconiqui lui vaut aujourd’hui une place devant la justice pour prostitution sur mineur. Quant à elle, Noémi avait tellement fait tourner la tête de Berlusconi que celui-ci avait divorcé en 2009. L’association de lutte contre la prostitution infantile (ECPAT) témoigne qu’en Italie « il est devenu normal d’utiliser son corps pour obtenir quelque chose ».

Avec ses 30 % de chômage chez les jeunes, l’Italie entretient des générations et des générations d’adolescent désabusés, sans aucun espoir concernent l’avenir. De plus, pour certains parents, « réussite rime avec show-biz, et tout ce qui touche le corps devient une obsession. Résultat, ils encouragent leur enfants » affirme une militante de l’association, lamentée.

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La prostitution interdite dans la rue
Le conseil des ministres italien a approuvé jeudi un projet de loi interdisant la prostitution dans les lieux publics, parcs et rues, et qui vise aussi bien les clients que les « travailleurs du sexe ». Le projet propose de sanctionner de 5 à 15 jours de prison et de 200 à 13.000 euros d’amende « toute personne exerçant la prostitution ou en profitant (les clients, ndlr) dans des lieux publics ».

La future loi a pour but de donner « un coup très dur au marché » de la prostitution, qui donne lieu à une « traite des femmes » et à des phénomènes « d’esclavage », a déclaré Mara Carfagna, la ministre pour la Parité, lors d’une conférence de presse à l’issue du conseil des ministres. Le projet de loi ne rend pas cependant la prostitution illégale car elle continue à ne pas être considérée comme un délit si elle s’exerce dans les lieux privés.

Un souhait de l’aile droite du gouvernement

Les « travailleurs du sexe » âgés de moins de 18 ans n’ayant pas la nationalité italienne pourront être renvoyés dans leur pays d’origine dans le cadre d’un amendement à un autre projet de loi sur la sécurité, actuellement examiné par le Parlement italien.

Ce durcissement de la lutte contre la prostitution était fortement voulu par l’aile droite du gouvernement de Silvio Berlusconi. En juin, le ministre de l’Intérieur Roberto Maroni, membre du parti populiste et anti-immigration de la Ligue du nord, s’était prononcé pour la création de « quartiers chauds » où la prostitution serait tolérée pour mieux contrôler ce phénomène, une proposition qui avait suscité de nombreuses réactions, notamment au sein de la majorité.
Selon les estimations des associations, de 50.000 à 70.000 personnes – dont le tiers seraient des étrangers – se prostituent en Italie. 65% de ces « travailleurs du sexe » exercent dans la rue et 20% seraient mineurs.

En Italie, un habitant sur sept vit dans une «pauvreté relative» et un habitant sur vingt dans des conditions de «pauvreté absolue», définie par l’incapacité d’acquérir les biens et les services nécessaires pour atteindre un niveau de vie considéré comme le minimum acceptable.

Chez les enfants, le risque de pauvreté est l’un des plus élevés de l’Union Européenne. En effet, environ 25 % des enfants sont menacés de pauvreté, contre 20 % en moyenne dans l’UE. Le nombre d’enfants par foyer a un impact considérable puisqu’un enfant unique a un risque de pauvreté de 7 %, alors que, pour un enfant avec des frères et sœurs, le risque s’élève à 30%.

En Italie, le risque d’être pauvre pour un enfant serait multiplié par 1,5 en comparaison avec la France. Il y a un donc un besoin réel d’améliorer la politique économique et sociale afin de donner la possibilité aux enfants d’avoir un accès équitable à leurs droits fondamentaux….Lire:⇒ La suite

 

Une fois arrivés en Italie, les enfants réfugiés en provenance d’Egypte sont victimes de violences et du trafic d’êtres humains, a déclaré le ministre égyptien de l’Immigration Nabila Makram suite à un nouvel incident impliquant des migrants, survenu au début de cette semaine.

Mardi dernier, des garde-côtes italiens ont intercepté une embarcation de migrants à bord de laquelle se trouvaient au moins 560 enfants âgés de moins de 11 ans, écrit le quotidien italien⇒ La Stampa…..Lire: ⇒ La suite

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