Afrique / Les Présidents Africains entre le Non au Fcfa et le Oui à une monnaie Africaine

C’est une nouvelle qui devrait ravir les activistes qui luttent pour la fin du Franc Cfa, cette monnaie utilisée par un bon nombre de pays africains.

Il y a d’abord eu de nombreuses manifestations initiées par des activistes dont Kemi Seba et auxquelles ont participé un certain nombre d’acteurs politiques, économiques et même des personnalités médiatiques comme Claudy Siar.

Il y a quelques mois, le president Idriss Déby manifestait son accord pour un changement du Franc CFA. Mais désormais, il a un nouvel allié : le président du Burkina Faso s’est aussi exprimé en faveur du changement selon des propos rapportés par l’agence d’information du Burkina :

C’est un gros défi lancé aux présidents de réfléchir pour qu’ensemble nous puissions avoir une monnaie. Cela nous permettra de réaffirmer notre indépendance, d’avoir une politique monétaire propre à nous et non pas attelée à une autre monnaie telle que l’Euro” a lancé le président Burkinabè lors d’un forum au Maroc.

Pour rappel, le Franc Cfa est critiqué parce qu’il est fabriqué et géré en partie par la France, ce qui, pour les activistes et économistes ne garantit pas une liberté financière pour les pays concernés.

Toutefois, le président Kabore affirme qu’il ne sait si cela pourra se faire dans les délais prévus par la CEDEAO.

Cependant le Président béninois Patrice Talon a rejoint  son homologue ivoirien . Les deux Présidents saluent la stabilité de la monnaie et s’opposent à toute suppression contrairement aux présidents tchadien et burkinabè.

En marge du sommet extraordinaire des dirigeants de l’UEMOA (Union économique et Monétaire Ouest Africaine) du lundi 10 avril à Abidjan, le Président ivoirien Alassane Dramane Ouattara a réagi à la récente campagne dirigée contre le Franc CFA. Pour l’économiste et ancien Directeur général adjoint du FMI, le Franc CFA serait « une monnaie saine [qui serait] entre de bonnes mains ». Pour soutenir son propos, Ouattara a évoqué ce qu’il estime la bonne situation de l’espace économique que constitue la zone UEMOA.
« Notre constat est que le CFA se porte bien et la preuve est qu’il dispose de 5 mois d’impression de réserve alors que la norme est de 3 mois » a déclaré  Alassane Dramane Ouattara, pointant du doigt que le taux de croissance des pays de la zone UEMOA serait quatre fois supérieur à celui du reste de l’Afrique Subsaharienne et dénonçant « toutes les informations fallacieuses qui circulent sur la solidité et la pérennité de notre monnaie ».

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« La parité fixe du FCFA avec l’Euro est un gage de la bonne santé de l’économie », affirme le Président béninois Patrice Talon.

Sur RFI, le président béninois Patrice Talon n’a pas pu échapper à la question sur le Franc CFA. En effet, alors que plusieurs économistes et activistes luttent actuellement pour la suppression de cette monnaie, plusieurs présidents se sont exprimés sur le sujet. Après le président Tchadien, Idriss Déby, le président burkinabè, Roch Kaboré , et le président ivoirien Alassane Ouattara, ce fut au tour du président béninois de s’exprimer sur le sujet.

« La parité fixe du FCFA avec l’Euro est un gage de la bonne santé de l’économie », affirme Patrice Talon. Le président, à l’opposé de certains dirigeants africains, trouve que baisser le niveau du FCFA par rapport à l’Euro va générer des conséquences économiques énormes. La stabilité du FCFA présente beaucoup d’avantages selon lui. Sa dévaluation n’est donc pas une option à envisager encore moins sa suppression. La solution à la récession en Afrique est de « faire des efforts internes pour créer de la valeur ajoutée et non le changement de parité »

Une déclaration qui rejoint donc celle de son homologue ivoirien, mais à l’antipode de celle des présidents tchadien et burkinabè.

Pour rappel, il y a quelques jours, des activistes béninois s’élevaient contre le Franc CFA affirmant qu’ils ne voulaient plus de la France dans le conseil d’administration des banques centrales africaines….⇒ La suite

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