UE: Adieu le Royaume-Uni !

Le renoncement à l’Union européenne acquise par référendum.
UE Adieu le Royaume-Uni !
UE Adieu le Royaume-Uni !
Selon les résultats définitifs, ils ont voté à 51,9 % en faveur de la sortie.
Voici le détail du vote :
  • La participation au scrutin a été forte, avec un taux de participation à 72,2 % ;
  • Irlande du Nord : 55,8 % en faveur du maintien ;
  • Ecosse : 62 % en faveur du maintien ;
  • Pays de Galles : 52,5 % en faveur de la sortie ;
  • Angleterre : 53,4 % pour la sortie.
Comme attendu, ces résultats ont eu des conséquences au Royaume-Uni et au-delà :

Les conséquences du vote ne sont pas immédiates pour la plupart. Il faut désormais que cette sortie de l’Union européenne se mette en place dans les actes, ce qui prendra du temps. Tant que le Royaume-Uni est dans l’Union européenne, les règles concernant la libre circulation des personnes restent inchangées. N’étant pas un pays de la zone Schengen, il faudra toujours un document d’identité prouvant son appartenance à un pays de l’Union européenne pour voyager outre-Manche et pour y travailler.

Les choses se corseront à partir du moment où le « Brexit » sera effectif. Selon les modalités négociées entre le Royaume-Uni et les pays membres de l’UE, il se peut qu’il faille un visa pour se rendre outre-Manche. Si le Royaume-Uni arrive à négocier un accord lui permettant de rester au sein du marché unique, il est très probable que la libre circulation des personnes soit acquise. Mais le gouvernement britannique pourrait aussi imposer des restrictions liées au permis de travail. La réciprocité s’appliquant, les Britanniques auraient besoin d’un visa pour travailler dans un pays de l’Union européenne.

Les étudiants britanniques risquent de dépendre d’un accord futur afin de pouvoir continuer à bénéficier d’Erasmus, le programme européen permettant d’étudier un an à l’étranger. Les étudiants européens, eux, qui bénéficiaient jusqu’ici de frais de scolarité réduits dans les écoles et universités britanniques risquent de devoir payer plus cher.

Le FN n’est-il pas en train de prendre d’énormes risques en citant le « Brexit » en exemple, avant même d’en voir les conséquences ?

La question s’était déjà posée au moment d’un possible « Grexit » (sortie de la Grèce de l’euro), il y a un an : cette sortie représente-t-elle un saut dans l’inconnu qui risque de décrédibiliser le projet du FN ? Au fil des semaines, les dirigeants du parti avaient plaidé pour une sortie concertée et maîtrisée, car personne ne connaît vraiment les conséquences d’une telle décision. Le « Brexit » représente le test grandeur nature que le FN attendait pour valider ou non son projet (sortie de l’Union européenne, et a fortiori de l’euro).

Marine Le Pen a dit, vendredi matin, qu’il ne fallait pas être impressionné par « l’hystérie des marchés ». Florian Philippot s’est déjà avancé à dire qu’il était « possible » de faire un référendum sur l’UE sans que ce soit« l’apocalypse ».

Attendons de voir dans les prochaines semaines, la vérité est que tout le monde avance à tâtons. En tout cas, les propos réitérés de Florian Philippot sur le fait que la France ne serait plus dans l’euro au bout de six mois après une éventuelle victoire de Marine Le Pen en 2017 sont assez mal vécus au sein du parti, où l’on estime que cette prédiction est peu crédible.

 

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