Algérie, la guerre de succession à Bouteflika maquillée en revendications oesophagiques


Algérie, guerre de succession à Bouteflika maquillée en revendications oesophagiques de la part des policiers qui exigent une part plus consistante de la rente
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Le plan de succession de Abdelghani Hamel à Bouteflika se précise Rédaction du journal électronique Relais Médias 15 octobre 2014, 0 h 07 min Pas de commentaire 82 Alger, chadli, Ghardaïa, Le plan de succession de Abdelghani Hamel pour Bouteflika se précise, manifestation hamel, octobre 88, policiers

Nous étions exactement en mai 2013. Une personne hautement placée dans la hiérarchie du pouvoir en Algérie reçoit une information importante. Il était très absorbé par cette nouvelle. Quelques temps après il nous avoue la nouvelle : « C’est fait. On a tranché sur le successeur de Bouteflika. C’est Abdelghani Hamel qui sera le prochain Président de la république ! ».

« Mais cet homme sort de nulle part. Un Président de la république est une mission sérieuse et importante ».

« Non Hamel est un homme compétent qui avait suivi des formation même aux USA…. »

Le lendemain après une autre discussion plus rapprochée, il nous livre dans un état d’esprit emporté par la passion son vrai point de vue. « Non jamais ! on ne va pas confier le destin de l’Algérie à des gamins. Et pourtant je suis de l’Ouest et je m’oppose à ce choix. Barakat ! »

18 mois plus tard cette donne refait surface. Plusieurs titre de presse l’indiquent.

Ce sont les manifestations inédites des policiers à Alger et à Ghardaia qui nous éclairent plus sur ce plan de succession.

Hamel a succédé à Ali Tounsi à la tête de la DGSN. Mais , pour beaucoup d’observateurs, ce poste n’est qu’une base arrière qu’il utilise pour accéder à la présidence avec le soutien de Bouteflika et du chef d’Etat major de l’armée, tous issue d’une même région.

Pourquoi les policiers protestataires demandent le départ de Hamel ?

C’est claire et c’est vérifié. Les policiers qui se manifestent actuellement à Ghardaia et à Alger, demandent le départ de Hamel. Mais si les revendications sont d’ordre socio professionnelles, pourquoi de simples policiers demandent le départ du premier responsable de toute l’institution de la police en Algérie ?

La revendication semble disproportionnée par rapport aux problèmes dont souffrent ces policiers.

Selon des observateurs, cette agitation exprime de luttes sérieuses au sommet de l’Etat pour la succession à Bouteflika. Plusieurs signes l’indiquent, notamment ce plan qui consiste à écarter de la vie politique le tout puissant département de sécurité en Algérie qui est le DRS.

Cela nous rappelle l’épisode d’octobre 1988, où le président Chadli avait tenté d’écarter et d’affaiblir la sécurité militaire (S.M). Cette manœuvre à donner naissance aux événements d’octobre qui ont fait basculer le pays vers une mutation profonde.

Evidemment il est difficile de croire que la révolte d’octobre 1988 était l’œuvre des jeunes de Bab El Oued et des autres quartiers d’Alger. Comme il est difficile à croire que cette manifestation inédite de policiers soit juste une simple protestation pour demander l’amélioration des conditions de travail et de surcroit crier « Hamel dégage » !

Mourad Hammami
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Photo : Après avoir été rejoint par un groupe d’une quarantaine d’autres policiers, près du port d’Alger vers 15 heures, un autre groupe de dizaines d’autres policiers, accueilli par des applaudissements, est venu grossir le rang des contestataires près du palais du gouvernement. Il a été suivi d’une centaine d’autres policiers, quinze minutes plus tard.Plus tôt, à leur arrivée au Palais du gouvernement, les policiers ont chanté l’Hymne national puis réclamé la présence du premier Ministre ou celle du ministre de l’intérieur mais en vain. Le wali d’Alger, Abdelkader Zoukh, a tenté de discuter avec eux, les policiers lui ont silencieusement tourné le dos

AlgeriaSon

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