Cameroun/ incarcérés motif d’immigration clandestine!!!

Incarcérés dans les geôles de la prison centrale de Bafoussam depuis 3 mois, ces jeunes débrouillards sont constitués de 29 burkinabés, de 4 nigériens, de 3 sénégalais et de 2 guinéens.

Ces hommes dont la moyenne d’âge serait de 25 ans, encourent dit on dans les milieux judiciaires une peine d’emprisonnement de deux ans. Le 28 Août 2014, ils jugeront de dire la vérité et rien que la vérité devant la barre des tribunaux de Bafoussam.

Mowha Franklin défenseur des droits humains aussi incarcéré dans cette même prison, nous a tout de même rassuré que ces détenus sont bien entretenus au même titre que les camerounais, « mais ils sont abandonnés à eux-mêmes car loin de leurs familles », a-t-il nuancé.

Le régisseur de la prison Monsieur Soné Ngollé Bomé joint par téléphone, reconnait cette présence dans sa prison. Mais il réclame plus le motif d’immigration clandestine et non de prétendus Boko Haram.

Il en appelle d’ailleurs à plus de bon sens dans le traitement journalistique surtout quand il s’agit de la secte islamique dont le simple fait d’évoquer leur nom, fait paniquer les populations. « Il faut éviter toute confusion ou amalgame. Les situations d’immigration clandestine sont stigmatisées par tous les pays du monde. Le Cameroun est bien organisé dans ce domaine.

Quant à parler de présumés Boko Haram, c’est une désinformation. Nous sommes là pour garder les détenus dans les meilleures conditions possibles et non nous substituer à d’autres compétences », a-t-il rappelé.

Selon les témoignages des prisonniers, un sérieux travail d’apostolat se trame dans cette institution pénitentiaire. « Depuis plus de 4 jours, les dernières pistes de trafic de drogues ont été définitivement fermées aux détenus. Nous disons mention honorable au régisseur ! », soutenait Mowha Franklin, défenseur des droits humains incarcéré lui aussi sans motif fondé depuis le 06 décembre 2013.

Accorder du crédit aux hommes en tenue pour une fois, est une preuve que l’exemple viendrait peut-être de Bafoussam. « Nous allons continuer dans cette dynamique. Remplir loyalement les missions à nous confiées devrait tous nous interpeller avant tout », Monsieur Soné Ngollé a renchérit.

 

africa24

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