Eric Dupuy: Le pouvoir veut diviser l’opposition pour mieux régner

 

Eric Dupuy, le Secrétaire national à la Communication de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) a démenti mercredi, tout problème entre ce parti et la coalition Arc-en-ciel concernant le partage des 5 sièges de l’opposition parlementaire au sein de la Commission Nationale Indépendante (CENI).

Invité de radio Victoire FM, Eric Dupuy a indiqué que c’est le président de l’Assemblée nationale qui a créé la confusion en adressant respectivement au groupe parlementaire ANC-ADDI, à la coalition Arc-en-ciel, à Djimon Oré et à la représentante de Sursaut National, un même courrier, les invitant chacun à présenter 5 noms en vue du vote des représentants l’opposition à la CENI.
« Pourquoi on envoie un courrier à chaque composante de l’Assemblée et le même courrier à un groupe parlementaire ? Si on devrait s’adresser aux groupes parlementaires, c’est ANC-ADDI et UNIR qui recevront cette lettre. Il aurait été normal et convenant que ce courrier soit adressé également à l’ANC pour qu’elle présente 5 candidats, la même lettre à ADDI, séparément », a indiqué Eric Dupuy.
Ainsi, sur la base de ce courrier, le groupe parlementaire ANC-ADDI a envoyé 5 noms pour le vote des représentants à la CENI. Du côté de la Coalition Arc-en-ciel, on refuse de présenter les noms si la note de l’opposition parlementaire n’est pas clarifiée notamment par rapport à la situation de l’UFC.
Sur le sujet de l’UFC, le responsable de l’ANC estime que l’UFC ne peut pas songer faire encore partie de l’opposition parce qu’elle est au gouvernement.
« On ne peut pas avoir signé un contrat, un protocole, un accord de gouvernement avec le pouvoir en place, siéger en tant que ministres et voter en même temps que la majorité parlementaire, soutenir l’action du gouvernement et se dire en même temps de l’opposition. C’est une incongruité qu’on ne peut trouver qu’au Togo », a-t-il dit.
M. Dupuy a de nouveau accusé le pouvoir en place de diviser l’opposition « à travers certaines personnes grassement payées pour intoxiquer les populations », pour mieux régner.

 

Pendant ce temps, l’ancienne CENI continue de mener ses activités et on annonce que les préparatifs sont avancés pour le lancer de l’opération de révision des listes électorales. Le Togo organise en mars 2015, l’élecion présidentielle à la fin du mandat en cours de Faure Gnassingbé. Les réformes pour garantir des élections justes, équitables et crédibles ont été rejettés le 30 juin dernier par les députés de la majorité au pouvoir.

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